‹ Essai sur les indications opératoires et le choix de l’intervention dans le traitement des suppurations pelviennesChapitre 17 sur 44 · RL · texte numérisé non relu

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un mois après qu’elle consentit à passer dans le service de M. Monod. L'état général ne s'était pas aggravé et les signes physiques étaient les mêmes, la fluctuation n’ayant point remplacé la dureté remarquable du début : on temporisa. Cependant, sous lesallures bénignes, la septicémie faisait sourdement des progrès : l'état général périclitait, l’hecticité s’établissait lentement, et lorsque, le 9 novembre, on se décidait à intervenir, il était trop tard : l’incision du cul-de-sac vaginal droit donna issue à 200 grammes de pus ; mais le lendemain, l’opérée succombait. A l’autopsie, le péritoine fut trouvé sain, les annexes droites étaient indemnes, seul le ligament large avait été le siège de l’inflammation ; le foie et le rein ensemencés, donnèrent de nombreuses cultures de streptocoque pur : la septicémie streptococcique, secondaire à cette suppuration si bien localisée, avait donc amené la terminaison fatale. Ainsi une septicémie mortelle peut être déterminée par une lésion en apparence bénigne ; dans l'observation qui précède, les accidents avaient suivi une marche chronique, mais ils peuvent dans d’autres circonstances affecter une allure suraigué, ct il suffit de connaître la possibilité de cette dernière, pour admettre sans réserve le principe d’une incision immédiate.

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