Cicéron, in Verrem, II
mettre en croix : un esclave ne doit pas avoir d'épieu…
Les propriétaires eux-mêmes prescrivaient parfois à leurs pâtres de rançonner les voyageurs : en Sicile, cela était habituel; lorsqu'un berger réclamait des vêtements, son maître lui donnait des coups et lui demandait si les gens traversaient le pays sans être vêtus? — Ainsi s'explique, en partie, l'interdiction d’armer les esclaves. Fut-elle respectée? C'est douteux : au temps de Catilina, Caïus Antonius, son ami, son partisan, vend ses troupeaux, ses pâturages, et se réserve ses bravi *.
De pareils troubles étaient, comme on pense, ruineux pour l'agriculture. La main-d'œuvre servile ne valait rien; et les fermiers ne valaient pas davantage : leur gain dérisoire, calculé selon de mauvaises règles, ne servait point de stimulant. En France, dans le bail à cheptel, le code civil donne au preneur la moitié des profits ; encore celte moitié est-elle tenue pour insuffi-
sante. En Italie, la part du métayer variait en