Les tribales des Romains et des Grecs byzantins.—Au
dire de Yégèce^ les Romains, dans les guerres d'Antiochus (190) et de Milhridate (86), se servirent avec succès d'une défense de bois que l'écrivain décrit comme étant formée de quatre pieux, c quatuor palis confixum >, tellement disposée que, de quelque manière qu'on la jetât à terre, elle reposait toujours sur trois poinles et présentait lu quatrième en l'air ^. C'était évidemment un appareil analogue à la croix de Saint-André des ingénieurs militaires modernes *, On l'appelait trtbulus ligneus, autrement dit tripède de bois, pour le distinguer d'un autre tripède en mêlai, le murex ferreus, qui avait une destination analogue.
L'empereur Léon, dans ses Institutions militaires, parie aussi des tribules (triboloi), que Nicéphore employa dans son expédition contre les Bulgares (811 ap. J.-G.) *. Mon ami, M. le capitaine Masquelez, dans son Etude sur la castramétation des Ro-mains, a donné l'excellente traduction suivante de la description des tribules par Lâon ^ :
c Deux piquets égaux et longs de trois spithamè (0°^,67d) re- • présentaient un V renversé ; un autre piquet, long de cinq à c six spithamè (de l'°,12o à 1"',33), semblable à un javelot, se c joignait k ce iDipède et formait ainsi^un tripède bien affermi « sur ses jambes : au somipet du tripède et de cette espèce de
i. De Cambry, Monnm. celt., p. 297.— >2. Laisné, Aide-Mémoire des oUiciers du génie.— 3. Végèce, III, 8.-4. Emy, Cours de fortification. *-5. Léon, lûsiit.y U.-^. Hasquelez^ p. 470.