‹ Essai sur les limites de l'action de l'étatChapitre 21 sur 105 · PREMIÈRES HÉSITATIONS · texte numérisé non relu

PREMIÈRES HÉSITATIONS

Humboldt, dans les trois derniers cahiers de l’année 1792. Mais ces fragments ne pouvaient remplacer la publication de l’œuvre entière, ils la préparaient plutôt.

Si la publication définitive et intégrale n’avança point, la faute en fut à Humboldt lui-même On avait réussi à tourner la censure. Schiller avait enfin mis la main sur un éditeur. Humboldt en reçut la nouvelle entre le ik et le 18 juillet à Auleben, où il s’était retiré vers le milieu de l’été après avoir quitté Erfurt. Tout obstacle matériel avait disparu. Mais d’autres difficultés invincibles surgirent alors. Elles venaient de la disposition personnelle et des changements qui s’opéraient dans l’esprit de l’auteur. Il est curieux de connaître ces modifications successives et rapides. Hans sa lettre du 1* r juin à Forster, Humboldt exprime encore la plus ferme confiance. Il parle de la publication de son travail du ton d’un homme sûr de Iui-méme et de ses convictions. Il écrit : « Vous approuviez mes idées, alors » que nous correspondions de Gœttingcn sur ces sujets. » Depuis j’y ai beaucoup réfléchi, et bien que j’aie » cherché maintes fois l’occasion de les modifier, je ne » l’ai presque jamais trouvée ; mais j’ose espérer les » avoir rendues plus complètes, plus méthodiques, plus

Page 1