‹ Essai sur les écoles du dimancheChapitre 15 sur 19 · Jésus fut enfin retrouvé, et nous n'essayerons pas de · texte numérisé non relu

Jésus fut enfin retrouvé, et nous n'essayerons pas de

décrire la Joie deiosepb et de Marie en revoyant cet enlant chéri, qui notait pas seulemeiit pour eux l'objet d'une af-

feclion profonde, mais encore le sujet d'une espérance sainte et divine^ Ce n'était pas uniquement leur enfiaot quils retrouvaient, mais aussi Celui qui avait été annoncé comme le Messie promis, et dont le nom même faisait présager les hautes destinées* Avec quel bonheur ils le ser^ rèrent dans leurs bras, et se préparèrent à rejoindre avec lui leurs amis qui se dirigeaient vers Nazareth.

Mais où l'avaient-ils retrouvé? Non dans les rues de Jérusalem, occupé à contempler les objets curieux dont une grande ville abonde ; non dans quelque rassemblement, au milieu duquel il aurait été attiré par des voix éclatantes, ou par quelque annonce bruyante ; mais dans le Temple, aii ndHeu des docteurs, les interrogeant sur la religion et leur parlant des choses du ciel, tandis que les docteurs Técoutaient avec admiration*

Jésus aimait déjà le Temple, cbmme sofi aïeul David aimait le Tabernacle. Eternel^ disait-il, /aime la demeure de ta maison et le lieu où esi le pavillon de ta gloire* Quoique enfant, le Christ regardait déjà le Temple comme son habitation préférée ; il s'y trouvait à l'aise et heureux. Tout ce qu'il y voyait lui rappelait le ministère auquel il s'était consacré, disons mieux , lui rappelait le temple céleste qu'il avait quitté pour venir sur la terre, où nous marchons parmi ce qui n'a que l'apparence et les choses qui vont passer.

Heureux les en&nts qui aiment la maison de Dieu, qui se plaisent à chanter ses louanges au milieu de l'assemblée des fidèles! Heureux les enfants qui, comme Samuel et Jésus, grandissent à l'ombre du sanctuaire! Dieu les recueillera sous son aile, et les gardera comme ce quMI a de plus précieux, comme un père tendre garde son fils bien-aimé I

Jésus écoutait les docteurs et les interrogeait, moins

Mm doute pour s'iminiire asprès d'eux, que (H>ur cani-

mencer déjà Tœuvre pour laquelle il était envoyé dans le monde. Son humtlité, en écoutant ceux dont il pouvait être le naître, n<Hi6 offire le spectacle le plus beau et le plus édifiant. Son plus doux plaisir était de s'entretenir des choses saintes, de parler des vérités que bientôt il serait appelé k prédier et des demeuré» de son Père eéleste où il devait retourner un jour. Quel n'était pas l'étonnement de ces docteurs, en entendant les questions et les réponses de cet enfant extraordinaire, dont le cœur et les lèvres répandaient la sagesse , et qui paraissait tirer de lui-même la lumière que les autres enfants tirent de ceux-là seulement, qd soat chargés de les enseigner!

Les enfants n*afment pas toujours à s'instruire. La plupart préfèrent se divertir et se livrer à la dissipation. Nous ne voudrions pas leur ôter le mouvement, la gaieté et même les récréations dont leur âge a besoin. Mais nous voudrions leur rappeler que les travaux, les embarras et les difficultés de la vie les attendent et qu'il iaut s'y préparer d'une manière sérieuse. Hs s*y prépareront en s'habituant au travail, en s'instruisant de leurs devoirs auprès de leur parents, de leurs maîtres, de leurs pasteurs, et en général, auprès de ceux qui ont du savoir et de l'ex« périence.

N'oubliez pas, mes chers enfants, l'exemple que Jésus vous a donné à cet égard. Dès son jeune ftge, vous le voyez disposé à écouter ceux qui étaient chargés d'enseigner le peuple et aimant à parler des choses qui concernent le royaume de Dieu; essayez, malgré votre faiblesse, de vous approcher de ce divin modèle; Tenfant modeste, désireux d'apprendre, respectueux et soumis, se prépare totyours mi bon avenir.

lY. Harfe vMl en tant de chagrin et d'Inquiétude pen-

dant €68 trois Joare^ qu'elle ne put s'empècber de reprendre Jésus et de lui dire : Mm enfant, pourquoi as-tu ainsi agi avec nous f Foilà ton père et nioi qui te cherchions^ Mont fort en peine. Ce reproche eût été tout à fait juste» s'il avait été adressé à quelqu'un d*autre qu'à Jésus. Les parenis ont le droit et en même temps le devoir d'en adresser de semblables, lorsque leurs enfants s'absentent sans y être autorisés. Seulement quand ils les reprennent, ils doivent, comme Marie, montrer aux enfants que c'est raffection qui dicte ces reproches.

