ANATOMIE PATHOLOGIQUE
Les hernies de l’appendice suivent la loi commune. Elles sont réductibles ou irréductibles.
Du premier cas nous n’avons pas à nous occuper davantage.
Comme nous l'avons vu dans le précédent chapitre, il y a presque constamment des adhérences de voisinage, soit antérieures ou postérieures au prolapsus.
Voilà la véritable cause de l’irréductibilité.
Aühérences au sac, Brieger, observations XIE, XXVI, elc.
Brunner, 1889, à l’anneau. Brieger, observation X, à l'épiploon, Brieger, XXVI, XXV, etc. Clinique de Breslau au cordon spermatique, Jackle. Bruger, observation XXII; CI. de Breslau, observation XXIV. Nous connaissons en plus celles qui existent avec le testicule.
Etant donnée la facilité avec laquelle l’appendice normal, in situ, s’enflamme, on comprendra facilement que cet organe prolabé aura encore plus de chances de subir ces modifications. Des lésions inflammatoires à l'étranglementil n’y a qu'un pas. L'élranglement doit donc être dû bien souvent, vu l’exiguité du calilre du diverticule
par rapport à celui de l’anneau, à une appendicite avec
toutes ses conséquences redoutables, gangrène, perforation, péritonite localisée ou généralisée.
Dans certains cas, les désordres sont tellement intenses qu’on a eu pendant l'opération, on l’autopsie, beaucoup de peine à trouver ou reconnaître l’appendice. L’organe ayant été diminué de volume ou considérablement déformé, baigné dans le pus, enfoui dans les tissus sphacélés. M. Manec croit être en présence du canal spermatique altéré, on le laisse dans la plaie, le malade meurt, observation XXXIV. G. Beaumetz, Gazette des Hôpitaux, 1859, page 462. Ailleurs l'opérateur croit reconnaître une masse épiploïque adhérente et modifiée, il la laisse dans la plaie; mort (erreur d'autant plus grande qu'il s'agissait d’un enfant), observation XL, Guersant. Schwencke croit à un varicocèle, il y avait adhérence testiculaire. On hésite un instant entre la trompe et l’ovaire, observalion XXXII, CL de Breslau, il ressemble à un ganglion Iymphatique, observation X, XIIT. Lancet, septembre 1880.
La plupart du temps l’étranglement est provoqué par ‘une inflammation due à la présence de corps étranger {noyau de cerise, observation XXXVIII, The Dublin Journal, 41). Une aiguille, Amyand, observ. LI, matières fécales, et cette dernière hypothèse ne doit pas être toujours éloignée, si l’on n’en trouve plus de traces. Les boulettes pouvant se dissocier sous l'influence de l’inflammation.
Sandifort, dans la thèse de Mérigot de Treiguy, signale - un cas d’étranglement, survenu par l’irritalion occasionnée par la pression d’un bandage mauvais ou mal ajusté, Signalons encore, l’interposition du méso-appendice entre
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l'anneau et le diverticule. Les coudes et les inflexions en anse de l’appendice. Observat. XXV. Brieger. Observ. XII, Jackle. Wolfler, incrimine aussi une fois, la dégénérescence kystique de l’appendice. Observat. XVI. Quoique souvent on rencontre peu ou point d'adhérences au collet, l’appendice pouvant librément être attiré au dehors. Il faut reconnaître que certains étranglements ne peuvent rentrer dans les cas cités plus haut, on est convaincu alors du rôle joué au niveau de l'anneau, du collet du sac.
Il existe chez ces malades, un sillon d’étranglement à ce niveau. L’étranglement est parfois très serré, nécessitant le débridement, observ. du Dr Pollosson, Dr Thierry, Brieger, etc.
Dans ces observations, la stricture de la hernie présente tous les degrés, depuis une simple trace, jusqu’au sphacèle complet. L’appendice étranglé, offre les mêmes particularités qu’une anse intestinale dans la même situation : les deux parties séparées par le sillon subissent les mêmes effets pathologiques, depuis quelques troubles de vascularisation, de congestion permettant la réduction dans l’abdomen, de l'organe après libération, jusqu’à la gangrène, complète, perforation, transformation en un vaste abcès stercoral. Cas probable de M. le Dr Pollosson, de M. le D' Vignard,
Le voici en quelques mots :
Un homme entre à l'hôpital avec de la diarrhée et une tumeur fluctuante de l’aîne droite. On fut sur le point d'inciser la collection purulente dès le premier jour,
croyant à un abcès simple. Le second jour, la peau
ON
- prend une couleur violacée, et à la percussion on trouve
de la sonorité gazeuse, le troisième jour, à la surface, on aperçoit une petite escharre, qui sous l'influence d'une légère pression donna issue à un liquide fécaloïde et à des gaz.
La guérison fut spontanée. Quoique nous n’en ayons pas la certitude, il y a bien des présomplions, -que nous ayons eu là, un abcès stercoral dû à un étranglement de l’appendice, avec issue naturelle heureuse, sur laquelle il serait téméraire de compter.
Quant à un abcès par pincement latéral de l'intestin, cela paraît peu probale étant donné le peu de phéaomè. nes généraux, et surtout la terminaison favorable.