‹ Essai sur les écoles du dimancheChapitre 12 sur 19 · I. L*INNOCBNCB ET LE BONHEL'R · texte numérisé non relu

I. L*INNOCBNCB ET LE BONHEL'R

Dieu» après avoir créé rhOQuue k son image, lui avait donné vne conpagne daas la personne d*£ve, sa famne.

Tous deux étaient remplis de sagesse, saints et lieurenx.

L'£ternel les avait placés dans uo jardin ap^telé £den, du cèté de rOrienU Ce jardio» auquel on donna Je nom de Paradis^ était un lieu délideux, planté de toutes sortes

* En choisissant ce sujet, nous ne nous en soinmes pas dissimulé toute la difficulté; mais comme il se trouve nécessairement au nomlire de ceux qu'on doit développer dans une école du dimanche^ nous avons voulu essayer de l'expliquer selon la mesure de nos lumières et de nos forces.

d'arbres, et arrosé par quatre beaux fleiifes. L'un oea

fleuves était l'Euphrate, un autre le Tigre ou Uiddékel. Deux autres moins connus y coubûent également.

L'arbre de vie et l'arlure de la connaissance dn bien et du mal étaient au milieu du jardin. Ainsi Adam et Eve vivaieqt dans l'abondance^ leurs besoins étaient facilement satisââts, et ils étaient assurés que s'ils suivaient fidèlement les ordres que le Seigneur leur avait donnés, rien ne pourrait leur nuire.

Toutefois, Gomiirenes-ie bien, mes enfants, ce n'était ni la magnificence des Heux, ni la fratcbeur des ombrages, ni l'excellence des fruits qui se présentaient de toutes parts, qui faisait surtout le bonh^ de nos premiers parents. Cé^ tait la présence de Dieu qui était la source de leur joie, et qui répandait dans leurs cœurs un contentement inexprimable; car nous ne pouvons être beureux que lorsque nous sentons que le Seigneur est avec nouç, qu'il nous farde » et que nous sommes soumis à sa Parole.

Adam, paisible possesseur de ce jardin merveilleux , devait le cultiyer et le garder. JLÏ le cultivait, mais sans fatigue» et seulement pour son plaisir. Le travail était pour lui sans lassitude, et le repos sans dégoût. Non-seulement il cultivait le jardin, mais il le gardait, ce qui parait signifier qu'il y régnait, en maître, y exerçant l'autorité que Pieu lui avait donnée.

Heureux s'il avait su comprendre toute Tétendue de son bonbeur , et le conserver pour lui et pour tous ses^deseen-

dants !

Adam avait la permission de manger du fruit des arbres du jardin. U pouvait , en particulier, se nourrir des fruits je l'arbre de vie, lesquels entretenaient la vie et le' bienêtre dans son corps et dans son âme. Ainsi nos premiers parants jouissaisnt de tout ce qui pouvait leur donner le

contentement. Une sainte barmonie régnait en eux : le cor{>s était plein de force, Tàme était éclairée d'une lumière céleste, et tout en eux était soumis à Dieu. *

Mais ilfailaft qu'ils se rappelassent sans cesse lefflr état de dépendance ù l'égard de leur Créateur, et qu'ils n'allassent pas s'imaginer qu'ils étaient leurs propres maîtres ; c'est pour cela que TEtemel leur fit cette défense : « Qitani^ « r arbre de la connaissance du bien et du vialy vous u n*efi mangerez pas; car au Jour que vous en mangerez « vous mourrez, »

Cette défense était facile h observer, et elle était éminemment bienveillante pour ceux à qui elle était faite. Jusqu'alors ils n'avaient connu que le bien , Dieu Toalait les empêcher de connaître le mal, et les maintenir dans Féloignement de ce qui devait les perdre. 11 agissait donc envers eux comme un bon père qui, sacbant qu'il y a dans ipieiqne endroit un puits dangereux , interdît à ses enfants de s'en approcher, de peur qu'ils ne viennent à y tomber.

La confiance en Dieu et le sentiment de la soumission à laquelle il a droit, devaient suffire pour mettre nos premiers parents à l'abri du danger, et pour leur conserver tous les avantages dont ils jouissaient. Cependant ce bonheur ne farda pas à s'évanonir, par la dés^éissance d'Eve et de son mari. A la pensée de la chute terrible de notre premier père, ne nous écrierons-nous pas avec le Prophète : « Corn-- K ment es^iu Umbée des cieux^ étoUe du maltn, fUie de fi tanhe du jour f Comtnenê VhumanUi loul endUre s*e^ « elle perdue ? »

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