EXISTE-T-IL DES JOURS CRITIQUES
Je ne puis m'étendre beaucoup sur la seconde question qui nous est soumise. Pour éviter toute Jongueur à cet égard, je vais rappeler les principales circonstances qui, dans les observations rapporiées, ont trait à l'existence des jours critiques. Cette manitre de procéder, plus simple, plus claire, et surtout plus courte que toute autre, offre en outre l'inappréciable avantage de résoudre sur-le:champ une proposition douteuse, et de fixer le choix entre deux opinions contraires et également incertaines. Or, dans la première observation, ‘on voit les premiers signes d'affection se manifester au quatrième jour, à partir de celui où la suppression de la diaphorèse, cause probable de la fièvre survenue, avait eu lieu; puis l'apparition d’ün exanthème en quelque sorte critique, après quatorze jours de durée de l’état fébrile; ét enfin le retour dé la diaphorèse &u vingtième jour de la ma- Jadie. | |
La troisième observation est celle d’un jeunetailleur affecté d’une fièvre intermitténte quotidienne , ‘qui, ‘au séplième ‘accès ‘a présenté un redoublement non équivoque; puis-une rechute complète le jour même où aurait eu lieu le vingt-unième si un traitément'efficacé n'eût borné lés progrès du mal long-témps auparavant ; ‘ét en troisième lieu, la circonstance d’une transpiralion abondante survenue le vingt-huitième Jour. | :
Dans le quatrième fait, le prémier accès fébrile 8e montra le quutrieme jour aprés la suppression incomplète des règles de la jeune Descombière ; quatorze accès semblables conduisirent la malade ‘jusqu’au dir-septième ; maïs ce jour-là des sueurs ‘spontanées'et copieuses apparurent pour se terminér au vingt-unième. Quant au cinquième fait, qui ést celui de la dame Duboïis-Tupinière, on à pa ’rémiarquér que la fièvre ardente à laquelle elle a été en proie ‘s’est terminée /e quatrième jour de son existence par un large phlegmon de toute’la jambe ; et que, pendant dix années consécutives, des diarrhées, revenant assez
Fos
régulièrement toutes les deux ou toutes les trois semaines, pour me servir de ses propres paroles, procuraient toujours un soulagement qui, bien que peu durable, n'en était pas moins réel,
On se souvient encore, sans doute, que dans la sixième observation les douleurs de tête vives, et parfois cruelles, pendant les six premiers jours, ont définitivement commencé à disparaître Le septième; et que le nombre d'accès de fièvre nerveuse qu'a présentés le jeune Sillard {sujet de la 7°. observ.) ne s’est pas élevé au-delà de onze.
J'arrive maintenant à l'observation dont je suis moi-même l'objet { voyez 8°. observ. ) : pendant tout le premier septénaire , l'état fébrile n'a présenté ni augmentation ni diminution appréciables ; pendant le second, Vexagération de tous les symptômes a étésévidente; leur diminution n'a pas été moins sensible pendant le troisieme; enfin, de vingt-unième jour, commencement du quatrième seplénaire, une sursécrétion salivaire s'est mauifestée ; c'est de cette songe qu'a daté ma convalescence.
La neuvième SR est celle d'une femme atteinte d’une fièvre tierce. On se rappelle que le quatrième accès, qui tombait au septième jour, a complètement manqué ; mais qu'il a été remplacé par une supersécrétion hépatique, laquelle ne s'est terminée que le quatorzième jour de la maladie, c’est-à-dire le jour même auquel aurait eu lieu le septième accès , si la fièvre eût continué.
