‹ Essai Sur Les Lois Agraires Sous La République RomaineChapitre 15 sur 75 · CF. Aulu-Gelle, XIIT · texte numérisé non relu

CF. Aulu-Gelle, XIIT

terres que nos familles ont rendues fécondes? C'est une injustice inutile : voici d'autres terres aux colonies; partez! — Et le peuple de riposter : — Nous n'avons pu féconder les terres usurpées par vos ancêtres. Nous voulons ces terres, non d'autres, et nous restons. — Le désaccord était profond ; il devint irrémédiable.

En 360 — 394, tout de suite après la prise de Véies, des émeutes éclatent dans Rome. Pour calmer le peuple, on décide l'envoi d'une colonie chez les Volsques. Les triumvirs assignent un peu plus de trois arpents et demi par tèle (près d’un hectare), à trois mille citoyens. Mais Tite Live ‘ nous apprend que cette largesse fut bientôt tenue pour une duperie. Au scandale des patriciens naquit dans la plèbe la menace d'émigrer; on parlait d'établir à Véies la moitié du peuple et du Sénat.

Les tribuns réclament ensuite (369 — 385) le partage des marais Pontins. Le patriciat feint des objections, puis cède; et la plèbe s'abstient, en

toute sagesse, de coloniser les marais Pontins.….

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