‹ Essai sur les insectes et les maladies qui affectent le blé [microforme]Chapitre 7 sur 17 · De la Carie · texte numérisé non relu

De la Carie

Uredo caries, De Candolle.—La carie qu’on nomme aussi nielle, caroncule, fouèdre et plus souvent encore blé noir, n’attaque guères que le froment. Cette maladie dûe à un champignon de la fa-

illes être vent e et

vua vous

peu 8, ses 1e sealeur e ces eauté

rédiobule ble de inq à à son tantôt lations , ten oir des nes ou peut se lobules yptogatrouver nt. Celu charme nui-

si nielle, e guères le la fa-

mille des urédinées prend naissance dans les sucs intérieurs même ile la plante, et ne paraît pas pouvoir se communiquer extérieurement. Des épis à moitié formés ont 6t6 saupoudrés de carie, à différentes époques, et n’ont jamais pour cela laissé voir d'indices de la maladie. Les grains qui sont attoints de carie conservent à peu près leur volume et leur forme, mais les épis qui les portent se reconnaissent facilement au premier coup d’œil : ils sont droits, plus pâles que les autres, et les enveloppes du grain, dans lesquelles seules la maladie se concentre, sont d'ordinaire tellement écartées qu’elles le laissent voir à découvert. Le péricarpe du grain au lieu de farine ne: renferme qu’une matière noire, grasse autoucher et qui s'attache aux doigts quand on la frotte, Les spores de la carie sont rondes, réticulées, munies de pédicules sortant d’un corps charnu qui remplace la substance intérieure du grain.

La:poussière de la carie, contrairement à celle du charbon répand ‘une odeur infecte qui ressemble assez à celle de la marée ou du poisson pourri. Cette odeur nauséabonde se fait mème remarquer jusque dans le pain du froment attaqué de carie, outre qu’elle en fonce considérablement la couleur. Les globules séminiformes de la carie étant en:contact immédiat avec le grain dans l’'épÿ s’attachent d'ordinaire aux poils qui garnissent l'extrémité de celui-ci opposée :au germe, et résistent ainsi à l’action du fléau et mème du van; et ce n’est qu’au moyen d'un certain appareil muni de brosses, auquel dans certains moulins on soumet le blé, avnnt que de le ‘fire ‘passer sous Ja meule, qu'on parvient à le débarrasser de cette poussière. La farine quoique de beaucoup plus belle par cette:opération, en conserve néanmoins encore quelques trous.

On peut reconnaître les pieds de blé :qui doivent donner des

-grains cariés aussitôt qu’ils sont levés; leurs feuilles sont d’un

vert: plus foncé que les autres ; plus tard, les tiges sont ternes. Si on examine un épi attaqué avant qu'il sorte de ses enveloppes, on

trouve que les étamines sont flasques, les stigmates sans barbes et ‘que l'embryon a déjà l'odeur de la earie. ‘Et aussitôt.que les épis

se montrent, il est très facile de distinguer ceux qui sont attaqués de ceux qui sont sains. Ils sont bleuâtres, ils ont leurs balles plus

serve ses stigmates, OÙ les anthères collées

contre lui sont flasques et sans poussière. Bientdt après par le progrès de la végétation les épis cariés deviennent plus larges, ils s'ébouriffent, le grain grossit, la substance pulpeuse qu'il renferme prend une couleur cendrée qui passe bientôt au brun.

On trouve fréquemment des épis sains sur des pieds qui en offrent de viciés, des grains sains mèlés avec des grains cariés dans Je même épi, enfin des grains à moitié sains et à moitié cariés.

Voici d'après De Candolle et Bénédict Prévost ja manière d’a-

ir de la carie sur le grain auquel elle est attachée, ou avec lequel

elle se trouve en contact dans la terre par le hasard du semis. Le grain 80 gonfle d'autant plus promptement que la terre est humide et qu'il fait plus chaud. La carie 86 gonfle en mème temps, pousse 808 tubercules où branches, (1) achève enfin en peu de jours son évolution. C’est alors qne les bourgeon® ou sporules géminiformes absorbés avec les sucs nourriciers de la plante, enfilent avec eux les canaux de celle-ci, s'élèvent avec la lenteur

convenable au but de la nature jusqu'au germe 1

du nouveau graïl; où ils se développent séparément, geul endroit où 58 trouvent tances nécessaires

réunies les circons à leur multiplication. La nourriture destinée à la substance du grain est absorbée par eux,

ainsi qu'une partie de celle qui devait faire croître les étamines et

le pistl qui en conséquence ne 88 développent qu'imparfaitement ; mais, <hose singulière, celle qui sert à l'accroissement de l'écorce du grain et des balles n'est point diminuée, au contraire elle est augmentée. Tous les germes des épis cariés grossissent donc par V'effet mème de la carie, tandis qu’il en est un grand nombre dans les épis sains qui avortent: De là vient que les grains des pre

miers sont généralement plus nombreux que ceux des seconds. La carie attaque parfois le quart, la moitié et mème les trois quarts des grains. Qi l'air du voisinage de la mer semble contraire à la rouille, il paraît par contre très favorable à la carie. Dans les comtés de Kamouraska, Témiscouata, Rimouski, etc moisson

depuis de longues années ce fléau vient presque à chaque ateur en froment. Mais disons aussi

décimer les produits du cultiv LE sud het TT hs Au sen

Voir page 11.

serrées, l'embryon Con

Page 1