‹ Essai sur les écoles du dimancheChapitre 9 sur 19 · PRÉPAAAXIOK A PAIRE PAR LES ÉLÈVES · texte numérisé non relu

PRÉPAAAXIOK A PAIRE PAR LES ÉLÈVES

Les élèves ont à se préparer pour chaque dimanAe sur un récit, et les plus jeunes d*entre

eux em un abrégé de ce même récit. Pour que

cette préparation se fasse a\ec un plein succès pendant le cours de la semaine, il est bon que, dans chaque école, rinstructeur , en terminai^t son explication de la leçon du jour, fasse lire le récit qui fera le sujcit de la leçon du dimanche, suivant, afin que les enfants qui ne lisent pas ti;ës couramn^ent se familiarisent avec la tâche prescrite, et que ilustructeur puisse leur donner quelques aperçus qui leur en facilitent Tintelli-» gence.

Nous envisageons cette mesure comme très utile, non^seulement pour les enfants qui sont décidément retardés, mais encore pour les jeunes élèves en^énéral« Au moyen de cette précaution ils comprennent ce qu'ils étudient, ils rapprennent avec plus de facilité et déplaisir; enfin leur cœur peut déjà r^ueillir quelque bénédiction de ce travail.

Apprendre sans comprendre, c'est faire un travail purement machinai, et quand Tenfant a répété des mots sans réfléchir, il devient très difficile d'y associer plus tard le sentiment et la vie de Tàme.

Ccmunent Fenfant doit il procéder dans son travail particulier sur le récit? G' est aux instructeurs à lui donner sur ce sujet quelques directions. Au surplus, comme il importe que linstructeui: se

prépare» de âou côté, sur la leçoa, de manière a posséder la matière aussi exactement qae TélèTe lui-même , quelques-uns des conseils à donner à rélève pour sa préparation, conyiendront également à rinstructeur«

Il est nécessaire que Félève lise d'abord le morceau au moins deux fois, afin qu'il puisse en prendre une idée générale et saisir Tensemble des faits. Puis, le récit se divisant naturellement en un certain nombre de sections, il les étudiera séparément. Quand une première section aura été suffisanunent étudiée, il essayera de s'en rendre compte de yive Toix ou de se raconter à lui-même ce qu'il a lu. — Quand il a étudié le second paragraphe et qu'il veut s*en rendre compte , il doit reprendre le premier et bien considérer comment les deux se lient. La liaison des idées et des choses est le plus grand secours que Dieu ait donné à la mémoire.

Il n'est pas nécessaire que l'élève répète mot à mot le contenu du récit, mais seulement qu'il puisse reproduire les faits tels qu'ils se sont passés, dans, leur ord^e et en employant un langage qui ne s'éloigne pas trop de l'admirable simplicité du texte sacré, dont il est important de conserver la couleur.

Quand il s'agit d'histoire, les mots ne sont pas ressentie!, mais les faits. On demande seulement

qu'ils soient racontés iidèlemeut, correctement an {xnnt de rne grammatical et dans on langage en harmonie avec le fond des choses.

S'il s'agit de dogme ou de morale, comme c'est le cas dans les morceaux tirés des épitres, les mots doivent être soigneusement reproduits, car il snMrait sonyrat de les changer pour que le sens fût complètement altéré.

U faut remarquer en outre que dans les récits tirés de l'Ancien Testament et des Evangiles, les êiscours doitent, en général, être récités mot pour mot ainsi que certaines déclarations ou sentences.

Ainsi la première promesse de relèvement, qui se trouve dans les paroles adressées par TEternel au tentateur ; « Je mettrai inimUié entre toi et « la femme, entre ta postérité et celle de la femme; « cette postértté t'écrasera la téte et tu la àkJsseras « au talon » (Genèse III, 15). Ainsi la promesse ftdte à Abraham : « Toutes les familles de la terre « seront bénies en toi et en ta postérité « (Genèse XII, 3). Ainsi encore le cantique d'Ëzéefaias, les béatitudes qui sont au commencement du dis-> cours sur la montagne, les paraboles principales, etc.

L'enfant ayant reconnu qu'il est capable de reproduire convenablement son récita peut se servir du questionnaire pour s'assurer qu'il peut

rendre compte en détail de ce qu'il a appris. Mais une chose plus essentielle encore, c'est qu'il s'adresse à lui-même la question que lit Téyangéliste Philippe à Tofficier de la reine d'Ethiopie : ^ Comprends-tu bien ce que tu lis? » Si certaines choses l'embarrassent, il trouvera peut-être dans ses alentours quelqu'un qui pourra réclairer. S'il ne trouve pas ce secours dans sa feiinille, il pourra le demander à son instituteur. Dans tous les cas, ce sera déjà pour lui une bonne préparation, que d'ayoir reconnu les difficultés et posé certaines questions; car Ténumération des obstacles est un premier pas et presque un appui pour les surmonter. Le dimanche venu, r enfant sera tout oreillës pour receToiir lés explications qui doivent mettre fin à son embarras.

Nous recommanderons surtout aux enfents, comme partie essentielle de leur préparation de s'adresser au Père des lumières, pour qu'il ouvre leurs esprits et leurs cœurs à sa Parole et à isa vérité. Qu'ils répèteut ces beaux versets du psaume XLIII.

Que sur moi U clarté reluise £t nie montre ta vérité ;

Qu'au saint mont elle me conduise, Et qu'elle même m'introduise Dans ton palais dont la beaulé Fait voir ta m^esté.

Là, d'une sainle hardiesse, J'approcherai de ton autel; Là, dans une vive allégresse, Ma harpe et ma bouche sans cesse Chanteront, ô Dieu dlsraël»

Ton honneur immortd.

L'enfant qui sera animé de tels sentiments et qui chercliera avec sincérité les grâces qui lui sont nécessaires pour que les études bibliques lui soient profitables, ne tardera pas ù voir uu jour nouveau pénétrer dans son âme et les saintes Ecritures s'iUiuniuer pour lui des plus vives clartés.

L*étude des mots et du sens littéral est sans doute d*une haute importance. Luther Tayait bien reconnu quand il déclarait que le sens grammatical des Ecritures est la sauvegarde des doctrines ; mais cela n'infirme en rien cet autre fait, que la Bible ue profite ù Tâme que lorsque par le recueillement, par de saintes aspirations et de ferventes prières nous attirons sur nous le secours de TEsprit-Saint, à qui appartient de briser complètement les sceaux du livre divin et de nous en dévoiler les merveilles.

Certaines questions pourront d'ailleurs contri buer à faire retirer à Tenfant un plus graud pro« fit du trésor que Dieu a mis entre ses mains. Ainsi, les suivantes :

4 • Ottels sottl les trftits ou les passages qui n*oiil le pins

frappé dans ce récit ?

à. Pourquoi en, ai-je été. surloul frappé?

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