‹ Essai sur les limites de l'action de l'étatChapitre 87 sur 105 · DE L'ÉDIFICE SOCIAL ET NOTRE THÉORIE · texte numérisé non relu

DE L'ÉDIFICE SOCIAL ET NOTRE THÉORIE

Tune et l’autre de décroître davantage, ce dernier système devra toujours être appliqué.

Maintenant j’ai répondu complètement, dans la mesure des forces qui m’ont été départies, à la question proposée ; j’ai fixé de tous côtés à l’action de l’État les limites qui m’ont paru profitables et nécessaires. Cependant je ne me suis jamais placé qu’au point de vue du plus grand avantage possible ; il pourrait être intéressant de se mettre maintenant au point de vue du droit. Mais quand une société politique a réellement et librement déterminé un certain but et certaines bornes à l’action de l’État, ce but et ces bornes sont évidemment légitimes, pourvu qu’elles soient, de telle nature que leur définition rentre dans le pouvoir de ceux qui l’ont formulée. Toutes les fois qu’une telle définition expresse n’existe pas, l’État doit naturellement chercher à r^foujer son action dans les limites de la théorie pure et ne se préoccuper que des obstacles qui produiraient un plus grand inconvénient, s’ils étaient négligés. La nation peut donc poursuivre l’application de cette théorie dans la mesure où ces obstacles ne rendent pas cette application impossible, mais jamais au delà. Dans ce qui précède je n’ai point parlé de ces obstacles ; jusqu’ici je me suis borné à exposer la théorie pure. En général je me suis efforcé de rechercher la situation la plus avantageuse pour l’homme dans l’État. Elle m’a semblé consister en ce. que l’individualité la plus variée, la personnalité la plus originale soit ajoutée à l’union la plus diverse et la plus profonde de plusieurs hommes les uns vis-à-vis des autres, problème que la

Page 1