‹ Essai sur les écoles du dimancheChapitre 13 sur 19 · II. LA COUTE · texte numérisé non relu

II. LA COUTE

tn ennemi vint tenter la femme. Cet ennemi est appelé le^ serpent^ mais c'était en réalité l'ange de ténèbres ou Satan qui avait pris cette forme. Si vous lisez le 9« verset dn cha-

pitre Xil de l'Afioeàlypse, y Terrez (fue eet mnelem $er-

peut est aussi appelé le Diable et Satan, et que c est lui qtdêéduUle mmuie. * Le déinoii chereba d'abord à lier conversaiioii avec Eve ,

pensant bien que s'il pouvait Ty engager tout serait gagné pour lui.

Il dit A la fesme : « Quoi! JHeu awaUM dU : Fwt$ ne

K mangerez point de tout arbre du jardin?» Il Taltaque donc par le doute. C'est une des armes les plus dangereuses. Quand <m viendraU nier devant vonsaudacieiisement caque dH laParoleile Mni, ou pronencer des blasphèmes, vous6(?riezproioDdément révoltés et saisis d'un effroi salutaire ^ mais des paroles de doute slnflimieDt dans l'âme coame un serpent qol rampe. Ce qne ^salt le démon revenait à ceci : « Est-il possible que Dieu ait donné cet ordre? Peut-éUe n'avez^vous pas compris sa Parole et ^ intentions. Alaib sV vons a interdit: de manger du fruit d*un des arbres du jardin, cette défense est bien singulière, et il est difllcile de s'en rendre raison. »

Voua remanitterèB, du reste, mes enùmts, que le aifpent use ici d'un détour, afin d'arriver plus sûrement au but qu'il a en vue.

LaftmiM Tépmàii. £ye eut tort de. répondre. Ën &ice d^ne tentation si dangereuse, le plus sûr ammit été de fuir. — Fuyez, mon lils,» disait un ancien docteur de Ï)Lgttse à un Jeune homme qui le consultait sur la manière dont il devak eombattre les séduetioim de son âge. Le Jeune homme profita du conseil et s'en trouva bien. Au bout de quelque temps il revint auprès du pieux docteur, et lui demanda de nouvelles direellons : Ftrytfs, lui répondit de nouveau le pasteur expérimenté , t t il ajouta ces paroles : « Quand vous viendriez cent f<»3 me consulter, je vous ferais tOf^enr» la même réponse. »

Il y a en «flèt des passions, comne Vimpnreté, que l'on • ne surmonte qu'en fuyant les occasions ou les i^rsonnes qui pourraient nons faire tomber en Caute.

Notre Seigneur Jésna-Clirist, quanti. H ftit Mté par le démon, n'entra point en conversation avec lui, mais il se borna à le repousser par les paroles de la sainte Ecriture et à M dire avec une profonde indignation : « Rilire-toi • de moi, Satan. »

Ecoutons maintenant ce que dit la femme : Nous numgemuj dR-elle, éu frM dm €rhr€i du jwréUm* M HWvez-vous pas cette réponse bien faible, mes cbers eftfantsP Comment Eve ne témoigne*t-elle aucune reconnaissance de ia bonté de Dieu envers «Ht et entm ton mri? On dirait qu'elle trouve tout naturel fue ce beau JanHu mm ses fruits excellents leur appartienne, et qu'elle s'imagine que Dieu leur doit tout cela? La présence de rennemla déjà produit quelque eiet sur dtei et le audi cal près H an glisser dans son cœur.

Quand on est dans une mauvaise compagnie, le seotlp» mm du devoir s'aAubilc et ^ou ae Uàm furtieuieul entraîner au désordre^

Le reste de la réponse de la femme est encore moins satisfaisant, ilfaia quant au /rmU de ^^arbrê ë$ Im âoimue du èkm et du mal^ dit-elle, MHêuu dits Fout ute mtm^ ^erez point et vous n'en toucherez pas^ de peur que vaut ne mouriez.

