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du cul-de-sac péritonéal postérieur, pour l'ouverture de certaines pelvi-péritonites suppurées d'origine puerpérale, post-abortive ou même gonorrhéique, dans lesquelles les annexes sont peu ou ne sont pas touchées et où la simple évacuation du pus suffit à donner une guérison rapide. La même remarque s'applique aux hématocèles rétro-utérines suppurées. Enfin dans quelques cas d'infection péritonéale post-opératoire, quand de la sérosité ou du sang accumulés dans le bassin se vident mal et donnent lieu à l'infection, une incision du cul-de-sac, suivie de drainage et de lavage, peut faire tomber les accidents les plus graves comme par enchantement ». Dans ces faits de pelvi-péritonite simple, la collection purulente siège le plus souvent dans le cul-de-sac de Douglas, refoule l'utérus en avant et bombe fortement dans le vagin, où elle ne demande qu’à s'ouvrir : on ne peut que favoriser cette tendance à l’évacuation par cette voie naturelle. Notre observation À est un beau cas de guérison définitive, obtenue dans ces conditions.
Mais il peut exister cependant des abcès péritonéaux qui, tout en occupant une région plus élevée, ne s’accompagnent pas de lésions appréciables des annexes et sont, dans tous les cas, susceptibles de guérir par la simple incision : la voie vaginale ne leur paraît plus applicable et il semble bien qu'il faille évacuer le pus par la paroi abdominale. Or, quelle va être notre conduite en pareille circonstance ? Allons-nous, à l'exemple de L. Taït, inciser sur la ligne médiane, sans nous inquiéter des connexions de l’abcès avec la paroi et pénétrer, s'il le faut, dans la cavité péritonéale ? Ou bien, mettant en pratique la laparotomie sous-péritonéale de Pozzi, irons-nous par la région inguinale aborder directement la collection purulente, soit d'emblée, soit en décollant le péritoine jusqu'à ce que nous soyons au niveau du foyer de péritonite enkystée ?
Les deux méthodes ont leurs avantages et leurs inconvénients. Dans la première, nous pourrons vérifier un diagnostic qui est toujours incertain, constater de visu l’état réel des annexes et terminer, s’il est nécessaire, par une opération radicale; mais,
malgré la perfection actuelle de la technique de la laparotomie, cette intervention ne sera jamais sans danger, le pus étant, dans les cas que nous visons, presque toujours virulent. Dans la se-