de la Soc. de chir.. 1890, p
sinon rigoureusement exact. C'est ainsi qu'après la cellulite pelvienne limitée, la pelvi- péritonite cliniquemcnt simple et la salpingo-ovarite purulente chronique, nous pourrons encore distinguer: une cellulite pelvienne diffuse, une pelvi-péritonile secondaire aux lésions annexielles, qui prendront le pas cette fois dans le tableau clinique sur l'inflammation du péntoine, des salpingo-ovarites purulentes bilatérales, enfin des suppurations complexes, dans lesquelles les trois systèmes anatomiquos peuvent prendre simultanément part, et qui peuvent se compliquer de fistules s'ouvrant dans un dt'S organes creux du voisinage.
Ponction. — Est-il possible de pousser plus loin le diagnostic et de reconnaître l'espèce microbienne qui a déterminé la suppuration? Sanger (i) voudrait que le choix de l'intei'ventiou fût « basé sur le diagnostic bactériologique, clinique et anatomique ", et préconise la ponction des collections purulentes pour élucider le premier point. La ponction a perdu de nos jours beaucoup de son ancienne vogue, car on s'est aperçu qu'elle n'était pas toujours exempte de danger. On peut cependant l'utiliser lorsqu'il s'agit d'une collection déprimant franchement le cul-desac postérieur et dans laquelle il est facile de pénétrer à une profondeur modérée sans jamais courir aucun risque. Mais à quoi bon connaître la nature du microbe en cause? Cela doit-il changer notre règle de conduite? Evidemment non, et ce qu'il est autrement important de savoir, c'est le degré de virulence du pus. La ponction pourrait, à ce dernier point de vue, nous fournir les renseignements les plus exacts. Mais dans la pratique l'étude des sympttlmes généraux et de la fièvre en particulier a paru jusqu'ici suffisamment instructive à cet égard.
Examea bactériologique des sécrétions utérines. — Il est pourtant une variété de suppuration pelvienne, dont il importerait beaucoup de connaître toujours la nature microbienne : je veux parler de la tuberculose utéro-annexielle. En clinique, nous ne pouvons guère que la soupçonner. En dehors de la ponction, l'examen des sécrétions utérines pourrait peutêtre nous donner de temps à autre une certitude, car le bacille de Koch y a été parfois retrouvé. Malheureusement, bien que la
(1) 3«N0EB, (.'. R, du Congrès de Genève, p. 116.
rr .
tuberculose des trompes soît le plus souvent, quoi qu'on en ait dit, le résultat d'une infection ascendante, l'utérus est plus rarement atteint que ses annexes et les sécrétions peuvent ne pas contenir de bacille alors que les trompes sont depuis longtemps le siège d'une tuberculose locale.
De cette étude un peu longue peut-être, et pourtant bien écourtée, sur la valeur diagnostique des principaux symptômes des suppurationëpelviennes,il résulte que, malgré certaines difficultés d'interprétation, lechirurgien peut le plus souvent acquérir des notions suffisantes sur les deux points essentiels à connaître : la virulence du pus, son siège anatomique. Je supposerai donc maintenant « qu'après avoir examiné sa malade, il est en possession de la somme de diagnostic à laquelle il pouvait prétendre (1) ».
(1) G. RiCHELOT, C. R. du Congrès de Genève, p. 164.