CHAPITRE Xn
kUBSTAUGE D'UKE LEÇON SUB LE NOUVEAD
TBSTAMEIIT.
Venfanee de Jésps (Luc II,
C'était un bien beau spectacle que celui que présentaient toutes les familles d'Israël, lorsqu'elles se reiuijûe»^ à Jérasalem, pour célébrer les (êtea solennelles. Tontes les routes qui conduisaient à la ville sainte élaient couvertes d'une foule innombrable, portant des rameaux verts en signe de Joie, et faisant retentir les airs de cantiques pieux. c;'est cette allégresse que décrivait le roi David, dans le psaume CXXU;» 4-i : Je me suis réjoui^ s'écriait-il, à cause de ceux qui me disaietU : Nous irons à la maison d§ (^Eternel; nos pieds se sont arrêtés dans ses portes, ô JéruscUem! Jérusalem, gui es bâtie comme une ville bien imte, en laquelle montent les tribus^ les fribus de l^£r lemely témoignage à Israël pour célébrer le nom de l'EterneL
Une fois réunis, dans. Jérusalem, les Israélites s'empressaient d'assister à toutes les saintes assemblées qui avaient
lieu dans le temple, d'offrir les sacrilices, cl eu général de iaire tout ce qui était ordonné dans la loi*
Nous voyons, dans le récit qui va nous occuper, que Josepli et Marie, aussi bien que l'enfant Jésus, s'étaient rendus dans la ville pour célébrer la grande féte, c'est-à-dire
^ Ce svuet, comme le précédent^ est da nombre de ceux qu'on ddt envisager comme difficiles; il demande & être ti!aiié avee prodênce et rétcrre«
Iji féte de Pàque. Quand les sept Jours de sa idurce furent passés, ils se préparèrent à retounier à Nazareth.
I. Comme ils s'en retouruaient, Jésus demeura dans Jérusalem. Ce n'était pas de sa part un entraiuemeQt d'enfant, ou un acte de désobéissance, car nous voyons par le verset iO, que déjà son esprit avait été fortilié d'en haut, qu'il était rempli de sagesse, et que la grâi:e de Dieu était sur lui. On ne peut donc pas supposer chez lui des caprices et des goûts d'indépendance ou de désordre , comme il s'en trouve souvent chez les enfants de cet âge ; mais Jésus avait une œuvre ù foire de la part de Dieu, et^ quoique en* tant, il en était déjà sérieusement occupé î
Que son exemple vous serve de leçon, mes chers enfants, et vous apprenne à ne pas vous livrer à la légèreté et à la parésse, mais à faire tout ce que le Seliinieur demande de V0U3, pour que vous arriviez au but qu'il s'est proposé eu vous mettant dans ce monde. Vous soumettre à sa volonté, remplir vos devoirs, faire des progrès dans tout ce qui est bon, montrer par vos paroles et par toute votre manière d'agir que vous avez à cceur de lui plaire; vous préparer ainsi à' habiter un jour son ciel, qui est la demeure de la sainteté et de la gloire , voilà votre grande affaire, celle qui doit eontinueilement vous occuper , celle qui vous occupera quand vous serez grands, comme elle doit vous occuper pendant que vous êtes jeunes encore; car le Seigneur vient bientôt, et ceux qui seront trouvés prêts entreront avec lui dans la salie des noces, tandis que pour les autres la porté sera fermée.
II. Joseph et Marie ne s'aperçurent pas d'abord de l'absence de leur enfant. Quoiqu'ils ne le vissent pas près d'eux, ils pensaient qu'il était dans quelque autre partie de la troupe qui s'était mise en marche , et qu'il faisait la roule avec leurs parents ou quelques-uns de leurs amis. Cette
erreur éudi iaeile à commetlre, à- c:iuse du grand nombre
de personnes qui s'étaient réunies pour faire ce voyage.
Les caravanes forment des troupes très considérables ; mais comme elles marchent en ordre, il y a sûreté pour tous , et lors même qu'une famille s'aperçoit de l'absence de quelqu'un de ses membres, elle n'a aucun sujet de concevoir des craintes sûr ce qui le concerne.
Tontefois une journée entière s*é(ant passée sans que l'enfant Jésus reparût, Joseph et Marie furent dans une grande angoisse, et retonrnèrent bien vitaà Jérusalem pour le chercher. Pendant au moins un jour entier ils parcoururent les rues et les maisons, le demandant à tout le monde et ne le trouvant nulle part.
C'est le devoir des parents de prendre de tels soins à l'égard de leurs enfants. Ils sont leurs protecteurs naturels contre tous les dangers auxquels l'enfance est exposée, et ils ne doivent négliger aucune des mesures indiquées par la prudence pour les y soustraire.
Souvent les enfants soutirent impatiemment qu'on les surveille, qu'on les dirige, qu'on leur interdise de se trouver dans telle société ou dans tel rassemblement, ou qu'on les oblige à rentrer à la maison à heure Uxe, et à rendre compte de ce qu'ils ont fait. Mais en se livrant à une telle disposition, ils montrent qu'ils entendent bien mal leurs intérêts et leurs devoirs. Ils devraient s'estimer heureux d'être ainsi surveillés; car cette surveillance fait iemr sûreté, et s'ils n'étaient pas soumis à une discipline régulière, ils pourraient se perdre corps et âme.
liais Jésus n*était pas un enfant ordinaire, et ce qu'il foisait sans danger, tous les enfants ne pourraient pas le faire également, parce quils ne sont pas, comme lui, dirigés par la lumière de l'Esprit de Dieu.