I ne mereste plus qu'un seul fait dans lequel je puisse reacontrer encore quelques circonstances de nature à jeter quelque jour sur la question qui nous occupe : c'est celui de Thérèse Deschamps. (Voy. 15°. observ. ) On sait, en effet, que chez cette jeune file, l’'hémorrhagie crilique qui s'est faite à la surface de la muqueus: gastrique et de la portion de membrane cutanée qui tapisse le conduit auditif externe, a eu lieu {le septième jour de la maladie. |
Si l’on a pris garde aux circonstances qui ont précédé, accompagné ï ou suivi les époques que j'ai cru devoir souligner dans le tableau analytique qu'on vient de lire, il n’a pas été difficile de s'apercevoir que par jours critiques on n'entend pas uniquement ceux pendant lesquels
(52) apparaisseut d’une manière régulière et fixe les crises telles que je les ai définies ; en général, à tort ou à raison, on donne à ces mots une acception beaucoup plus étendue que je ne l'ai fait moi-même. Les jours critiques donc sont, au sens de plusieurs, tous ceux pendant lesquels il survient quelque changement organique important à l’occasion d’une maladie, quelle que soit d’ailleurs sa nature : ainsi une cause morbide ayant agi sur l'organisme, y produit ses effets naturels, et une affection se déclare & une époque déterminée ; bientôt cette affection, poursuivant son cours ordinaire, augmente d'intensité , après une période de temps que l’on peut estimer d'avance , diminue après une autre également facile à calculer, subit toute espèce de modifications à jour fixe ; et enfin arrivée au terme, voit apparaître à heure précise, si l'on peut ainsi s’exprimer, un produit sécrétoire anormal, lequel ayant dans la plupart des cas une marche régulière, doit finir après-une durée aisément calculable:; en d’autres termes, l'é-. poque à laquelle se montrent les premiers phénomènes de la maladie celle à laquelle ces phénomènes augmentent , celle à laquelle ils diminucnt, l’époque à laquelle surviennent certaines modifications variables pour chaque genre d’état pathologique, celle à laquelle apparaît la sécrétion critique, et celle à laquelle cette sécrétion se termine : voilà pour eux tout autant de jours critiques, s'il est vrai que ces jours soient constamment à peu près les mêmes. Or, considérés de la sorte, il est aisé de voir par tout ce qui précède, qu'à compter du jour où la cause perturbatrice a pu porter son action sur l’économie humaine, ceux que l'on peut appeler du nom de jours critiques sont précisément les quatrième, septième, onzième, quatorzième, dix-septième, vingt-unième, vingt-huitième, etc... Qu'’ainsi la loi des septenaires et demi-septénaires , loi depuis si long-temps connue, est en tout point applicable à la marche régulière des maladies. Avant de terminer, je crois devoir faire observer à ceux qui sont mes juges que , soit quel'on comprenneles jours critiques commeon les a conçus jusqu’à présent, soit quel'on donne à cesmotsuneacception plusrestreinte, enles faisant synonymes de jours auxquels se montrent les crises, il ne m'en est
(55 ) pas moins permis dans tous les cas de conclure qu’ils existent, et de répondré aflirmativement à la seconde question proposée par la Faculté.
3° Y A-T-IL DES CONDITIONS ORGANIQUES SANS LESQUELLES L'ÉTAT DE CRISE NE PEUT ÊTRE ?
