‹ Essai sur les limites de l'action de l'étatChapitre 39 sur 105 · SOCIALISME LIBÉRAL DE PROUDHON. LUI · texte numérisé non relu

SOCIALISME LIBÉRAL DE PROUDHON. LUI

plus droites. Proudhon, si plein d’ardeur dans son respect pour la personnalité et la liberté de l’individu, si défiant vis-à-vis de l’État, qu’il voudrait l’annihiler, Proudhon, dans d’autres endroits du même livre, et quand il combat d’autres adversaires, se montre défiant envers la liberté individuelle, qu’il nomme avec défaveur l’individualisme ; il concède alors à l’État un rôle positif considérable. S’il repousse rudement les communistes , les économistes, ces libéraux en matière industrielle et commerciale, et les parlementaires, ces libéraux en politique, n’ont guère à se louer de lui. Ce n’est point par la citation, bien facile à faire cependant, de quelques phrases détachées (1), que je veux faire voir les tendances contraires qui tiraillaient ce vigoureux esprit et le faisaient incliner tantôt vers la liberté, tantôt vers l’État J’aime mieux faire apparaître ces hésitations, dont quelques-unes peuvent s’appeler des contradictions, en reproduisant quelques idées fondamentales de l’auteur et en faisant voir le germe du despotisme, qu’elles contiennent.

Proudhon individualiste et libéral nous est connu. Voyons dans quels embarras certaines de ses théories

(1) Voyez plus bas le chapitre % de Humboldt, page 152, noie 2.

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