‹ Essai sur les formes et les effets de l'affranchissement dans le droit gallo-francChapitre 74 sur 91 · Voyez plus haut, p · texte numérisé non relu

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FouBKiBS y le Droit gallo^frane, ^

chez les Lombards, la forme la plus solennelle et la plus usitée, pour les aliénations et les transmissions ordinaires de biens, était aussi une traditiopergarathinx^. Or Fassimilation entre la tradition ordinaire et la traditio libertatis est faite par les textes lombards eux-mêmes lorsqu'ils déclarent que pour épouser une femme serve, il faut que l'homme libre la fasse libre : « legitimam per garât hin^r, id estper libertatis donationem^.» La liberté se donnait donc; il y avait donc une tradition de la liberté 3, bien plus, une traditio per garathinxf N'est-il donc pas permis d'en conclure que ces deux actes n'étaient que deux applications d'une même institution juridique : la tradition?

Il est vrai que ces lois ne dégagent pas très précisément les deux facteurs de la tradition et mentionnent plutôt des formalités pour dissoudre la puissance du maître * que celles qui servaient à investir dans la qualité de libre. Ce n'est pas là cependant une objection sérieuse à notre opinion. Il est probable que les formalités de l'investiture ne furent pas aussi dévelop-

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