‹ Essai Sur Les Lois Agraires Sous La République RomaineChapitre 31 sur 75 · Cicéron, de Republica, WI · texte numérisé non relu

Cicéron, de Republica, WI

lation libre augmente : cette année-là, les tables de recensement signalent 328 000 citoyens en état de porter les armes; mais c'est un point culminant. En 600 — 15%, le nombre des ciloyens bons pour le service s'élève encore à 324 000; en 607 — 147, il est de 322 000 ; en 623 — 131, ilatteintseulement 319 000 ; et ce n'est pas une époque de guerres. Malthus ‘affirme pourtant que les Romains furent très prolifiques, que l’action des « obstacles privatifs » fut moindre chez eux que celle des « obstacles destructifs », que leur superflu de producñon fut contrarié par des causes violentes : la famine, — la maladie, — surtout la guerre. Cela est vrai, mais parliellement : les chiffres précédents le prouvent; il faut discerner les époques. Avec les causes poliliques, des causes morales, économiques, concoururent au dépeuplement.

L'Italien pauvre et le Romain voluptueux pratiquèrent, pour des raisons diverses, le célibat et le malthusianisme. L'homme des champs, pouvant à peine se nourrir lui-même, ne désira plus

donner la vie. Très souvent, il se fit soldat; or la

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