‹ Essai sur les hiéroglyphes égyptiensChapitre 21 sur 48 · NES · texte numérisé non relu

NES

-Tho-

car ce serpent , signe de salut pour tout un le ^ était d'airain ^ de cuivre ; et ce hié*

peuph

(m) glyplie j conservé dans la science hermétique^ désigne encore ce métal , de même que le mot NES-Tho.

Le signe cruciforme sur lequel repose le serpent , n'est pas seulement autorisé par la composition du mot MES^Tho, et par Tem* ploi du signe hermétique^ ilTest par Moïse même 9 puisqu'il emploie le mot NES qui dé- d> signe un étendard; et, en effets le serpent d'airain servit depuis d'étendard aux Hébreux , c'est une observation à laquelle les peintres devraient avoir égard ^ lorsqu'ils représentent des faits postérieurs à l'érection du serpent d'airain , et antérieurs à Tentrée des Hébreux dans la Palestine.

L'étendard simple avait cette forme ^

(lia) avec le serpent d'airain j il eut celle-ci : (i)

Je reviens sur le mot SeR*BaTh pour quel* ques observations qui peuvent être utiles.

Le bâton était dans récriture hiéroglyphique un des signes les plus simples ; placé dans la main de l'homme ^ il est l'instrument de la force et de la supériorité qu'on acquiert par elle. Le bâton devint donc le hiéroglyphe de la force , de la puissance ^ du gouverne* ment, et celui de la force et de la puissance morale , de Vintelligence qui subjugue tout rhomroe , c'est-à-dire , qui conunande à l'homme et à son esprit.

Le mot SeR-BaTh ou Se-BaTh, désigna

(i) La forme gue je donne ici k l'ëtendard est autorisée par le mot NeS qui désigne un voile tombant , une voile qui pend h son mât. Le NeS ou Etendard égyptien était un To I .surmonté du collier des Naiaréens ou initiés.

(m3) d'abord le sceptre pastoral. Les premiers rois furent pasteurs , et le premier pouvoir de «oipisvsc Xo^v.

.,1 , 1 • g^ Dans Homère et

1 homme s exerça sur les anmiaux. Gomme Hénoi:

ce sceptre était terminé en pointe d'un coté

pour pousser les animaux ^ le mot SeBT sig- loav)

nifia aussi un dard, une pointe. Lorsqu'après

la formation des grandes sociétés^ le SeBT fut

devenu le ScePT-re > il désigna V autorité sou-

peraine , le poussoir de réprimer, de contenir ;

V action de commander j tenir en repos » arrér

ief*j/aire cesser; le repos du roij du maître}

le SaBaT; le jour du SaBaT^ le SePTwéme ra&>

jour»

Le bâton ^ comme spnbole de la puissance , passa donc dans la main des rois.

Gomme symbole de la science et de TinteU ligence des choses cachées j dans celle des mages ^ des devins , des magiciens.

Gomme symbole de la puissance morale j il fut adopté par tous les sages de Tantiquité,

Enfin , comme symbole de la puissance diuinCj il le fat par les prophètes.

Le mot BaT, pour désigner un bâton ^ n'a pas été conservé dans THébreu ; mais il s'j retrouve comme radical de plusieurs mots :

de lui vient l'Ethiopien BaTR et notre mot'' BâT.on,BaTRe.

(ti4)

Comme symbole de la puissance divine , )e bâton devint le sceptre d'Osiris. Or ce sceptre était terminé par un œil. On verra dans un autre fragment que cet œil désignait la lumière divine , le soleil j Dieu, et que sa transcription était la même que celle du disque solaire. En transcrivant donc le sceptre d'Osiris en caractères alphabétiques^ on aura

-BaD (le même que BaT.)

«nv 0-BaD , qui littéralement signifiera œiUbdton, et moralement sceptre de Dieu; puissance di-^ vine ; avoir son soutien en Dieu ; avoir con*

fiance , sécurité en Dieu ; être soumis à Dieu ; servir j adorer Dieu ; sanctifier le repos de Dieu ;

fêter le SaBa T, se rendre à ce devoir ; ob&r, OBeD-i/Y?.

