SYMPTOMES
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Dans la hernie’ véductible les symptômes sont très obscurs. Il est bien difficile pour ne pas dire impossible d'affirmer qu'on est en présence d'une hernie de l'appendice.
En lisant attentivement les observations, ce qui frappe ‘le plus c’est le petit volume de la tumeur. On la compare souvent à la grosseur du petit doigt, d’une noix. ‘Obs. Beaumetz, XXXHIL. |
Dans plusieurs cas elle était passée inaperçue.
Merling, Th. d'Heidelberg. Cabaret. Journ. de conn. médic. chir., 1842. Faisons remarquer qu'elle est souvent de consistance ferme, semblable à un ganglion. Ob. Thierry, fréquemment indolore, occasionnant une gêne si peu accentuée que quelques malades s’abstiennent de porter de bandage sans les voir grossir sensiblement, Pich. Th. Lancet. M. Thierry nous rapporte cependant, l'histoire d’un heraïeux qui vit sa hernie s’étrangler pour avoir mis de côté son bandage,
Hernie irréductible. — Toujours confondue avec l'épi-. plocèle. Observat. XXI de la CI. de Breslau, etc. Tous les symptômes sont comæuns, irréductibilité, tumeur pres que constamment mate à la percussion, sensibilité modéré à la pression. Dans une observation XXXII, on a observé des douleurs et de fréquentes miclions.
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Hernie étranglée. — La plus importante pour nous.-La marche de l'étranglement dans la hernie appendiculaire n’est pas toujours Ja même et nous fournira ample malière à réflexions.
Les observalions nous montrent Pétranglement survenant souvent en même temps que l’irréductibilité.
C’est le premier symptôme observé. L'étranglement, la plupart du lemps, survient sans effort, sans cause appréciable extérieurement, chez des individus porteurs de hernie, jusque-là indolente, et se réduisant facilement depuis plusieurs années (jusqu’à 8 ans), surtout tant qu'elle était bien maintenue par un bandage.
Symptômes locaux. — Sous l’influence de létranglement la tumeur augmente de volume, devient tendue, maronnée, avec ou sans rougeur de la peau, de consistance plutôt rénitente que fluctuante, ce qui arrive cependant (Obs. Vignard). Souvent sensible à la pression, au niveau du pédicule {Ob. Vignard) où elle atteignait le plus haut degré de sensibilité.
Sympiômes fonetionnels. — Des. douleurs intenses, s’irradiant dans l’abdomen, sous formes de coliques violentes dans presque tous les cas. C’est ici surtout que nous devons faire remarquer les veriabilités des phénomènes d’obstruction.
3 symplômes capitaux doivent nous arrêter.
Constipation, arrêt des gaz, vomissements.
Disons d'avance que dans la pluralilé des cas, on note au complet tous les phénomènes d’étranglement.
Constipation, arrêt des gaz, vomissements, méléorisme,
état général mauvais. Il n’y à done qu’un nombre relali-
vement restreint de malades à ne pas suivre cette règle.
Résumons les quelques observations qui font exception.
La malade de M. Vignard présentait de la persistance des selles et des gaz, tout en vomissant par intermitlence.
Celui de M. Thierry n'avait également pas de constipation, pas d'arrêt des gaz, tout en ayant quelques vomissements. |
Dans une observation de Brieger, on avait tous les sy, lômes de l’étranglement, moins la constipation.
Ob. de la CI. de Breslau, constipation incomplète, selles après huile de ricin. Gaz abondants, pas de vomissements.
L'enfant cité par Guersant, conservait normaux le cours des matières et des gaz malgré les vomissements.
Enfin Malgaigne parle d’un enfant de 13 ans qui avait également des selles.
Que ressort-il de cet exposé? Presque toujours il ya relation entre l’arrêt des matières et des gaz. L'existence de ce symptôme est d’un intérêt capital pour le diagnostic comme nous le démontrerons. Ensuite que le signe vomissement n'offre aucune importance. En effet, ilexiste parfois dans les cas les plus opposés, avec absence de constipation, avec arrêt des selles. On ne doit donc fonder sur lui aucune espérance sérieuse pour le diagnostic.
A tous ces symptômes locaux et fonctionnels, ajoutons chez quelques-uns tous les phénomènes péritonéaux, faciès grippé, petitesse du pouls, refroidissement, en un mot le collapsus dans sa plus pure expression. Chez
d’autres, rien de ces phénomènes alarmants, un état général relativement salisfaisant.
En résumé, les symptômes suivent deux marches bien distinctes. Leur connaissance exacte est d'une haute importance pour le diagnostic et l'intervention future.
Dans un premier cas : Irréductibilité, tension, augmentation de volume, douleur exaspérante, vomissements précoces, et presque d'emblée, suppression totale des matières intestinales et des caz, phénomènes de collapsus ou non.
Dans un second : A propos d’une hernie souvent petite, douleur plus où moins vive, tumeur dure, tendue, irréductible, mais nausées seulement ou vomissements. Tardivement se fait l'arrêt des gazet des matières ou des
matières seulement, ou encore absence de constipation, état général pas trop inquiétant.
Chez le premier malade en présence de symptômes d’étranglement aussi caractéristique, devant cette marche tapageuse, rapide, on ne peut avoir aucun doute, on songe de suite à la hernie commune étranglée. Erreur facile, peu regrettable, puisqu'on est conduit à Ja kélotomie. |
Chez le second : cette absence de constipation, l'issue naturelle des gaz, l’atlénuation de tous les phénomènes ordinaires de l’étranglement, conduisent le médecin à ne penser qu’à l’épiplocèle et par là à différer l'interven-
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