‹ Essai sur les limites de l'action de l'étatChapitre 27 sur 105 · MOYEN AGE · texte numérisé non relu

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prit d’action, d’assistance réciproque, d’inspiration créatrice (1).

Les écrivains commencent à disserter de ces choses. Ils le font avec violence, incertitude, contradiction. Dante, dans la Divine Comédie , exalte les tendances municipales, favorables à l’individu; puis dans son traité Demonwchia, il écrase l’homme entre les deux puissances, la temporelle et la spirituelle, entre l’empereur, auquel il livre le corps, et le pape, auquel il livre rime.

Les guerres de religion, qui ensanglantèrent tant de pays, sont une des formes hideuses que revêt la légitime revendication des droits de l’individu. Les dissidents, quels qu’ils soient, réclament, et les pouvoirs établis refusent de leur accorder l’exercice de la liberté individuelle la plus précieuse de toutes, la liberté de conscience.

Avec la Renaissance commença un mouvement d’idées remarquable et bizarre, qui s’est de nouveau produit au commencement de notre xix* siècle. Un certain nombre d’écrivains, émus des misères effroyables qui dévoraient l’humanité, cherchèrent le

(1) Voy. Augustin Thierry, Essai sur l'histoire du tiers état, chap. I er .

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