‹ Essai sur les limites de l'action de l'étatChapitre 54 sur 105 · EN ITALIE · texte numérisé non relu

EN ITALIE

est du côté de ceux qui veulent que la vieille terre britannique reste toujours, connue dit Oxenstiern, « le » purgatoire des partisans de la contrainte, et le paradis » de ceux de la liberté » (1).

Quoi qu’il en soit d’ailleurs sur ce point, il est facile de voir, par la situation intérieure de l’Angleterre, par les écrits de ses publicistes, et spécialement par ceux de John Stuart Mill, le plus grand de tous, que la cause défendue par Humboldt dans son £ssai passionne depuis dix ans les esprits de l’autre côté du détroit.

On sait si elle les a heureusement passionnés de l’autre côté des Alpes. MM. Minghetti et Giorgini se sont inspirés de cette grande idée (2), Mais si elle triomphe dans les livres , combien elle triomphe davantage dans les faits ! Les hommes d’Ëtat qui ont préparé, accompli, consommé l’afFranehissement de leur pays, avaient bien vu que la liberté nationale et politique ne serait jamais durable tant que la valeur individuelle de leurs compatriotes ne se serait point élevée, tant que l’Italien ne vaudrait pas mieux. C’est là ce qui fait la gloire de d’Azeglio gourmandant la

(1) Pensées, De l’Angleterre.

(2) Voy. Des rapports de l’économie politique avec le droit et la morale, par M. Minghetti, traduction française. — La Cenlraliszasione, par M. Giorgini.

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