Toute action organique est soumise à des conditions, tantôt simples, tantôt complexes, sans lesquelles elle demeure à tout jamais impossible. Établies pour débarrasser l'économie humaine d’un principe à la fois matériel et nuisible, du moins dans la majorité des cas, les sécrétions critiques, véritables fonctions de circonstance, ne devaient point échapper à cette loi commune. Or , tout en dirigeant mes recherches vers le but spécial qu'avait déterminé la faculté elle-même, en posant d’une manière tte les limites du problème dont elle nous demandait la solution, je n'ai jamais pu me persuader que recueillir et produire dans chaque fait les circonstances principales qui ont trait à la question dont je m'occupe , püt m'’éloigner complètement de ses vues. Voici donc ce que j'ai cru remarquer dans le cours de mes recherches. La première condition, sans laquelle aucune sécrétion critique ne peut apparaître , est une condition de saturation organique par la maladie, si l'on peut ainsi parler. Il faut qu'il y ait maturation de cette dernière, ou coction, pour me servir d’une expression fréquemment employée par nos pères. Rien assurément ne paraîtra plus risible qu’un tel mot dans la bouche d’un élève de cette école. Voyons pourtant jusqu’à quel point il y a simplicité à s’en servir. On me permettra d'abord de faire chbserver que, dans la presque totalité des cas, les maladies qui se terminent incontestablement par des flux critiques reconnaissent toutes ou presque toutes pour cause de leur existencé : 1° la suppression de l’une ou de plusieurs des fonctions sécrétoires de l'organisme ; 2° la simple diminution de l’une ou de plusieurs de ces mêmes fonctions; 3° la résorption trop considérable de l’un des liquides organiques, après qu’il a été sécreté, soit
(54) qu'il ait été altéré dans sa nature, soit qu'il ait présenté la même composition élémentaire ; 4° l'introduction volontaire ou accidentelle d’une substance étrangère et nuisible. Or, pense-t-on que ces matériaux, parfois venus du dehors, plus souvent fournis par l'organisme lui-même, puissent être immédiatement excrétés par celui-ci au moyen d'une crise indifférente pour l’époque à laquelle elle se montre? Non, assurément non; car, de deux choses l’une : ou bien la cause de trouble triomphera des propriétés vitales de nos appareils, qu’elle asservira à son action, où bien, le contraire avant lieu, on verra celte même cause de trouble, devenue impuissante contre les forces organiques, être expulsée par elle comme un produit impur qui ne peut subsister sans dommage. Dans le premier cas, la vie a été vainéue, et l’homme meurt empoisonné; dans le second, c’est elle qui a pu vaincre , en travaillant et élaborant à sa manière le principe dont , en quelque facon, l'excrétion a dès-lors été crétée. Or, qui jamais a pu croire que ce travail nouveau püt le faire hic et nütne, se consommer sans intervalle ? Est-ce ainsi que procède la nature? et si cette œuvre d'élimination était telle que je la suppose, ne constituerait-elle pas clle-même la plus étonnante anomalie qui puisse s'offrir, et dans les lois physiologiques et dans les lois pathologiques? Il faut à l'estomac un temps déterminé pour qu'il opère la digestion des alimens qu'on lui présente ; au duodénum et à l'intestin grêle un temps déterminé pour qu'ils transforment en chyle la matière chymeuse reçue de l'estomac ; aux intestins colons et au rectum un temps déterminé encore pour en excréter le résidu. Eh bien, dans le cas dont il s’agit, l'organisme entier est comparable à l'appareil digestif, il lui faut un temps pour digérer, un temps pour assimiler, un temps pour éjaculer je poison dont Île contact a soulevé ses propriétés vitales. Je m'abstiens de m'appesanlir davantage sur un point de doctrine non moins évident qu'universelement applicable à toutes les fonctions de l’économie humaine. Mais avant de quitter ce sujet, je dois rappeler que l'époque à laquelle a lieu cette maturation ou coction du principe qui a causé là maladie, est extrêmement variable, et qu'elle est subor-
donnée à une maltitude de circonstances, entre lesquelles il faut compter surtout, 1° la nature même de la cause perturbatrice ; 2° le genre d'affection morbide qu'elle a déterminé; 5° l'espèce d’organe dans lequel cette affection a établi son siége; 4° la vitalité de celui dans lequel da crise doit :s’opérer ; 5° la nature des moyens ris en usage pour provoquer cetle crise, etc. Or, cé sont probablement là los raisons pour lesquelles les écoulemens critiques se sont inanifestés chez les sujets, dont J'ai cité les observations, tantôt le quatrième jour de la maladie et tantôt le septième ; quelquefois le onzième, d’autres fois le quutorzième, et assez souvent encore les dix-septième, vingt-unième et vingt-huitième. Tous ces aperçus demanderaient des détails que le temps ne me permet pas de donner.
