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seulement par l'expérience de fous les temps, mais encore cela est conforme à la nature de l'homme, aussi bien de l'homme actif que de l'homme passif; de l'homme actif qui ne s'arrête jamais h un objet plus longtemps que son énei^ie n'y trouve de matière, et qui passe très-aisément à une autre chose, quand il s'est livré en toute liberté au travail qu'il va quitter; de l'homme passif, en qui à la vérité la durée de l'oppression émousse la force; mais, en même temps, cette durée de l'oppression fait qu'on la ressent plus vivement. Même sans porter une atteinte directe à la forme présente des choses, il est possible d'agir sur l'esprit et sur le caractère des hommes, et de leur donner une disposition qui cesse d'être en harmonie avec le régime actuel. C'est cette voie-ià que le sage tentera de suivre. C'est là le seul moyen de réaliser le plan de réforme, tel que la pensée l'a conçu ; par toute autre voie, ce plan sera modifié, changé, dénaturé; sans compter le mal jque l'on cause toujours quand on trouble la marche naturelle du développement humain, en jetant toulau travers des éléments qui n'existaient précédemment ni dans les faits ni dans l'esprit des hommes. Une fois cet obstacle écarté, le régime qu'on se propose d'établir pourra exercer son action entière, en dépit du régime antérieur et de la situation présente qu'il a produite; alors, rien ne s'opposera plus & l'exécution de la réforme. On pourrait donc formuler peut-être ainsi les grandes règles théoriques de toute réforme : 1° Transporter dans la réalité les règles de la tbéone pure, alors, mais seulement alors, que les faits ne