Remarquez, uw^enlMits, que la fewÉuin rapporte pis

exactement le commandement de Dieu; car Dieu n'avait pas<U( : yous ne tsmcherez pas ie/ruU^ maiaseuieoienti: Vom n'ên mangent pat. Vous vo^ut époe qu'elle esuh gère la défense divine, comme si elle voulait la faire paraître sévère ou déraisonnable. C'est ainsi que bien des gens disent : « Conunent estait possible de aa u e i ifte r le 4k*

nânebe? PeoMn lire la Bilila et prier tout le ffm? » Non,

on ne le peut pas, mais Dieu ne Ta point commandé. Il veut sealemeat que, dans ce saint jour, nous nous abstonf ODft de nos travaus habitnels et tfm novs loi rendions un culte, soit dans les assemblées de l'Eglise, soit en particulier. Quand nous nous sommes acquittés de ce devoir, nous pouvons }Ottir de la soctéle de nosûimiUes et prendre quelque délassement, pourvu que nous ne fassions rien de contraire à la destination de ce jour que le Seigneur a VMita rendre particuliènoient saint.

Celui qui exagère une dèAsnse est bien près de la violer.

Remarquez encore que la femme affaiblit la menace, puisqo^eile se borne 4 dire : De ptwr que voue ne momies. Or Dieu avait dit : Âu jour que tn en mangeras ^ tu mour^ ras de mort, c'est-à-dire très certainement. Quand ou affaiblit ainsi les menaces qui sont Jointes à une loi, on ttobtre que l*on a déjà le «eerec désir de ia tnnsgreêser.

Satan vit que la femme était déjà à moitié vaincue et qu'il ne fallait plus. qu'un mot pour la jeter dans la rébellion; il se idéelda donc à donner un dtaenti formel à Dieu^, eli

disant à Eve : f^ous ne mourrez nullement. Ce blasphème odieux, qui un moment auparavant aurait épouvanté J^ve, devint le signai d^é sa cbute*

L*e$poir d'échapper à la punition a été et sera dans tous les temps une raison décisive pour attirer les pécheurs dans les filetsde leur ennemi; Combien d'enfants m t<nibent en fante que parce qu'ils Ont Vièée que ^une-fliçiMi ou de l'aulre ils éviteront le châtiment qu'ils ont mérité ^

Le dém<Mi i^oute, avec un redoubtemenl d'audace : Dieu sait qu'au jour que vous en mangerez, vous sere% comme des dieux, sachant le bien et le mal. Ces mots, comme tous ceux que prononce cet ennemi des hommes, reniermeni rni mélani^ de vérité et de fausseté. De vérité, car

lIiORime, après sa désobéissance^ a eu en effet les yeux ouverts , il a vu sa dégradation, il a connu le mal qu'il ne connaissaii pasauinnivani; mais nons nous hâious d'^î^uter 411e cette connaissance a été )a cause de sa raine, puisqu'il n*a pu connaître le mal qu'en le faisant. C'est ce que le serpent se gaida bien de laisser entrevoir. Le mensonge était donc, dans sa parole, à côté de la vérité.

Il est vrai encore que l'homme, par sa chute, allait de* venir comme un petit dieu, aspirant à être indépendant, ne voulant reconnattre ancone loi, aucune autorité, et nqppor^ tant tout à lui. Mais la mort rappellera à celui qui a voulu se rendre semblable à Dieu, qu'il n'est qu'un homme plein de ndsères, et <|ii'en voulant monter si haut, il n'a fait que rendre sa cfante plus terrible.

La femme, qui jusque-là avait vécu dai\5 Teniière ignorance du mal, se décida à tenter de le connaître, et4rois mauvaises passions la poussèrent à la désobéissance : Hensualité m la convoitise de la chair, c'est-à-dire l'amour du plaisir des sens ; elie vUque cejruit étail btmà mang€t\ Quand quebiue objet manvais voas tente, mes enûmts, raj^ peles-vous que vous n'êtes point ici-bas pour chercher votre satisfaction ou vos plaisirs, mais pour faire votre devoir.