J'arrive maintenant à examiner la seconde condition. Pour que l'œil, l'oreille, la main, les muqueuses pituitaire et buccale; pour que les appareils digestif, circulatoire, respiratoire, sécréteur, etc., etc., puissent régulièrement exerçer leurs fonctions propres, il est absolument nécessaire que les propriétés spéciales de ces divers organes ou système d’organes jouissent de leur mode d’existence habituel. Je m’explique : il est indispensable qu'elles se trouvent à un degré de ton et de stimulation que malheureusement mous ne pouvons pas soumettre à des règles mathématiques, mais au-dessous ou au-dessus duquel le jeu de ces propriétés, c'est-à-dire les fonctions mêmes, devieunent complètement impossibles. Ges choses-là, toutes :d’expérience , ne peuvent être contestées par personne, à moins d’avoir ‘affaire à quelqu'un de ces intrépides opposans qui nieraient la lumière à la clarté du jour. Or, ce que je viens de dire des fonctions organiques régulièrement exercées est sous tous les rapports entièrement applicable aux sécrétions nouvelles qui constituent les crises. ‘Si l'organe sécréteur, dans lequel la crise doit avoir lieu , est trop ‘excité, elle cesse d'être possible; s’il l'est trop peu, elle n'apparaît pas davantage, etc. ,.etc. 11 y a: donc.encore ici un point unique de stimulation que l'organisme doit atteindre, mais qu'il ne doit pas dépasser. Mettez dans une étuve tel individu qui
(56) sc présente, suera-t-il à 10°? non; à 50°? moins encore peut-être, Et qu'elle sera donc la température moyenne à laquelle la diaphorèse s'établira? Je ne puis la fixer à un degré près, car, je le répète, rien n'est absolu dans les lois de la vie; et elle variera suivant le tempérament des individus et suivant plusieurs autres circonstances ; mais elle sera dans la majorité des cas de 30 à 37°, parce qu'alors la peau qui doit fournir la matière de la transpiration ne sera ni trop ni trop peu stimulée. Il me serait facile de citer des exemples qui prouveraient la même chose pour tous les autres organes sécréteurs dont nous sommes pourvus. Supposez-les tous privés de stimulation, tous au même instant entrent dans l'inertie. Supposez-les tous dans un état de stimulation excessive; supposez, si vous le voulez, une phlegmasie des plus violentes, et vous verrez dès-lors par une raison inverse le même effet survenir, la peau cesser d’exhaler la sueur, les muqueuses cesser de transsuder leur liquide spécial , et donner lieu à des constipations rebelles ; vous verrez les glandes lacrymales et salivaires ne plus fournir le liquide du même nom, les reins ne plus sécréter les urines, ni les testicules le sperme, et le foie demeurer inactif. Si les yeux cessent de voir par l'absence de toute lumière, ils cessent aussi de voir par son accumulation sur eux-mêmes, et la cécité par sur-stimulation ou stupeur n’est pas moins réelle que la cécité par sur-sédation. Je ne finirais pas si je voulais citer en preuve tout ce que l’économie vivante me fournit d'exemples sur la question dont je m'occupe. Mais quoi qu'il en puisse être , les considérations qui précèdent expliqueront aisément comment, chez le sieur Albin Barbier, sujet de la première observation, une saignée copieuse faite avec opportunité le dix-septiéme jour de la maladie, et capable à ce titre de ramener la stimulation et tonification organique à un degré convenable, a permis dès-lors l'explosion soulageante d’un exanthème dont l'apparition avait élé empêchée jusque-là ; comment certains malades ne peuvent suer dans leur lit pour peu qu'ils y soient couverts; comment des conditions toutes contraires sont indispensables à certains autres; et comment enfin dans quelques cas de fièvres, chez des sujets débilités,
les préparations de quinquina donnant à l'organisme un ton qu'il n'avait plus, peuvent à la fois faire naître la diaphorèse si elle n’existait pas, ou la modérer si elle était trop abondante. Je ne puis abandonner ce sujet sans faire observer que cette seconde condition , c’està-dire le ton auquel doit être montée l’économie humaine pour que les sécrétions critiques puissent avoir lieu, varie singulièrement suivant une multitude de circonstances, et semble dépendre entre autres, 1°. de l’état constitutionnel du malade; 2°. de l’état constitutionnel de l'organe où s’est fixée la maladie; 3°. de l’état constitutionnel de l'organe sur lequel va détonner la crise. Je n'ai point assez de temps pour donner sur tous ces points les développemens convénables.
