RENAISSANCE
» honneur. ïceux, quand par vile subjection et con- » Iraincte sont déprimés et asservis, détournent la » noble affection par laquelle à vertu franchement ten- » doient, à déposer et enfraindre ce joug de servitude.
» Car nous entreprenons tousjours choses défendues et » convoitons ce que nous est dénié. » ( Gargantua , chap. lvii.)
Depuis la Renaissance, les progrès énormes des pouvoirs monarchiques absolus, leurs prétentions à réglementer tout depuis la foi jusqu’à la fabrication du drap, la soumission des peuples, le manque d’indépendance des écrivains, firent que le problème des droits de l’individu s’assoupit, sans s’éteindre toutefois entièrement.
Il est indiqué dans les oèuvres de Leibnitz, dans celles de Bossuet, dans celles de Loeke. Mais pour le retrouver dans les écrits de ces grands hommes il faut faire acte d’érudit attentif, nulle part il n’est mis en lumière. On l’aperçoit bien de temps en temps, mais toujours caché derrière des questions d’un autre ordre, qui le recouvrent pour ainsi dire et le maintiennent dans un demi-jour plus obscur que clair.
Le xviii® siècle français, chose remarquable, l’a résolu avant de le formuler.