2^ La seconde convoitise qui contribua à entraîner la femme^ fut la eonmi^ des yeux. Elle vit que le fruit était agréable à la vue. Nous sommes souveot séduits par les yeux. Nous désirons posséder ce qui nous pandt agréable à voir. Il n'est donc pas bon d'aller s'arrêter devant tout ce qui est étalé aux regards du public, de peur d'avoir des désirs semblables à ceux auxquels la femme s'aban** 4onna dans le Jardin d'Héden.

3« Enfin Vorgueil eut une grande part dans la chute d'Eve, jcar il est dit qu'elle vit que le fruit était désiralile pour donner de la science. Elle voulut donc a'élever a«-

des80s de sa eoBdiiioB et devoir sariiteible à Meu, iiar

les connaissances qu'elle allait acquérir. La curiosité est k>j»ie quand elle s'exerce sur des objets qui pavent nous être utiles, elle est coupable quand .on aspire à connaître des choses mauvaises eique Dieu nous a interdites.

Toutes les autres mauvaises passions se rattachent à ces trois-là, qui, comme des fleuves de feu, ont ravagé le monde.

Lorsqu'on entretient au dedans quelque mauvais désir, on ne tarde pas à.conunettre demaiivaisas actions. Quand h eonceiiise a emeu^ c'est-à-dire s'affermit dans l'iAme, elle enfante le péché, et le péché étant consommé^ [engendre la mort^ c'est-à-dire réloiisnement de Dieu et l'endiirdsseniettt^tt cœur.

Peu de détails nous sont donnés sur !a ( liute d'Adam. Vittt<*eile de son affection exagérée pour sa fenuac, des raisonnements et des sollicitations qu^e employa auprès de lui» du désespoir auquel il se iivra et qui lui lit croire qu£ve étant séduilei tout était perdu; ou encoi'C de sa propre présomption qui lui lit penser que puisque la mort ne suivait pas immédiatement la transgression, la menace du Seigneur était entièrement vaine? C'est ce qu'il est dif ficile de déciderai Tout ce qu'<m sait d'après ie passif 4 Timotliée II, 14, ^est qu'il ne fut pas séduit en même temps qu'£ve et que sa désobéissance fut une suite de celle de la femme.

Voilà donc nos premiers parents devenus esclaves du dé»

mon; car celui qui fait le péché est esclave du péché et l'm esi esclave de celui par qui on est vaincu {% Pierre H; 49). Le Saint-Esprit a quitté l'Ame où il habitait comme dans un temple ; le germe de la mort est entré dans le corps de rhomuie jusque-là immortel; la séparation de la créa.ture d'avec son Créateur est consommée* .

Quelle cbute profonde ! Puisse-t«reU6 i$re pour nous un M|el d'iaitnHiiQB». qms éctater mit «otie pm|n iM et BMtt engager à ae pts nons éotrter ëet ^wwtiom

Uieu nou6 donne pour assurer notre bonheur i

m. LbS GONSéQUENCES DE LA CHUTE.

Considérons maintenant les conséquences de la cbule 4t nos prenii^ paretifB.

Leurs yeux furent ouverts; non pas pour pénétrer dans une région de l>onbeiur, de pureté et de gloire» naais pour ▼oir la eom^Uon qui yenaft de s'emparer d'eaK^ ta aud-

heur qui devait en résulter.

Ils comureiU qu'ils étaient nus. Ils virent la nudité^ lenr corps et ila éproutèpent Missitdt sb sentiiiieiit de trmiMe el de lionte, qui Jusqu'alors leur avait été étranf er parce qu'ils ne connaissaient que le bien et ne soupçonnalenipas le «lali Mais ils vivent surtout ia aiidilé de lear et en làrent eihtyéi. Ils comprirent tout le^ bonkeiar que la désobéissance leur avait fait perdre et le malheur dans lequel ^e les avait précipités.

