PATHOGÉNIE
Un des faits les plus importants pour expliquer la pathogénie des hernies de l’appendice, les hernies congénitales principalement, c'est lexistence d’adhérences entre l’appendice ‘et les organcs voisins. Pour Clado, il est indiscutable que beauconp de ces adhérences sont le résultat de lésions inflammatoires durant la vie fœtale. On l'a trouvé lié par sa pointe au ligament large, à la
. trompe, à l'ovaire. Il est difficile d'admettre que des lésions de nature inflammatoire, venues après la maissance, n'aient soudé que l'extrémité la moins vasculaire de ce diverticule. Trèves a signalé des adhérences à la partie antérieure du réin. Sappey-Haller, des adhérences hépatiques et duodénales.
Elles sont donc une des causes les plus puissantes de la formation de ces hernies. Dans la thèse de Merigot de Treigny, Sandifort cite un cas où l’appendice avait été entraîné pendant la-migration du testicule dans la vaginale.
L'appendice adhérait en partie avec le testicule, en partie avec le sac ct l’ancienneté des lésions nellement inflammatoires atteslait que laflection devait remonter à l’époque de la descente du testicule. Sur un nouveau-né, l’appendice était seul contenu dans une hernie inguinale congénitale et adhérail au testicule, Sœmme-
op
ring cité par Merling. Le D' Miot relate également une observation à l’appui, il y avait adhérence entre le Lesticule et l’appendice (in mémoire de Clado). Dans une opération d'entéro-épiplocèle chez un homme de 20 ans, on constata que le sac herniaire ne contenait que l'appendice adhérent au testicule et simulant par là un -varicocèle, Schwenck. Leipzig, 1805, cité par Merling.
L'évolution topographique de l'appendice nous en donne l'explication. Jusqu’à six mois l’appendice caché derrière le cœcum est en rapport avec:le foie et en contact avec les glandes génitales (mâle et femelle).
Une autre cause non moins importante : la persistance du canal vagino-péritonéal pendant la vie embryonnaire ou les premiers jours de la vie.
Les hernies acquises irréductibles peuvent s'expliquer également par une appendicite antérieure, des adhérences de l’appendice avec le péritoine pariétal au voisinage du canal inguinal ou de l'anneau crural. Le péritoine devenant par glissement portion du sac herniaire, entraînera avec lui l’appendice.
Dans la plupart des observations, nous voyons des adhérences avec le sac, il est évident que beaucoup d’entre elles sont dues à une appendicite intra-sacculaire, à une péritonite herniaire, consécutivement à la descente. Mais pourquoi quelques-unes de ces adhérences n’auraient elles pas eu une origine antérieure.
À ce propos, on peut également se demander si l'épiplocèle droit adhérent ne doit pas ses adhérences à une poussée d’appendicite antérieure.
L’appendicite provoquant dans son voisinage des adhé-
Ar
rences inflammatoires, épiploïques ou inteslinales, de sorte
que lépiploon épaissi par l’inflammation, serait par là même plus prédisposé à faire hernie. En dehors de toutes ces causes par adhérences on peut alléguer bien d’autres raisons.
Quelle est la véritable raison du prolapsus, est-ce l'appendice organe « éminemment voyageur » de M. Farabeuf, ou au contraire l'organe assez étroitement fixé de M. Clado qui est en cause. Quoique certains auteurs inclineut à penser que la grande mobilité de l’appendice, doit le protéger de l'entrée desanneaux herniaires, nous croyons plutôt le contraire, ne savons-nous pas que l’appendice présente des différences de longueur variable d’un sujet à l’autre, depuis moins de 3 centimètres jusqu’à plus de 20 centimètres, il nous semble évident qu’une longueur exagérée, et une mobilité plus grande, des changements de direction doivent lui faciliter l’accès des orifices. Il mesurait 20 centimètres dans lobservation de M. Thierry, VI. Observation LIV de Cabaret. Observaliun XIX, Brieger, etc. Signalons en outre sa réplétion, sun augmentation de poids qui lentraïîne en bas, l’abaissement du cœcum, sa mobilité dans un cas lui permettant d’aller jusqu'en face l'anneau inguinal gauche, l'excès de dimension de son méso. Observation de Wetlte, de même que sa brièveté par rapport à la longueur considérable de l’appendice. Observation I. La surchirge graisseuse (Vignard). -
Voilà pour nous presque toutes les causes énumérées, dans certains cas on peut invoquer la coïncidence «le plusieurs d’entre elles.
Rivet