‹ Essai sur les eaux minérales de RoujanChapitre 6 sur 10 · VIL · texte numérisé non relu

VIL

On ne retirera pas un moindre avantage de* l’usage de nos Eaux minérales dans les maladies de l’utérus. La sympathie étroite qui règne entre cet organe et l’estomac, fait qu’il y a entre eux une réciprocité d’actions dont l’art peut retirer les plus grands avantages, (c Les maladies dépendantes de la menstrua- (( tion , dit Bordeu , sont plus ou moins du (( ressort de l’estomac ». Selon Bailiou , les femmes dont les menstrues sont supprimées , se plaignent d’une douleur d’estomac , et disent sentir un poids dans ce viscère.

La chlorose la leucorrhée, les métrorrha-

gîes passives et nerveuses y l'aménorrhée et les diverses maladies qu elle entraîne à sa suite r trouvent dans nos Eaux un remède sûr et efficace.

La chlorose étant une maladie caractérisée par un écoulement de menstrues décolorées y pâles , formées de sérosité et de mucosité , paraîtrait ne devoir présenter dans aucun cas un caractère sthénique y comme le prétendent certains auteurs modernes , qui avouent cependant que les cas où elle dépend d’un excès de force sont très - rares. L/h y p érs thème ne peut produire des maladies caractérisées par un état de langueur et de débilité générales \ elle peut causer la suppression des règles et non leur décoloration , qui , si elle existe avec des signes de pléthore , doit être regardée comme une maladie locale de Y utérus , et traitée comme telle. Chambon veut que dans presque tous les cas 7 la chlorose soit dûe à la pléthore , mais tous les symptômes de cette maladie démentent cette assertion ; elle paraît au contraire avoir sa cause prochaine dans le défaut de circulation des liquides par suite de la diminution du mouvement excentrique , et dans le relâchement des solides. Toutes les fois que le mouvement excentrique ne § opère pas con-

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