Alors, pour se cacher à eas-Mtoea leur état^ ils mirait ensemble des feuilles de figuier et s*en firent des ceintures.

Ces feuilles de iguier nous i;appeilenties détours et les vaioes excuser l|tt'mtiplolenl les pédMura pour ae pas voir • combien ils sont misérables. Mais s'ils réussissent par là à se tromper eux-mêmes, ils ne trompent pas le Seigneur»

Faisons du restéx>bserver que le prearier flMWvanent 46 rbomme coupable est d'essayer de cacher le mal, plutôt que de penser à le corriger.

Alors, ils ouïrent la vola de r£tenel Dieu qui ae proua^ naît par le jarMn, <^est-à-dire qui y amonçait sa prisenea par quelque signe sensiblei L'aube du jour venait de pa-

raitre et les ombres de la nuit achevaient de se dissiper. Le TMit fnte qoiaeodmpàgiiele lever du mMI eeamieiiçaitAse faire sentir^. Dai» ce mmeot^ toole 1s nafm se réveille, il est bien doux de se sentir en paix avec Dieu et de pouvoir âever seii âme à loi avec me ealiâra coiiSaBce« iusqu'iAore cette heure netinale av^l été bénie pour A<liiii et pour sa compaprne, et ils avaient coutume delà sanctifier en offrant leurs hommages au J>iwk qui les comblait de biens. Mais maintenant Ils ne peimnl pins prier; leur àm est troublée par le péché, l'accord qui régnait entre le ciel et la terre est détruit; loin de s'approcher de Dieu avec confiance, ils ont peur et eseayem de ae cacher de 4evaitt la face de TEternel parmi les* arbres du jardin.

5^ cacher! Mais quelle absurde folie, que de vouloir se dérober aux rag^wds ée Celu^qui comiatt toutes choses et dont les yeux i^nètrent jusque dm les plus profondes ténèbres ! « Si nous disons : Au moins les ténèbres nous cou- « vnront : La nuit même te servira de lumière tout auteur « de nous, ù Etemel*! »

L'Eternel Dieu appela Adam et lui dit : Où es-tuf Quant Dieu appelle, il faut paraître. Aucune créature ne peut échapper à sa connaissance et à son pouvoir* C'est ainsi que nous devrons tous paraître un jour devant Lui, lorsqu'il nous appellera en jugement. .6^ es^tul lui dit le Seigneur. Quel est le lieu où tu essayes de cadier ton état et ta faute? Dans quelle triste situation te trouves-tuî Quelle chute déplorable tu as faite !

, Adam répond, mais II se laisse aller UmnédluteafBt k la dissimulation et au mensonge, et les pécheurs qui sont sortis de lui imitent trop souvent son exemple. V ai entendu, dit-

^ Cantique de Salomon, IV, 6.

« Psaume GXXXIX, 11.

11) ta voix dans le jardin^ et je nie suis caché parce que fétaU nu. Adam aroue sa crainte ; n'est-ce pas avouer son péché ? Car auparavant il ne connaissait pas la crainte. Adam parle de sa nudité, mais comment est-il venu à. en avoir de la honte? Il dit qa'il B*est caché, mais n'est-ce |»as conrenir qu'il est survenu en lui un grave changement, qui Ta porté à agir ainsi? Il s'embarrasse donc dans ses propres hleis et il montre par là que le péché a d^ obscuirci son imelll* gence et troublé toutes ses facultés.

D'un mot Dieu le confond. Qui t'a vioniré que in étais m»? Adam avone bientôt qu'il a mangé du fruit défendu, mais II Jette la^ faute sur sa femme.

Combien de gens, combien d'enfants, eu particulier, agis* sent de même quand Ils ont fait qu^que mai !

