‹ Essai sur les indications opératoires et le choix de l’intervention dans le traitement des suppurations pelviennesChapitre 30 sur 44 · METRE · texte numérisé non relu

METRE

rière et au-dessous du col, tumeur de la grosseur d’une orange, dure ou à peine rénitente, qui paraît avoir dédoublé la cloison.

Opération. — Le 8 septembre, incision transversale du vagin derrière l'utérus. L'opérateur crève successivement plusieurs poches contenant un pus épais et fétide ; mais il lui est difficile de se rendre compte s’il a rompu des collections intratubaires ou simplement péritonéales. Grand lavage, drainage et tamponnement du vagin.

Quelques semaines après, la suppuration ne tarissant pas et la malade s’affaiblissant, on fit l’hystérectomie vaginale.

Résultat éloigné. — Le 9 août 1892, l'opérée est revue en excellente santé.

Ors. 3 (Due à l’obligeance de M. Rourier). — Paramétrite antérieure (Phlegmon de la gaine hypogastrique). — Incision vaginale. — À. G., 25 ans, entrée le 7 octobre 4891 à l’hôpital Cochin. Menstruation régulière à partir de 44 ans. À 18 ans,accouchement suivi de pelvi-péritonite ; à 19 ans, autre accouchement dont la malade est très longue à se remettre. En juillet dernier, fausse couche de 6 semaines, suivie de douleurs pelviennes très vives : la malade n’a pas quitté le lit jusqu’à son entrée à l'hôpital. |

Examen. — Femme pâle, extrêmement maigre. Abdomen plat, tuméfaction en plastron à gauche. Utérus immobilisé ; le cul-de-sac postérieur est libre, mais en avant on perçoit une tuméfaction qui se continue en arrière et à gauche.

Opération. — Incision du cul-de sac-postérieur, le 44 octobre. L’utérus ne s’abaisse pas. Par le toucher à travers la plaie vaginale, l’opérateur constate que le petit bassin est libre, la face postérieure de l’utérus lisse, les annexes saines et mobiles. Il pratique alors une incision précervicale, commence à décoller la vessie et tombe dans un foyer d’où sortent du pus et des fongosités. Curettage et drainage du foyer.

Résultat éloigné. — L’opérée est revue en août 1802. Il paraît que, depuis l'intervention qu’elle a subie, la malade a, tous les mois environ, un gros abcès qui s’ouvre tantôt dans le rectum, tantôt dans la vessie. L'examen ne permet de reconnaître que l’immobilisation de l'utérus. L'opérée revient le 3 septembre. À ce moment on sent, au point où avait été pratiquée l’incision vaginale antérieure, une tuméfaction douloureuse. Une nouvelle intervention est proposée à la malade qui est prise de peur et s'en va. j

Oss. 4 (Due à l’obligeance de M. Rourier). — Salpingo-ovarite. — Abcès rétro-utérin. — Incision vaginale. — M. G., 40 ans. Généralement bien réglée. À eu, il ÿ à 4 ans,une poussée de pelvi-péritonite ; depuis cette époque la malade a toujours conservé quelques douleurs pelviennes.

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Le 14 octobre 4891. — En rentrant d’un bal, la malade est prise d’une douleur très vive dans le ventre, avec nausées et vomissements. Les règles, qui avaient cessé depuis huit jours, reparaissent et ne s’arrétent que le 25 octobre.

Examen. — Fièvre, ventre ballonné, plastron abdominal du côté gauche. Utérus plaqué contre le pubis par une masse rénitente qui occupe les culs-de-sac latéraux et postérieur.

Opération. — Le 29, incision transversale du cul-de-sac postérieur. Premier abcès dans la base du ligament large gauche, puis sensation de tumeur, lisse et arrondie, à droite de l'utérus, grosse comme une tête de fœtus. L'opérateur la rompt avec le doigt ; il s'en écoule une grande quantité de pus très fétide. Les annexes gauches forment une masse dure et adhérente à la paroi pelvienne. Lavage, drainage, tamponnement du vagin. |

Le 31. — Pansement.

Le 2 novembre. — T. 3%, mais la langue est encore mauvaise et le ventre sensible. Deuxième pansement.

Le 27. — Vomissements, frissons, température élevée. Utérus complètement immobilisé, grosse tuméfaction à gauche, montant jusqu’à l’ombilic.

Le 28. — Agrandissement de l’ouverture vaginale et rupture à grand’ peine de la nouvelle collection.

Le 8 décembre. — La malade va beaucoup mieux.

Résultat éloigné. — En avril 1893, la malade, rendant toujours du pus, subit l’hystérectomie vaginale.

Ogs. 5 (Due à l’obligeance de M. Rourigr). — Salpingite purulente. — Incision vaginale. — M. L., femme de chambre, 23 ans, entrée le 22 juillet 4892 à l'hôpital Beaujon. La malade souffrait déjà du ventre depuis quelque temps, lorsqu'il y à 3 semaines elle fut prise, à la fin de la période menstruelle, d’une douleur subite dans le bas-ventre.

Examen. — Utérus peu mobile. A droite, tumeur dure, remontant sous la paroi abdominale jusqu’à l’ombilic. Annexes gauches adhérentes.

Opération. — Le 29 juillet, incision du cul-de-sac rétro-utérin. L'opérateur est dans l’abdomen : il tâte la face postérieure de l’utérus, les annexes gauches, peu malades, mais adhérentes, et sent, à droite, une tumeur qui fuit sous le doigt, grosse comme les deux poings. D'une main, il la fixe par la pression abdominale et de l’autre la crève par le vagin. Flot de pus phlegmoneux, lavage, drainage, tamponnement,

Résultat éloigné. — L'opérée revient le 24 septembre : l’utérus est mobile ; il reste à droite une masse dure, vestige de l’abcès.

L’opérée est revue le 28 décembre 1895, plus de 3 ans après l’intervention ; elle ne souffre plus du ventre, est très bien réglée, mais se plaint de l’estomac.

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