‹ Essai sur les limites de l'action de l'étatChapitre 56 sur 105 · M. SIMON · texte numérisé non relu

M. SIMON

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but de nous proposer, pour résultat de nous faire bien connaîtrele meilleur exemple que nous puissions suivre.

M. Jules Simon, après avoir répandu dans la société des idées philosophiques saines et vivifiantes, se décidait en même temps à aborder les régions de la politique. Ses deux volumes sur là Liberté , réédités hier sous une forme nouvelle, contiennent l’analyse, l'histoire, la classification de toutes les libertés. L’auteur nous décrit leur nature, nous raconte les atteintes qu’elles Oht subies, les luttes dont elles furent l'objet; il eh retrouve les titres ; il fait apparaître à nos yeux le lien qui les unit. Séparées, combien elles sont faibles ! Reliées en faisceàu, Comme elles seraient indestructibles ! On a courtoisement reproché à ce beau livre de ne contebir aucune exposition de principes. Sans doute la partie spéculative y occupe une place restreinte. Mais si les principes n’y sont pas groupés d’une manière scientifique, ils s’y trouvent cependant, et, pour être séparés, ils n’en sont pas moins puissamment formulés. « Quand il n’y a dans un pays que l’État d’expérimenté et d’agissant, c’est un grand malheür pour l’État et pour le pays » (t. Il, p. 113, édit, de 1858). Et ailleurs i «L’État est institué pour me faire jouir de ma liberté et me protéger contre la vio-

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