PHYSIOLOGIE PATHOLOGIQUE
Pourquoi tant de variabilité dans les phénomènes qui se rallachent à l'étranglement de la hernie de l’appendice. Les phénomènes d'iléus ne tiennent pas à l’obstacle réel au cours des matières. « Rien ne peut mieux démontrer l’origine nerveuse des accidents de l’étranglement herniaire que les accidents observés dans l’étranglement de l’appendice vermiforme, où il n’y a pas lieu de faire intervenir, ni l'arrêt mécanique de cours des walières, ni la septicémie intestinale (Pollosson).
Les coudes, les torsions de l'intestin ne peuvent suffire que dans certains cas déterminés (Observ. XVII, l’autopsie donna : obstruction de l'intestin grêle par demi-torsion qui avait échappé au cours de l’opération).
On a parlé de péritonite par propagation, justifiable également que dans quelques faits (Obs. de Pick, où l’on ne trouva aucun signe de péritonite, aucun changement de structure de l'intestin, quoiqué l’autopsie fut faite 5 heures au plus tard après la mort).
Ristein a fait sur ce sujet de remarquables expériences sur les chiens. Il pratiqua l’occlusion de l'intestin par suture, il n’eut aucun phénomène ‘d'iléus, la mort arriva lentement par inanilion, aussi Ristein altribue-t-il les
phénomènes d’occlusion à l’altération pathologique cau-
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sée par l'étranglement du tube intestinal et de ses nerfs. Quant aux vomissements fécaloïdes, il n’y voit là qu’une simple conséquence de l'interruption du cours des malières en rapport surtout avec le siège élevé de l'occlusion.
Il s’agit probablement d’un réflexe variable avec les sujets. Chez les hystériques n’a-t-on pas signalé des vomissements fécaloïdes, et pourtant on ne pourra pas accuser aucune des causes usitées en pareil cas.
Il existe encore une certaine analogie entre la diversité de ces phénomènes et ceux qu’on observe dans les coliques néphrétiques et hépatiques, où les symptômes sont si variables, depuis quelques légers signes qui les font passer parfois presque inaperçus, et ces grands troubles qui ressemblent à l’ocelusion intestinale, avec météorisme, vomissements, arrêt des matières, douleurs atroces. On sait que l'intensité de ces phénomènes n’est pas en rapport avec le volume de la concrétion, mais bien avec l'excitation qu’elle détermine et le spasme qui en résulle suivant la susceptibilité nerveuse des individus.
Pour nous les phénomènes d’iléus paraissent donc bien de nature réflexe, et avoir pour cause l’altération des nerfs intestinaux, en tout cas dans le domaine du
grand sympathique.