On a vu dans l'alinéa qui précède que l'organe sécréteur qui devait fournir le flux critique pouvait se trouver dans un état de stimulation, de sédation, de tonification ou d’atonie, capable: d’opposer à l'établissement dé la fonction nouvelle d’invincibles obstacles. Mais il arrive fréquemment ; plus fréquemment peutêtre qu'on ne saurait croire, que des organes autres que celui sur lequel doit éclater la détonation critique deviennent causes d'obstacles non moinsinsurmontables. Comme ce dernier, en effet, ces organes sont susceptibles de sur-stimulation, de sur-sédation , de sur-tonification et de sur-atonie : or, cet état d’excitation et de ‘sédation porté chez eux à un degré peu commun, cet état de tonification ou d’atonie ex- cessives , pouvant, en vertu des appels sympathiques qu'ils sont capables de faire entendre et auxquels toute partie vivante répond à sa manière , se répéter plus ou moins vivement dans l'organe où doit s'opérer la crise, il en résulte que lui-même revenant à un mode de vitalité tout-à-fait contraire à l'établissement de celle-ci, ainsi que cela a été expliqué dans les remarques précédentes , doit conséquemanent présenter la même impuissance fonctionnelle. Cela ne paraîtra point étrange à quiconque connaît un peu Jes lois de l’analogie; et ce qui n’est pas moins conforme à ces lois, c'est qu'il est impossible d'espérer aucune sécrétion critique tant que les choses resteront en cet état; c’est que pour en assurer l'apparition, ilest indispensable d'ap-
pliquer directement à l'appareil malade tous les moyens propres à faire cesser son malaïse, ou du moins à faire taire ses sympathies. Or, voilà précisément pourquoi, dans la première observation , on a vu la diaphorèse ne s'établir que dès le moment où plusieurs évacuations bilieuses eurent été provoquées par vingt-quatre grains d’ipécacuanha; pourquoi , dans le sujet du troisième fait, le sulfate de quinine n’a pu agir comme fébrifuge , et la transpiration devenir critique par son abondance que quand le tartre stibié eut été donné comme vomitif; pourquoi, chez la dame Dubois , sujet de la cinquième observation , écoulement diarrhéique demeurait impossible tant qu’elle était en proie à des peines morales vives ; voilà pourquoi, dans les dixième et treizième observations , les urines ne sont devenues critiques soit par leur quantité, soit par leur qualité, que quand l'appareil digestif eut été débarrassé par des évacuations suflisantes ; pourquoi , dans la douzième, la diurèse n’a eu lieu que lorsqu'on a eu commencé l’usage du sulfate de quinine; voilà pourquoi encore, chez madame de S$., la sécrétion lactée n’a pu reparaître qu'après l’expulsion du principe rubéoleux ; et pourquoienfin le seizième fait nous présente la circonstance d’une hémorrhagie critique se manifestant lorsque les entrailles eurent été replacées dans des conditions favorables par un évacuant administré à propos.
De tout cela il suit que, pour qu’une sécrétion critique apparaisse , il faut, 1°. que le principe matériel et perturbateur ait eu le temps d’être assimilé ;: 2°. que lorgane sécréteur soit monté à un degré de ton et de stimulation convenable; 3°. que les autres appareils de l'économie aient également une stimulation et tonification dennées ; en d’autres termes, il faut à la maladie la maturité qui lui appartient , et à l'organe sécréteur une vitalité idiopathique donnée, ainsi qu'une vitalité sympathique déterminée. Ceci posé , les conséquences pratiques se déduisent d’elles-mêmes; je ne m'y arrête pas.