‹ Essai sur les limites de l'action de l'étatChapitre 36 sur 105 · L SOCIALISME LIBÉRAL DE PROÜDHON · texte numérisé non relu

L SOCIALISME LIBÉRAL DE PROÜDHON

elle ne marche jamais seule, elle ne se produit jamais qu’après que les raisons les plus sérieuses ont été sérieusement développées.

Il prend d’abord la démocratie autoritaire, et voici comme il la traite :

« Le système de M. Blanc se résume, dit-il, en trois » points : — 1° Créer au pouvoir une grande force d’ini- » tintive , c’est-à-dire, en langage français, rendre » l’arbitraire tout-puissant pour réaliser une utopie. — » 2° Créer ou commanditer aux frais de l' État des ateliers » publics. — 3° Eteindre l’industrie privée sous la con- ») currence de l’industrie nationale. — Et c’est tout. — » M. Blanc ne saurait en disconvenir, son système est » dirigé contre l’industrie privée, et chez lui le pouvoir, » par sa force d’initiative, tend à éteindre toute ini— » tiative individuelle, à proscrire le travail libre. -n L’accouplement des contraires est odieux à M. Blanc ; D aussi voyons-nous qu’après avoir sacrifié la coneur- » ronce à l’association, il lui sacrifie encore la liberté. » Je l’attends à l’abolition de la famille (1). »

Proudhon passe au communisme. Il l’étudie dans Fourier, Saint-Simon, et dans M. Gabet, qui, dans les

(i) Système des contradictions économiques , t. I, p. 231.

Page 1