‹ Essai sur les limites de l'action de l'étatChapitre 22 sur 77 · DD MIN M L'ÉTAT · texte numérisé non relu

DD MIN M L'ÉTAT

c'esl-à-dire iu forraatioa des mœurs suivant le modMe que l'Êlat considère comme le plus oonvenable pour lui. Si grave, si pleine d'action que puisse être sur U vie eDtiàre l'iniluence de l'éducatiou, les circonstances qui entourent rbomme durant toute sa vie sont bien plus importantes eDcore. Aussi quand l'harmome manque cette éducation ne peut se faire jour. En général l'éducation doit seulement cultiver les hommesj saoi s'occuper des formes cÏTiques à leur donner,- ce der> nier point ne regarde point l'État. Chez des hommes libres toutes les affaires progressent, tous les arts fleurissent de plus en plus, toutes les sciences s'étendent Chez eui tous les liens de famille sont plus étroitE; les parents sont appliqués avec plus de zèle à soigner leurs enfants, et, ayant plus d'aisance, ils sont plus i portée de suivre en ce point leurs désirs. Chez lei hommes libres, l'émulation naît, et il se forme de bien meilleurs professeurs là ou leur sort dépend du succès de leurs travaux que là où il dépend des charges qu'ils ont à attendre de l'État. Aussi ne manquera-t-on ni d'une éducation domestique éclairée, ni d'élablissements pour l'éducation en commun si utile et si néeessaire (1). Hais si l'éducation publique doit donner à

publicittc, l'cnfanl n'aurait jamaii le droil d'en exiger l'accompli»' ment. Naui peiiBont ijue l'intérêt individuel du mineur, et aussi l'iDt£ret euctal, la sauvegarde de la tûrett imposent i l'Etat i'abUjttion, le devoir parfait de procurer l'éducation. Comparer le chapilre IH de ce livre et le chapitre xl du livre de H. Bertauld, la tiberlé civiie.

(1) ■ Dana une société bien ordonnée, au contraire, tout invile 1» bommea à cultiver lea moyens natuieU : tant qu'où a'en mSIe Vtin: cation leri bonne ; elle aéra même d'autant meîUeare qu'on ann

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POUK LA SUBETÊ IMtelBURB. BS

l'homme une forme déterminée, ne pourrait^on pas dire qu'elle vaut mieux que toul le reste pour em> pécher la transgression des lois et pour consolider la sûreté. Car la vertu et le vice ne dépendent pas de telle ou telle manière d'être de l'homme ; ils' ne sont pas liés nécessairement à tel ou tel côté du caractère, ils se rattachent bien plutôt à l'harmonie ou h h discordance des différents traits du caractère, au rapport de la force avec la somme des penchants, etc. Chaque mode déterminé d'éducation pour le caractère est par là susceptible d'écarts qui lui sont propres et dans lesquels elle s'abâtardit. Aussi quand une nation entière n'a conservé exclusivement qu'un seul mode d'éducs- UOD, elle manque de toute force pour résister à cette décadence et de tout équilibre. Là se trouve peut-dire la raison des modifications fréquentes de l'organisation des anciens États. Chaque constitution agissait de telle sorte sur le caractère national, que celui-ci, formé d'une manière déterminée, dégénérait et produisait une constitution nouvelle. Enfin l'éducation publique, si on lui concède l'entier accomplissement de ses vues, a une action excessive. Pour maintenir la sûreté nécessaire dans un Ëtat, le perfectionnement des mœurs lui-même n'est pas nécessaire. Mais j'exposerai plus

pluslaisséibira àrindaitriedesmailreBetâl'éniulaHondesélèTGt.a (Uiratiean, lur VEducation pvbli<iue. tlole de l'aaleur.) Ce; idées de Humbotdt el de Mirabeau, la dernière surtout, n'est pasenraveur au* jourrl'huE auprès des IJbéraui uitivergilaires. (Voyez les discours de M. Jules Simon au Corps législaiil.) Les ^canamistea sont divisas depuis longlemps sur celle question. M. Michel Chevalier demande, H. Dunojer repoussai H'intervention de l'Etat dans l'éducation.

ih w SOIN ai t'kXkT pour la suhbté int£biecri. loin les raisons qui vieDoeot à l'appui de cette propolition (1), car elles se relient à l'effort tout entier fait par l'État pour agir sur les mœurs^ et il me reste encore à parler de deux moyens particuliers qui s'; rattachent plus spécialement. L'éducation publique me parait donc être entièrement en dehors des limite! dans lesquelles l'ÉUt doit renfermer son action (2).

(1) Chipilre vui.

(S) ■ Ainai, c'est peut-être un problème de uvoir ai 1m U(iilileiin friDfait doiTenI s'occuper de l'édueition publique autrement qw pour en protiger les progrès, et si la constitution la plusTaiorablein difeloppement du moi huniafn, et 1«» loia les plus propres à melln cbaeun à ss place, na «ont pu la seule éducatioa que le peuple doin

attendre d'eux (Loc, cit., p. It.) D'après cela Isi principet ri-

goureussembleraieDl exiger que l'AssemblAe nstionile ne l'occupit da l'éducatioa que pour l'enlever i des pouvoir» ou à des corpi qui peuveuleo tlè|waver l'influenee * {Loc. cU., p. 12.)

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