‹ Essai sur les kystes de la conjonctiveChapitre 9 sur 13 · A. H EL 2. RE AE (A? TULUES · texte numérisé non relu

A. H EL 2. RE AE (A? TULUES

Fi. I, — Vue du Kyste à faible grossissement.

A hO0-—

F1G. II. — Vue du Kyÿste montrant les détails de structure de l'enveloppe.

épithélial cubique, disposé sur une où quelquefois deux couches ; quelques-unes de ces cellules sont manifestement mucipares, leur protoplasma étant refoulé par une goutelette de mucus. Sur quelques points, la surface interne du protoplasma épithélial présente une mince bordure condensée, sorte de plateau bien distinet. (Fg. IL.)

Au-dessous de la couche épithéliale, le tissu conjonctif offre une condensation variable suivant les points : dans la partie profonde tout se se borne, le plus souvent à la présence de quelques fibres collagènes, un peu plus serrées que dans le voisinage, mais dans la partie superficielle du kyste, qui répond à la couche profonde de la muqueuse, le tissu conjonctif s'est densifié, est devenu fibroïde, hyalin même par endroit, en même temps que les épithéliums cubiques s’applatissaient.

Non loin du grand kyste en question, on trouve un second petit kyste avec structure épithéliale identique.

Donc, pour résumer notre observation, il s’agit d'un kyste épithélial simple sous-jacent à la muqueuse con-

jonctivale.

En examinant et en comparant l'observation de notre malade, avec l'examen histologique de la pièce, et l’analyse chimique de son contenu, nous voyons qu'il est impossible de rattacher notre kyste aux kystes Iymphatiques, d’abord à cause de la dissemblance histologique des parois et de plus parce que le liquide contenu n'a rien de commun avec la Iymphe. Ce ne peut être non plus un kyste glandulaire, à cause de sa situation bulbaire à un

endroit où on ne rencontre pas de glande et parce que la coupe et l'examen chimique permettent d'éliminer à coup sûr cette hypothèse.

Quant au’kyste par cysticerque il s'élimine de luimême.

Resterait alors le kyste par inclusion à la suite d’une érosion légère, mais il faut se rappeler que le malade nie tout espèce de traumatisme ou irritation oculaire, de plus le kyste est situé à la partie toute supérieure du cul-desac supérieur, par conséquent à un endroit qui n’est jamais à découvert, et où normalement il n’a pas pu se produire de blessure directe, ni d’érosion indirécte, car le malade s’en serait plaint, prévenu qu'il l'aurait été par la douleur et la gène provoquée par l'irritation conjonctivale consécutive à la blessure.

Reste alors en présence les deux opinions, celle de Duverger (7) et celle de Villard (6).

Mais nous avons vu, dans un chapitre précédent, que Duverger signalait comme cause de ces kystes une invagination de la conjonctive à processus embryonnaire, et pour expliquer cette invagination il est lui-même obligé de faire intervenir un processus irritatif ; mais alors, comment expliquer la formation de ces kystes Chez des individus n'ayant jamais eu de conjonctive hypérémiée, et pourquoi ne pas admettre un processus de défense de la conjonctive lésée ou irritée ou, plus simplement encore, de voir dans le cas qu'il nous signale une dilatation avec formation kystique produite au dépens d'une glande de Manz, signalée comme nous l'avons vu par Druault

(10) chez l'embryon et qui aurait persisté chez l'adulte.

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