‹ Essai sur les fortifications anciennes, ou introduction à l'histoire générale de la fortification des anciensChapitre 35 sur 72 · Villdt eiitottrées de^haiea. — L'usage de reûfenoer lès · texte numérisé non relu

Villdt eiitottrées de^haiea. — L'usage de reûfenoer lès

habitations derrière des haies devait être tellement fréquent chez quelques peuples du Mord de l'Europe occidentale, que ce que les uns appelaient la ville se nommait hâte chez les autres. < C'est « du mot tun, colline, dit en effet H. hi^ Câmbbt^^ que vient la finale cellique dunum des noms de villes, sur laquelle on a tant écrit, l'anglais town, le gallois din et dinas, ville, le hollandais tuin, circuit» cloison, haie, et tuinen, entourer de haies^ >

Sous les pois franks, dans la Gaule, les villas, les métsùries, les maisons de campagne, faute de meilleures défenses, étaient encloses de haies. Les villages français dont les noms se terminent en c&uri (cortex) et en cin ou chm (diûum, cinctiun)i eii portent un témoignase suffisant ^. Du reste^ Charlemagne, dans son capitulaire de Villis, rappelle qu'un grand nombre de ses domaines étaient entourés de haies ^. Vers le même temps, Idris II, fondant la ville de Fez, dans le Maroc, abritait son campement derrière une fortification semblable : « Idris, dit le Kar- < ias^t commença à bâtir et établit ses tentes à Tendroit nommé « aujourd'hui encore El-Gadouara, qu'il entoura de brousc sailies et de roseaux j> (8U7 ap, i.-C.) *. Le second capitulaire de Pistes (864 ap. J.-C), datant de Charles le Chauve, rappelle aussi que, dans la seconde moitié du IX« siècle, beaucoup de petits seigneurs fi'ançais avaient établi des haies, en guise de fortifications, autour de leurs demeures féodales ^.

68. Bmploi des palissades pour les eamps, pur les syriens et les Egyptiens. — Les palissades ou lignes de pieux, plus ou moins bien dressés, constituaient une défense plus solides que les haies. C'était, en même temps, une fortification facile à établir rapidement en campagne, pour la protection des camps. Aussi les trouve-t-on figurées sur les monuments anciens de l'Assyrie^ et de l'Egypte, dans les représentations de camps retranchés. On en voit au grand Spéosd'ipsamboulet

i. De Cambry, Monom. ceit., p. 293.-^â. Tailliar, Côtkgr. ardtépL, 1861, 1. 1, p. 181 et soiv. —3. Yoy. ci-dessus, p. 936* -^ 4. S^9> édit. Baumier, p. 35.— 5. Yoy. eidessas, p. 241.— 6. Id.,pi ^.«^ 7, Botta, MouKin» <il9 Minive, pi. 142.

$ttr les Propylées de Louqsor à Thèbes; elles ont rapport aux expéditions de Ramsès II (XIV« siècle) ^

Ces palis assyriens et égyptiens ressemblaient beaucoup par leurs formes» comme on peut en juger d'après ces peintures antiques^ à ceux qu'exécutent encore les modernes dans leurs ouvrages de fortiâcation passagère.

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