Le matheiipeux Adam semble même accuser le Seigneur en lui disant : La femme que tu m as donnée pour être ODec moi m'a dênné du fruit et f en ai mangé; comme si l'abus qu'il a fàit des dons de Bien doit être attribué à Dieu lui-même. Tout ce (lue le Seigneur nous accorde est excellent; mais c'est nous qui gâtons tout, et qui tournons à mal ce qui nous était donné pour notre bien.

Alors TEternel dit à la l'emme : Pourquoi as-tu fait cela? £t la femme à son tour jette la faute sur le serpent, oubliant que Dieu hii avait accordé toutes les lumières et toutes les forces nécessaires pour se garantir de la séduction.

Mais le démon va entendre le premier sa sentence; car . si nos premiers parents sont tombés, r/est lui dont les machinations et la méchanceté ont préparé cette triste chute. Dieu dit : Parce que iu as fait cela^ tu eeras mattdU entre toutes les bêtes des champs j tu ramperas sur ton ventre et iu mangeras la poussière de la terre.

Celte malédiction s'adresse d'abord au démon, mais il

^ retombe quelque chose sur l'animal dont il avait pris la fèmie. En (#^r, le serpeftt est pour nous un objet de repoussement, il rampe dans la poussière et dans la boue et son existence est misérable.

Vous demanderez sans doute, mes enfonf s, si \e serpent ne rampait pas déjà, avant la chute de nos premiers parents. On a lieu de, penser que non, et il estprobable qu'un ehangement important a eu Heu dès lors dans la conformation de cet animal.

Tu mangeras la poussière ; ces paroles ne signifient pas foe lafOQssI^ est l'aliment dont s^e nourrit le serpent, mais que la manière dont il se meut l'expose nécessairement à manger la poussière de la terre.

Mais r£temel prononce une parole plus terrible encore contre le serpent: Je metirai, dit-Il, inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et celle de la Jemme; cette foêtéfité t*écrasera ta tête et tu la blesseras aù talon.

H y a, Yous le savez, mes enfànts, une Inimitié très prononcée entre le serpent et les hommes. Quand les hommes surprennent un de ces animaux, ils ne l'épargnent pas. Celte inimitié existe encore d^nne manière plus grave entre l'homme et le démon, notre éternel adversaire. Dieu annonce pour la confusion de ce serpent ancien appelé aussi le dMite, et pour la consolation d'Adam, que la postérité de la femme briserait la tête de celui par qui Eve avait été séduite. Cette postérHé» c'est un libérateur, qui devait natti^ de la femme et détruire la puissance du diable. Or, c^lte parole sU^st accomplie en Jésus-Christ, né d'une vierge, lequel en mourant pour nos péchés, nous a obtenu miséricorde et » délivré nos âmes de la puissance de l'Es* prit des ténèbres. l\ est vrai que le démon a réussi à lui faire une blessure au talon, c'est-à-dire à l'endroit par où Jé<ms-Christ tenait à la terre, savoir son corps; mais c'est

eette Messure même» ou sa mort , qui â )issnré s» victoire sur l'ennemi qu'il venait de combattre, puisque ^est pair cette mort que nous avons b rémission d»aoi pécbés.

Il y a maintenant dans le monde deux espèees d'hommes. D*uo câté». les onfaats du siècle qui se rattachent andteat par leurs sentiments et leur condaite; et d'an nuire e6té, les enfants de Dieu, qui ont cru en Jésus-Christ et qui sont conduits par son Esprit. Ce sont ces deux rac^, entre leaqaéllt» il y-a une opposition, qui ne cessen que. par le triomphe final de Jésus-Christ sur tous ses ennemis. Toutes les persécutions auxquelles i'£gUse a été exposée, sont le résultat de rinimitié du monde o<Aitra les diselpits do Jé* •ufrtCbrist.