Remarquons encore que le bâton était le symbole de Tadoration : cette valeur résultait nécessairement de celles que nous avons

(ii5)

Tues. Les anciens n'adoraient qu'avec une branche ^ un rameau à la main ; et quy'^^t aux Egyptiens en particulier > Plutarque . r .>us apprend qu'ils n^entraient point dans leurs temples sans tenir ce rameau. Les Juifs , devenus idolâtres y adoraient Adonis en tenant Il la main un rameau ^ qu'ils approchaient de leurs narines (i); c'est même ce qui explique l'étjmologie du mot ad orer. Lorsqu'ils reçurent ISO comme envoyé de Dieu , ils allèrent au-devant de lui et l'accompagnèrent avec des rameaux à la main.

Le bâton des pasteurs^ des conducteurs^ des chefs des grandes familles ^ des chefs de tribu y des gouvememens^ désigna aussi la tribu y le nome ou la prownce. Lorsqu'on voit dans les hiéroglyphes une suite de lignes droites, elles peuvent désigner un nombre de tribus j de nomes y de gousfernemens»

Ce bâton y couché sur la ligne ondulée y

qui marque le cours des eaux ^ la ris^ièrej le

Jleuvej peut désigner le gouvernement de

(i) MUtunt pahnitem ad nasum suum. Ézech. 8. 17. Nos cantiques sacres prouvent cet usage ; tous les psaumes de David portent le nom de ce rameau , de cette palme ^ ZaMoR. (TOI)

( ii6 ) TEgypte. On u, par la transcription da gronpe que forment ces hiéroglyphes

05tîf

hn ^^^^^^^^^v^^ NÊL

*les mots SeBaT NEL , qui signifieront le sceptre dujleuve , le sceptre du Nilj le goapemement égyptien. Les traducteurs rendent ces mots par le sceptre de Fhéritage, ce qui déguise Torigine hiéroglyphique de leur rapprochement (i).

Si Ton veut donner au sceptre la forme dt celui d'Osiris^ on aura alors cette figure.

n^y ^^ 0-BeD

bn ^î^^i^^vw^^ NEL

dont la transcriptlbn OBeD NEL sera relative au culte du Nil ou à la fête du Nil , celle qui a lieu tous les ans à l'époque des débordemens du fleuve.

(i) Israël est appelë k Fkme, le NU de Dieu.

Pour exprimer la cause de cette fête p nous avons besoin d'un autre hiéroglyphe , et ce hiéroglyphe va nous ramener à TOubai , qu'on pourrait croire que nous avons .perda de vue.

Les Egyptiens modernes nomment les citernes et les canaux où sont reçues les eaux du Nil SaQiéhs : ce mot dérive de SaQ ou SaQE y qui veut dire abreuuerj arroser, /aire boire , canal , breuvage contenu dans un 'oase (i).

SaQ est composé de S> nom du serpent^ symbole de l'existence et de toutes les choses qui la prolongent ou la conservent ^ et de Q> désignant un vase , une coupe propre à con^ tenir des liquides ^ en sorte que le mot SaQ est une transcription de ces hiéroglyphes ^

Sa-

que vous trouverez sur l'obélisque pamphile

(i) Le retour de Vinondation ëUnt un sujet de joie et de fête, le mot SaQE a signifie rire , se divertir, éirt dans la joie ; ne moquer et railler. On sait que Jes fôtes qui avaient lieu sur le fleuve , «étaient accom payées de railleries , portées quelquefois jusques k l'indécence*

pv

(Ii8) immédiatement aa-dessous de celai que nous Tenons de voir ; de cette manière

12y «g^i 0-BeD

hn ^^^^*>^vv«^ Pi EL

-ty ^ ^ Sa-

TOUS aurez alors ce sens remarquable : la fête du Nil à l'occasion de Couverture des ca* naux , ou un sens approchant.

Ce serpent ^ placé au-dessus d'une coupe, explique maintenant Torigine du symbole d'Hygie , déesse de la santé , et qui entretient ou renouvelle l'existence par des boissons salutaires 9 vivifiantes; symbole conservé dans ceux du catholicisme^ puisqu'on le donne à Tapâtre qui porte le nom de l'initiateur Jannès , à Jean.

On voit également ici l'origine de ces traditions mythologiques sur Tambrosie , la bois* son d'immortalité ou des immortels , si célèbre chez les poètes payens. On y trouve le principe de ce préjugé y si ancien et si répanda chez tant de peuples , et qui est relatif à la composition d'un breuvage fait pour pro« longer l'existence , pour rendre immortel , selon les Chinois. C'est ce calice symbolique^

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