‹ Essai sur les limites de l'action de l'étatChapitre 38 sur 105 · LII SOCIALISME LIBÉRAL DE PROUDHON · texte numérisé non relu

LII SOCIALISME LIBÉRAL DE PROUDHON

» au delà de ce qu’ils valent ; que la tendance de la » société doit être d’en diminuer incessamment le » nombre ; et que , bien loin de subordonner la liberté indi- » viduelle à l } État, c’est l’État , la communauté qu’il faut » soumettre à la liberté individuelle. » ( Ib ., t. Il, p. 283.)

Et ailleurs : « La liberté individuelle devrait-elle » être proscrite au nom de la liberté générale, laquelle » se compose de la somme des libertés individuelles? » Quel serait le motif de cette proscription? Liberté ! » charme de mon existence, sans qui le travail est » torture et la vie une longue mort ! C’est pour toi que » l’humanité combat dès l’origine, c’est pour ton règne » que nous sommes en travail de cette nouvelle et » grande évolution. Ne serais-tu donc que la mort de la » conscience , sous le despotisme de la société ? et par » peur de te perdre, faudra-t-il chaque jour que je » t’immole?» {Ibid., L II, p. 276.)

Qu’on y prenne garde, ces éloquentes paroles dans la bouche de Proudhon ne sont pas seulement un dithyrambe sentimental. Elles renferment l’expression enthousiaste d’idées fort arrêtées et mûrement réfléchies.

Mais, voyez l’influence envahissante de certaines erreurs sur les esprits les plus élevés et les âmes les

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