Si Adam crut à la parole par laquelle Dieu annonçait, quoique d'une manière encore obscure, la Yenue d'un Rédempteur, il fut délivré de la eondamnation éC reçu en^ràee. Avant sa ciiule, il était maintenu dans son état de bonheur, par sa persévérance dans l'obéissance e( dans la* fidélité; c'était ralliance des œuvres ^ depuis la cbiite, il ne put être sauvé que par la miséricorde de Dieu et par la foi à ses promesses^

Après avoir prononcé la sentence du serpent, FEIsroel

déclara à la femme qu'il augmenterait beaucoup son tra~ vaU €t êa çrosiMe, Cest là une punition grave, Ia femme •st de plus OÊm^etUêà^ëenmari. 11 fant sans douto^que la société de famille ait un chef, qui en fasse un corps bien uni; mais la volonté de ce chef n'est pas toiyours réglée d'après le devoir. De là résuUent des Croisseoienls bien pénibles. Toutefois il reste à la femme une influence puissaute, celle de Taffection, et par ce côté-là elle est plus fertA <|Dd par celui de l'autorité ou de la 4Pésis|anca qu'elle opposerait à son mari.

Un gnm dittimeni est ipkmtm diBoacé an.prairiir

homme. La terre est maudite à cause de lui. Elle ne rendra plus son friiii qu'à la suite d'un tFavail péoible et opiniâtre. Les épines et les ^rdoos couvriront désormais se snrfiMe; partout où le travail de Tbomme ne les extirpera point, et la race humaine sera condamnée à lutter contre une nature rd^Uu C'étaitlà sens doute une punition sévère, mais Dien sut la changer en liénédicllon, puisque l'Iiomme éprouve une grande satisfaction quand son travail prospère et que la terre produit des fruits ai)ondaats. D'ailleurs le travail «»t un exeeilent préservatif contre le mal, et ce n'est pas sans raison que i'on a dit que Toisiveté est la mère de tous les vices.

La mort est la partie la plus terrible de la condmnnation

prononcée contre le péché. Dieu déclara à Adam qu'il retournerait dans la poudre d'où il avait été pris; car tu ei poudre^ lui dit-il^ et^ retourneras en poudre. La mort est pour nous un objet d'horreur; elle nous effraye, soit à cause des angoisses dont elle est précédée, soit à cause de sa nature mystérieuse et de son appaneil lugubre, soit enfln à cause de ses suites. Nous ne pouvons la contempler avee calme et assurance que lorsque nous avons trouvé un re» ftfge contre elle auprès de Jésus-Cbrist qui l'a vaincue et qui a mis en évidence la vie et Timmortalité par soi^Evangile. C'est lui seul qui dissipe les ténèbres du tombeau et qui nous fait entrevoir, au delà» les radieuses demeures de la félicité et de la gloire.

L'homme ayant connu qu'il était nu et ne pouvant rester dans cet état sans bonté, Dieu lui donna les moyens de se vêtir, n fournit à nos premiers parents des robes de peaux, sans doute à la suite d'un sacritice qu'il leur avait prescrit. Ce fut là le premier sacrifice offert sur la teirre. Tous les peuples Votu imité et ont ainsi rendu témoignage è ce (lait

— uo —

fmfWHTtaiil, c'est «pie rbonime est pécbear e^iqu'i) a besoin

d'une vic-linie pour obtenir miséricorde.

Puis TEternel Dieu tient en quelque sorte conseil avec loinnéme et interdit à Tbomme Tapinrocbe de l'arbre de vie. Dans celte défense nous trouvons à la fois un châtiment et une bénédiction ; car, dans noire état de péché, la conthiBation de la vie à tovjoitrs eût été uni triste bienfait* Ln renonvellement complet de notre être est nécessaire pour que nous soyons heureux, et ce renouvellement a lieu prennèfemenl par la conversion de Tàme à Diea ; secondement par la mort corporelle qui alfeancbit pour tonjours le fidèle des liens de la corruption, et qui l'introduit dans Téter* nelle vie.

