Grimm, RechtsalterthUmer
tains ont renoncé à expliquer le mot , et ne tenant compte que du manu (hLodecima, s'efforcent de prouver que cet affranchissement s'effectuait par la transmission successive dans douze mains différentes de l'esclave affranchi et croient par là trouver un rapport entre ce mode d'affranchissement et celui qu'on désigne sous le nom de per quartam manum du droit lombard *.
Ces explications ne font que reculer la difdculté sans la résoudre. Pour nous , nous ne voyons que trois sens possibles au terme hantrada : ^
1® Ou bien il y a eu une erreur de copiste qui a écrit han^ trada au lieu de hundtrada par suite de la similitude des deux consonnances d et ^, et alors le handtradere^ handtradam ne serait qu'une latinisation barbare du sens livrer avec lamain^ affranchir par la main , tradere per manum , et ferait allusion à l'emploi de la main dans le serment ;
2** Ou bien hantrada/m, vient en effet des mots kand^ râdi, signifie un objet qu'on tient à la main, et alors l'affranchissement per hantradam serait un affranchissement qui s'effectuerait par la remise d'un ustensile maniable, d'un objet qu'on tient à la main ; mais cela est difficile à croire, puisqu'il s'agit d'un serment , à moins d'admettre qu'il y eût en outre remise d'objets symboliques ;
3® Ou bien enfin , et c'est là notre opinion , hantradam vient du mot allemand hand^ main, et du radical rad^ qui veut dire mouvoir^ remuer^ livrer^ c'est-à-dire livrer avec la main , faire la tradition avec la main, mettre en possession avec la main , et alors hantrada serait le même mot germain que manumissio^ manicmittere en latin. Cette supposition n'a d'ailleurs rien qui doive surprendre, car il est fréquent