DE L’ÉCOLE INDIVIDUALISTE. XCV
sa personnalité comme unique but de ses efforts, ne développe-t-on pas en lui l’égoïsme? On développe en lui l’amour et le respect de son semblable. On lui donne de l’Être humain, de la dignité native attachée à sa nature, uneidéeqüi nel’abandonnerajamais. La vigueur du corps, l’originalité de l’intelligence, ne viennent qu’après la bonté désintéressée du cœur. L’homme, en s’étudiant, en arrivant à se connaître, verra que cette qualité est la première à conquérir. Sans elle son âme ne serait pas entière.
Voilà ce qu’ehselgne l’école individualiste; voilà Cr qui ressort du livre de Humboldt. Ce bon livre nous apprend à aimer la liberté, non-seulenlent pour les biens qu’elle peut procurer, mais surtout pour la force morale qu’elle exige et qu’elle produit tout ensemble
Avant de déposer la plume, il me reste à remplir un devoir rigoureux et doux à la fois; Je serais ingrat ai je ne disais quels secours j’ai trouvés dans l’accomplissement de ma tâche.
Si mon amitié respectueuse pour mon maître M. Bertauld m’a imposé quelque réserve quand j’ai eu à parler de ses œuvres, et m’a empêché d’exprimer tou l au long ce que j’en pense, la liberté m'est rendue quand j’ai à dire ce que je lui dois. Témoin, pendant plusieurs
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