‹ Essai Sur Les Lois Agraires Sous La République RomaineChapitre 53 sur 75 · Cf. in Verrem, Il, 11, 14,46, 47, 21, 5let suivants · texte numérisé non relu

Cf. in Verrem, Il, 11, 14,46, 47, 21, 5let suivants

257 à 120; à Agvyrium, de 250 à 80... L'ile merveilleuse, chérie de tout temps par les poètes et convoilée par les barbares, devenait stérile et désolée.

… Le vainqueur de Verrès avait cru faire le procès du seul parti sénatorial. Mais les scandales qu'il révélait déconsidéraient tout le régime. Très visiblement, Cicéron était l’agent des Chevaliers ‘; et personne autre que lui n’était assez naïf pour croire que la probité serait supérieure et l’État mieux administré, si les influences politiques passaient du Sénat à l'ordre équestre.

Un grand malaise pesait sur Rome : les affaires subissaient une crise; le prix des vivres était cher. Un essai de partage agraire tenté par un tribun obscur après la réforme pompéienne (Lex Plotia) n'aboutit point. Au dehors, les révoltes d'esclaves et les pirateries des écumeurs de la mer étaient des périls permanents. En vertu de la loi Gabinia (687— 67), Pompée reçut le commandement suprème : il partit pour l'Orient, fit la chasse aux pirates, les dispersa, triompha de Mithridate,

4. Cf. Cicéron, pro F'onteio, 11; pro Lege Manilia, T : « publicani, homines et honestissimi el ornalissimi », etc.

pacifia l'Arménie, assiégea Jérusalem, réorganisa la Judée. Ces opérations militaires le tinrent loin de Rome pendant cinq ans.

Les premières victoires de Pompée sur les pirates rendirent la Méditerranée au transit des navires marchands et produisirent instantanément la baisse des vivres. Mais les agitateurs de la capitale, toujours en éveil, se mirent en état d'exploiter l'éloignement du général et de susciter, non pas précisément dans le peuple, mais plutôt entre gens du monde aux aboïis, une conjuration où des ambitieux comme Crassus et César, sans tout à fait se compromettre, s’associaient provisoirement à des affamés comme Pison et Catilina. — Celui-ci disait en substance ! : « La République est aux bandits. Les rois, les tétrarques sont leurs tributaires : ils ont des palais, des tableaux, des objets d'art; et nous tous, braves gens que nous sommes, nobles ou non, on nous méprise, on nous insulte, on nous traque et on nous condamne! A eux les honneurs, le pouvoir, le luxe;

à nous les dettes et la misère. Prenez-moi pour

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