‹ Essai sur les faïences de Douai dites grès anglaisChapitre 21 sur 26 · DOUAI · texte numérisé non relu

DOUAI

Quelques assiettes portant en bleu les lettres

initiales des deux mots parpatte union , loge maçonnique de Douai , paraissent appartenir aux faïences de la rue des Jésuites. Le musée de Douai en montre une avec le nom

d'Halfort & C'\

La fabrique créée par M. Martin Dammann, dans la rue des Jésuites, aujourd'hui des Goninks, signait ses pièces du nom même du fondateur.

Au musée de Douai, il existe un vase de trente centimètres de hauteur, ayant au lieu d'anses deux têtes de Bélier ; les moulures en sont vertes ; il porte écrit sur la base :

Martin Dammann à Dammann.

C'était sans doute un hommage fait par l'auteur à son beau père le sieur Dammann.

L(»rsgu'eH 1804, MaFtin fiit déclaré en, fSedllite, Hal&îd, ancien ouvrier de la manufacture de la rue des Cannes, beau^frère de Charles Ldgh, reprit cet établissement.

Il signait de son nom les pièces importantes qui sortaient de ses mains.

Nous possédons deux brule-parfums, blanc jaspé, delà hauteur de trente centimètres, époque Louis XVI, portant en creux des deux côtés de la base :

HALFORT.

Sur cette pièce on peut reconnaître Texactitude d'une observation déjà faîte à propos du vçtse Martûi P^goiimann, c'est que dans les creux, le vernis prend une teinte verdâtre, ce qui n'existe pas dans les pièces de la rue des Carmes.

Husleurs amateuis attribuent encore à h fabrique de la rue des Carmes des pièces en faïence rouge d'un très beau

vernis, doux au toucher. Elles portent la marque ni

Demmin, tome I^, p. 370, dit de cette marque, qu'elle est celle d'une ten^ de pipe de la fin du XVIII' siècle, règne de Louis XV — poterie allemande (?).

Telles sont les seules marques présentant un caractère de certitude absolue ; il en est d'autres apposées sur des pièces qu'au premier abord, on serait tenté de rattacher à nos fabriques de Douai. Ainsi le vernis blanc légèrement jaunâtre delà manufacture de Bock à Luxemboui^ semble désigner des articles de notre fabrication, mais l'estampille de cette maison permet de suite de rétablir leur origine véritable.

Voici les marques de cette fabrique :

BL 15 ou encore ^vc/ ou

Un grand nombre de ces pièces sont revêtues de peintures bleues.

Le musée de Douai possède plusieurs échantillons de cette manufacture.

Le musée céramique de Douai renferme ime soupière

LP

avec la marcpxe n q présentant une grande analogie avec

nos faïences. Il ne faut cependant pas les confondre. C'est la marque de la fabrique de Paris, rue du Pontr-aux-C!lioux 1784. Ce chiffre a été adopté le 6 août 1786, après que cette fabrique eût été placée sous le patronage de Louis-Philippe, duc d'Orléans L P.

Nous recommandons encore à Fattention des curieux la

marque 1 v*lJ •^ ^® ^^^^ avons vue sur un tonneau

en grès anglais, monté sur châssis, style Louis XVI, dont

le vernis présente la plus parfaite ressemblance avec les

produits de la rue des Carmes.

DG n en est de même de celle tj qui figure sur le socle

d'un magnifique groupe représentant Hercule terrassant rhydre de Lemes, acheté par nous à Rome, et qui, pour la perfection du travail , semble avoir été modelé par Jean de Bologne.

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