LXXXVI INFLUENCE ©ES IDÉES FRANÇAISES
tialité entre les idées, plus rare, plus difficile et plus méritoire que l’impartialité entre les hommes, parait encore plus louable, quand on songe que Hnmboldt écrivit ep chapitre quatre ans seulement après l’édit du 9 juillet 1788 sur la religion. Cet acte, dû à l’initiative du ministre rose-croix Wcellner, était une réaction violente contre la tolérance du grand Frédéric; il établissait des peines sévères contre tout ce qui s’écarterait des doctrines et des dogmes de l’Église officielle-
Ce qu’il n’est pas inutile peut-être de déterminer est la part qu’a eue l’inspiration extérieure sur la naissance de cette œuvre, dont la très-réelle originalité ne doit pourtant pas être exagérée. Celles des idées contenues dans cet JEssai qui n’appartiennent pas en propre à Humboldt ont été puisées à deux sources ; les unes viennent des philosophes allemands, les autres des publicistes français.
Humboldt ne songe nullement à dissimuler ce qu’il doit à la France, et M particulier à Mirabeau. Çe n’est pas seulement le choix de l’épigraphe qui le montre, ce sont surtout les nombreux emprunts faits par l’auteur aux discours de Mirabeau, sur l’éducation publique, sur les successions, etc. Il avait aussi beaucoup lu et beaucoup médité Rousseau. Sans tomber en aucune