L.lir.ihtPtfJIKiiiuinB W^thi i.9u,ïih.X.Fv
accidents naturels, surtout si r.on; remarqué .qu'à, la partie suoérieure de ces éminences se trouvént.des amas de cendre durcie, au milieu desquels se dressent* des ; pieux droits et: refendus; Cette . disposition laisse tout au moins . supposer que les homnies qui ont élevé ces buttes factices Rivaient en vue quelque organisation défensive.. ...
Du reste, sans avoir besoin de recourir à cet: exetnplé, ne savons-nous pas , par , les voyageurs . et [ les historiens, > qu'au moyen âge les Tartares-Mongols de la.Chine: dressaient encore quelques-uns de leurs monuments sur des terrasses artificielles ? Et si ceux-ci n'ont pas eu avec les. Scythes-Tourahiens quelque communauté d'origine, ils parlaient tout au moins des langues analogues*.
Marco-Polo, voyageur vénitien du XIII^ siècle (1269-1295 ap. J.-C), rapporte que le grand khân: des Mongols de la Chine possédait, à Cabalut (Khân-Baligh).*, unmàgnifiqué palais entouré d'un grand mur carré, et crénelé, avec d'âiitres palais h chaque coin, et il ajoute : . « Vers le nord, à une portée d'arc'du « palais, le grand khân a fait faire un tet*lïe..C'est.un mont qui est bien haut de cent pas et qui a plus;d'un:mille de tour.v. &ir «la montagne, au milieu du sommet, 'est uni palais ! beau et « grand ^. ». ,...:• ...,.•
De son côté, Rachid-Eddin, en' parlant de :1a résidence d^élé du khân des .Mqngolç,' à Keï! min fou, dit aussi, que Koubilaï (1260-1294 ap. J.-C.) fit dresser dans une prairie unlmassif solide en maçonnerie, delà hauteur d'un homme, au-dessus du sol, et que ce futsiir ce soubassement qu'on' éleva le A;ar«iou* palais dont le princeavaitvu'le' plan en songea.
Si maintenant nous consultons HÉR0i)0TE,'il nous dira que les Scythes, après avoir enterré leurs rois; avaient l'habitude de.cotabler la: fosse et de la; recouvrir; d'un tertre d* uhe^très-grande élévation *. Le tombeau d'Alexandropol, connu sôus lé nom de Longovàta-Moguilà ow tombe de la prairie; est évidemment l'un
1. Voy. E. Lamé, Rev. conlemp.> 1863; t. I,'p. 730. Tous'cespeupies parlaient des langues d'agglutinalion. ^ 2. Sur remplacement do Péking (Chine):— 3. Marco-Polo; Voy. E. ; Charfon, Voyageurs,' etc., t. II, p. 323et.8utv.— .4. Klaproihi,'Joum. [asiàt^ i8d3> 1. 1, p. 34î^, 330,— 5. Hérod., IV, 71. . ;
de ces maugolées antiquei indiqués par le père de l'histoire. Sa base circulaire a, dit-on ^ environ 320 mètres de circonfiârence ; elle est entourée de pierres brutes sur une hauteur de 21 mètres, et, aurdessus, s'élève un massif de terre, en forme de cône tronqué, dont la base supérieure a plus de 19 mètres de diamètre. Comme on le voit, les Scythes d'HÉRonoTs étaient de fameux constructeurs de tumuli, de terrasses ; et s'il y avait véritablement entre eux et les Scythes-Touraniens cette communauté d'origine dont nous avons parlé précédemment *, peut-on s'étonner de rencontrer, à Babylone et surtout à Ninive, des monticules artificiels, dans la construction desquels les hommes du Nord paraissent avoir tout particulièrement excellé ?
96. Les keeps des Saxons. ^ C'était également l'habitude des Saxons de 1^ Grande-Bretagne, au moyen âge, d*élever leurs camps au-dessus du terrain environnant, au moyen de monticules artificiels qu'ils nommaient keeps ou collines basses. « Cette espèce de keep », dit M. Strutt ' en parlant des Saxons du temps d'Edouard l'Ancien (900-925 ap. J.-C.)^ « au lieu d'être K entourée d'un banc de terre, l'était d'un mur solide et épais, K dans lequel il y avait dans l'intérieur des logements construits c pour les soldats, tandis qu'au dehors de tout l'ouvrage régnait « un profond fossé qui était lui-même entouré d'un fort rem- « part en terre, sur lequel on bâtissait un mur extérieur garni 0 de tours à la manière des Romains. »
97. Les mottes des ch&teauz féodaux. «^ Delà même manière et dans un but facile à deviner, plusieurs donjons des châteaux féodaux du moyen âge furent dressés sur des moites de terre, éminences artificielles dont l'emploi, comme je l'ai dit précédemment *, dura jusqu'à ce qu'on eut appris à faire avantageusement usage de la mine. Les mottes disparurent alors, parce que les mines renversaient trop facilement les constructions qu'elles supportaient et que le mineur se creusait sans peine des logements sous leur massif.
I.Yoy. Buînesde la Scythie, tombeau d^Alexandropol.*- 9. Voy. ci* dessus, p. 164, 165.— 3. Strutt, Anglet. ano., p. 58.-4. Voy. oi-dessus, p. d92> 393 et 450.
Od. Les postes élevés d^obsertration et de eomb&t. — L4dée de s'élever, pour surveiller les abords d'une position et pour combattre, est aussi ancienne sans doute que l'humanité même, et il ne paraît pas invraisemblable d'admettre, je crois, que lorsque l'homme sauvage quitta pour la première fois les montagnes qui, à l'origine, lui servirent d'asile, il ait pu avoir ridée de dresser dans les plaines des buttes artificielles pour y établir sa résidence, se défendre plus facilement contre les attaques de ses ennemis et surveiller son domaine.
La fameuse tour de Babel fut vraisemblablement une maison fortifiée ou un poste d'observation dressé de la sorte pour surveiller la plaine environnante et servir d'asile à une colonie encore peu nombreuse ; car il semble difficile d'admettre que ses constructeurs, comme le prétend la Genèse *, n'eurent d'autre but que de satisfaire leur vanité. Ils conservaient. du reste encore, très-certainement, le souvenir d'une grande cataracte céleste qui avait failli anéantir leur race, et cela eût suffi d'ailleurs pour leur faire prendre une pareille précaution, par laquelle ils osaient espérer de pouvoir conjurer le péril, en cas de retour.
Peut-être les constructeurs des premières pyramides d'Egypte eurent-ils quelque idée analogue, quoiqu'on ait tant répété qu'elles furent simplement élevées dans le but d'éterniser la mémoire de pharaons puissants et animés du désir immodéré d'accumuler de la pierre sur de la pierre. Quoi qu'il soit, du reste, du motif qui présida h l'érection de si colossales bâtisses, il n'en est pas moins vraisemblable qu'à l'annonce des grandes invasions, comme celles des Hycsos, elles durent servir "plus d'une fois de postes d'observation aux sentinelles chargées de surveiller de loin les passages de l'Asie et les abords de la capitale Memphis. C'est ce que les hiéroglyphes nous apprendront peut-être un jour.
Avant de sortir du domaine des conjectures, il me reste encore à étudier la réponse du Scythe Idanthyrse à l'envové de Darius (508) :
(( Nous ne possédons, dit-il^, ni villes ni campagnes cultivées « qui puissent te tenter. Mais si tu trouves les sépultures de nos