Rozière, Formules, 286, 297. (Marculf, append
jouait un rôle de fait dans une tradition , mais n'apparaissait pas comme la caractéristique d'une forme particulière? Si ces données sont exactes, on ne doit voir dans les affranchissements dits per manum qu'une application des autres formes, dans ceux per manum régis j in manu régis dando qu'une application de Taffranchissement par le roi ou devant le roi, par suite, qu'une conséquence de la tradition ordinaire devant le roi *.
Il existait chez les Lombards un mode d'affranchissement appelé généralement per ga/rathinx ou per quartam manum. Les formes en ont été décrites longuement et avec beaucoup de précision dans plusieurs textes des lois lombardes, mais cela ne lève point cependant toute difficulté 2.
Cette dénomination per garaihinx ne rend pas compte des formalités exigées pour accomplir cet affranchissement , comme on pourra s'en assurer par la simple lecture des textes précités, puisqu'il y avait une déclaration solennelle du manumissor et une tradition de la personne affranchie dans les mains d'un tiers qui la libérait réellement devant témoins.
Cette forme, selon nous, ne diffère point de celle qu'on a dénommée per impans ou in votum régis ^. Mais s'il est vrai que ces variétés de dénominations ne désignent qu'une même forme , quel est le sens de cette forme et que signifient ces formalités?
On peut aisément les expliquer si on les considère comme les éléments d'une tradition ordinaire , tandis qu'on ne peut éviter les difficultés et les contradictions si on cherche à en faire des modes particuliers. En effet, il importe de se rappeler que,
1. Pour se convaincre de cette assimilation, il suffira de comparer dans Grrimm, D. Rechts aller thtimer , les textes qu'il donne au chapitre Symboles et qui se rapportent à un affranchissement et à une tradition. Ainsi pour la tradition per manurrij voy. p. 137 et s.