Nous venons de voir comment le paradis fut fermé à la

race humaine; grâces à Dieu, il nous a été rouvert par ié- Stts-Cbrist.

Conflez^TOUs en.ee puissant Sauveur, mes ebers enfants,

et vous trouverez en lui, avec le pardon de vos péchés, tous secours dont vous avez besoin pour résister au mal, pour faire le bien eti^ur sidvre avec per^véï^nce locbe* min qui conduit au paradis, où Jésus-Christ lui-même vous attend» atin de vous dOQuer la couronne de gloire, M vous lui demeurez fidèles.

P'eîll€%donc et demeurez fermes , afin que persami uê vous enlève celte belle couronne.

QITBSTÎim Sâ^ LA LEÇON PaictDBNTB.

n. A l'image de qui Adam avait-il été créé?

A Timage de Dèeu.

2>« QueHe compagne Dieu avalt*il donné à Attnn?

^ Ul —

R. Eve sa%mrae.

Z>. Dans quel état étaient-ils lous deux?

A. Ils étaIflAl sages, saints et beorm.

D, Où est-ce que l'Eternel les avait placés?

H. Dans le jardin d'Uéden, appelé aussi le paradis.

Qu'est-ce que e'étaitque ce Jardin?

Un lieu délicieux planté de toutes sortes d'arbres, />. Comment ce jardin était-il arrosé?

R. Par quatre fleuves.

D. Nommez-moi ceux de ces fleuves que nous connaissons le mieux.

H. Le Tigre et TEuphrate.

D. Quels arbres étaient plantés au milieu du jardin ?

R. L'arbre de vie et Tarbre de la connaissance du bien et du mal.

/>. Duquel dè ces deux arbres Adam pouTSit-ii se nourrir?

H, Il se nourrissait des fruits de Tarbre de vie.

D. Quel était donc l'arbre dont le fruit lui était défendu ?

R. L'arbre de la connaissance du bien et du mai.

/). Quel était l'effet produit par le fruit de l'arbre de Nie sur nos premiers parents?

R. Il entretenak en eux la santé du corps et celle de l'ftroo.

/). Pourquoi Dieu leur avait-il défendu le fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mai?

R. Afin qu'ils ignorassent toujours le mai qui devait les perdre.

Qu'est-ce qui faisait surtout leur bonlieur dans le paradis?

il. C'était la présence de Dieu et leur union avec lut.

D. Ouêlle peine Dieu avait-il prononcée contre Adam, pour le cas où il violerait la défense qui lui avait été faite? A. Dieu lui avait dit : « Au jour où tu mangeras de ce

fruit, tu uiOiirras cerlainenK'nl. m

Z>. Si nos premiers parents avaient toiyour#ol}éi à Dieu, quel aurait été leur sort?

R. Ils auniieDt Yéott étemelteiieiit ûufik VéM boohfinr et dlnoûcenee où Ils étalent alors.

/>. Coniinuèrenl-ilsà obéir à Dieu?

A. Mon, ils mangèrent du bfkïi défendu, . .

D. Quel fut ^ennemi qui lesaé^lait?

/?. Le diable sous la forme d'un serpent.

D. Pourquoi l*ennemi de l'homme piil-il Mite fonne?

A. Parée q/ne le sar[^ étàitle pliialin de tout 1ns «nimaux.

Z>« A qui le diable s'adressa-tril d'abord i^our. exécuter sondenein?

B, A la femme.

D. Pourquoi s'adressa-t-il de préférence à Eve? A. Prol^dilement parée «que la femine e&t ordlnaifement plus faible que lliomme.

D. Racontez moi la mapiàre donc la femme fut »édmte ? ,

(Le récit.) Eté.

J^ous doQuona cette interrogatioii uoiqawieiit

comme exemple du genre de questions qu'on peut adresser aux enfants.

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