ANATOMIE DE L'APPENDICE
L'appendice iléo-cœcal où vermiculaire est un petit diverticule cylindrique, attaché à l'extrémité libre du cœcum, il naît de la partie inférieure, postérieure et interne de cette portion du gros intestin distant de la valvule d’environ deux ou trois centimètres. M. Tuffier, qui a fait des recherches si intéressantes sur ce sujet, n’a trouvé que deux fois sur 200 cas l’appendice inséré à l'extrémité la plus déclive du cœcum.
Il a une forme cylindrique, parfois légèrement renflée vers sa partie moyenne, ou vaguement bosselée.
Très rarement rectiligne, le plus souvent recourbé suivant une de ses faces. En général un peu évasé à son insertion.
Chez quelques rares sujets, on l’a trouvé infundibuliforme et se continuant sans ligne de démarcation bien accusée avec le cœcum très resserré dans ces cas.
Sa dimension moyenne serait de six à huit centimètres, suivant Sappey, six, huit et douze centimètres, Mariage (thèse de Paris), de cinq à six. Benoît de six à douze, dans des cas peu communs on en a rencontré mesurant jusqu’à 18 et 22 (Heule), 20 (Lannelongue), d'un autre côté, il est parfois à l’état rudimenlaire et d’une longueur inférieure à trois centimètres.
L'appendice est creusé d’une cavité centrale très étroite
note
ayant presque toujours un diamètre égal, mème dans les dimensions exagérées. Cette cavité est le plus souvent virtuelle, en forme de fente, sauf quand elle est distendue, ce qui est assez fréquent, par des mucosités, des corps étrangers, noyaux de fruits, boulettes fécales.
Certains auteurs ont trouvé l’appendice en partie oblitéré et Cruveilhier affirme l’avoir vu une fois transformé en cordon fibreux.
Il existe de nombreuses dissidences sur l'existence de la valvule qui enferme l'orifice. Les uns la décrivent plus ou moins complète depuis un simple relief jusqu’à un croissant embrassant plus de la moitié de sa circonférence. Gerbach prétend qu'elle est toujours rudimentaire chez les vieillards, ce qui expliquerait la rareté des perforations du cœcum chez eux. Clado en nie l’existence, Testut la considère comme exceptionnelle. Lafargue ne l’a rencontrée que deux fois sur 200 sujets.
Un simple coup d'œil sur sa structure.
Ses parois sont très épaisses, 4 à 6 millimètres. Séreuse, musculeuse à fibres longitudinales et circulaires, celluleuse très dense, et une muqueuse à épithélium cylindrique, stroma adénoïde musculaire mucusæ et de nombreuses glandes en tube.
De toutes les tuniques, la plus importante pour nous est la séreuse. Le péritoine l'entoure complètement comme sur l'intestin grêle, et en s’adossant à lui-même sur un de ses bords, il forme un véritable méso. Le méso appendice qui la rattache au cœcum et au mésentère.
Le méso existe toujours, parfois il n’est que rudimentaire.