Jésus répondit au reproche de sa mère, en lui disant :

Pourquoi me cherchiez-vous? Ne saviez-vous pas qu'il me faut être occupé au>x affaires de mon père f Ces paroles, tout en expliquant la conduite de Jésus, ne portent aucune atteinte au respect dont il était animé envers ses parents. Il leur rappelle seulement qu'absorbés par leur vive affection pour lui, ils ont oublié l'œuvre qu'il doit accomplir de la part de Dieu sur la terre, conformément aux prophéties qui ont été faites à l'occasion de sa naissance. Si en effet Jésus était resté à Jérusalem, c'était pour remplir un devoir plus important qiie ceux auxquels il était appelé auprès de ses parents. Devant ce devoir supérieur, tout devait céder, ei ce ne fut pas la seule occasion dans laquelle Jésus dut les en faire souvenir.

Dans ce moment-là, ils ne comprirent pas bien ce que Jésus voulait dire, mais ce fut pour eux un avertissement qui les rendit attentifs ce qu'il y avait 4'extraordinaire dans la personne et dans l'œuvre du fils que Dieu leur avait donné.

V. Cependant Jésus, devant être le modëe de tous les enfants, fut wwnU à ses parenis. Que la Jeunesse vienne

apprendre de lui cette soumission! Elle est juste^ puisque les parents sont les guides, les protecteurs et les supérieurs

natiiffels de leurs enfante. Celte soamlssien est nUmiaire^ puisque les enfants, livrés à eux-mêmes, eommettraienides

imprudences sans nombre, et seraient constamment victimes de leur témérité et de leur inexpérience. Cette soumisdon est dmtce^ putscpie rien n'est plus Umsùe et plus agréable que d'obéir à ceux que nous aimons et qui nous aiment. Or, qui nous aime plus que nos parents, et qui devons-nous aimer, après Dieu, plus que nos pères et nos mères?

Que les^nfants ne murmurent donc pas d'une obligation qui est si aisée et qui est si fort k leur avantage.

De nos jours, le respect et la soumission des enfants pour leurs parents ont bien diminué et l'on s'en aperçoit par de tristes fruits. Les familles sont souvent troublées I^r la désobéissance, et la soumission manquant dans les familles, disparaît aussi du milieu des populations. C'est là la cause de bien des malheurs. Que l'autorité soit rétablie dans les familles et les peuples pourront reprendre plus do calme et espérer un meilleur avenir.

Enfin il nous est dit que Jé$us croissait en stature^ en Magessê et en grâce devant DUu et devant les hommes. Il croissait en stature, c'est-à-dire qu'il grandissait et se fortifiait corporellement ; en sagesse, c'est-à-dire qu'il avait toiiiottrs plus de savoir, d'intelligence, et de prudence; en grâce, c'est-à-dire que le sentiment de son union à Dieu et des devoirs qu'il avait à remplir devenait de jour en jour plus fort et plus profond. C'est ainsi qu'en Jésus le corps, l'esprit et le cœur se développaient dans un parfait accord. Le bon plaisir de Dieu reposait sur lui, et sous sa bénédiction toute-puissante, il se préparait à la divhie mission qu'il devait remplir dans le monde.

Tout enfant qui désire être béni, doit s'attacher à croître comme Jésus en sagesse, en stature et eu grâce devant

Dieu et devant les hommes. Pensez- y bien pour vousmêmes, mes chers enfants!

Vous avez besoin de forées oorporeiks, de vigueur et en même temps d'adresse, pour que vous puissiez faire de vos maiQs les travaux dont vous serez chargés, et surtout afin q»e vtMM puissiez devenir des aides utiiesfNmrvos parents. 11 faut donc que vous croissiez en stature et en force.

Vous avez besoin dès à présent dlntelligence pour pouvoir vous livrer à Tétude, Juger sainement des choses et vous guider dans les affidres de la vie. Il £iut donc que vous croissiez en sagesse.

Enfin il vous importe que vous ne vous laissiez pas entraîner par les mauvais exemples et par vos passions, mais que vous puissiez avoir une conscience pure devant Dieu et devant les hommes. 11 iaut aussi que vous vinez dans la paix et dans Famour de Dieu, en attendant le moment où il vous rappellera à lui. Pour cela vous avez besoin de croître dans la grâce de Dieu.

Ayez donc vos regards fixés sur Jésus, votre aedèle, qui vous éclairera, vous fortifiera et vous guidera en toutes choses. Sa bonté envers vous ne se lassera point ; il vous conduira comme un berger conduit ses chères brebis, il vous soutiendra dans vos faiblesses, vons consolera dans vos afflictions, vous formera à son image, et quand vous terminerez votre carrière en ce monde, il vous reeneiUer» auprès de M et vous reconnaîtra pour siens devant son Père et devant ses anges»

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