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par les scoliastes, on peut retirer d'excellents fruits de la lecture du grand orateur, et obtenir des conclusions toutes nouvelles ; car jusqu'à ce jour, ceux qui ont écrit l'histoire (j'excepte Drumann), sont trop restés sous l'empire de l'éloquence et du génie de Cicéron.
Des écrivains gi*ecs et romains qui ont écrit dans les premiers siècles de l'empire, Velleius et Florus ne sont pas sans intérêt. Velleius conserve encore la tradition, et sa langue est presque la langue républicaine. Florus semble avoir résumé quelque auteur plus ancien que lui; il a certains passages importants , notamment ceux qui nous montrent le parti de Marins , et plus lard Livius Drusus reprenant les lois des Gracques. Valère Maxime, auteur médiocre, est intéressant par les exemples de jugements qu'il nous a conservés , quoiqu'il n'expose pas toujours les faits avec la précision convenable ; Pline l'ancien a quelques passages , Sénèque est peu de chose , Quintilien donne moins qu'on ne devrait attendre du titre de son ouvrage; quant aux poètes , ils sont par nature ennemis de la chicane et souvent de la politique. Parmi les Grecs, Denys d'Halicarnasse est un rhéteur sur lequel il est dangereux de se fier, car dans son Uvre le <*oman lient autant de place que l'histoire; Plutarque est un ingénieux moraliste , un biographe plein de naïveté et de finesse , mais fort peu soucieux de l'exactitude plus ou moins grande de son récit (1); Suétone,
(1) Sur Plutarque, voyez le spirituel jugement d'Egger, p. 229 et suiv.
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Pline le jeune , Tacite et Dion Cftssius ( j'^ 4éjft pafjé d^Appien) sont les sources les plus importâtes.
Suétone a le gépie de la biographie ; U n^est pgs, oomm^ Plutarque j guidé par une id^e morale, muis comnie le philosophe de Chéroqée, il pst curieux du moindre détail, de la plus petite anecdote ; \\ j^^ipiquièt^^ autant de Thi^toriette la plus scandaleuse et la plus futile, que di| plus sérieux événement. Av^c une tdte curiosité , il était impossible qu^il ne pou^ conservât pas de bops documents sur le3 empereurs dont il a écrit la vie.
Pline le jeune est un esprit plus élevé , et qui s^ recommande par le rôle important qu^il a joué sous Trajan. Avocat, sénateur, chargé souvent par le sénat de soutenir Taccusation dans des procès &its à des ipagistrats prévaricateurs , il nous a gardé sur k juridiction criminelle au temps de Tempire les renseignements les plus complets. Tacite nous a con-« serve dans ses écrits ces longues suites d^accusa- Ûons qui, plus cruelles que les guerres civiles , abat* tirent jusqu'à la racine ce qui restait encore de la noblesse romaine. L'éloquente tristesse de ses Annales (i ) 9 le calme désespéré avec lequel il enregis-p tre les délations , les accusations , de nobles défenses, des trépas illustres, suivant, comme un père au Ut de mort de son fils , les dernières pulsations , les palpitations dernières de la liberté romaine , font die Tacite un auteur sans égal; on ne voit plus Técri* vdn dans son livre, mais Thomme et le citoyen avec qui on souffi^e, avec qui on pleure, avec qui on
(1) Ann. IV, 32, 33; xvi , 16.
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s'màigm cQntrç pes v^ptimes des fureur^ imp^Haleii^ qui toutes aviaiant le courage d^ mourir ^èm avoir cgUti 4e résister pu de se Y^nger. Dîqb Cg^i^ius ^st bien pâle auprès de Tacite , et ^e lui-nvèm^ c'^st un 9V)^ur d'un p^tit mérite j rhéteur, s^p^rstitjyeux jusr qu'à la p}u;^ ridicule çréduUM ^ toute }a valeur de sen hisjpires yi^nt di? ce qu'il iious a sauvé de Tantiquité, eu copiant^ des écrivains qui lui étai^ut mpé^ rii^urs. A la première bcture, on s' perçoit qu'il avait h$ Aupalps ^us les yeux. L'épergie de Tapit^ p^cô eu plus d'upe pag^ sous h phrase ^ffm^ée de Dioii Ç^ssius, iBt lui dpuup un^ valeur qui, pour êm pm^ pruntée, u'en est pa^ moius précipu§e.
Telles sont les r^s^urpe^ que j'ai eu^ à W^ di#positîpp ; le lecteur trouvera p^utrétre qu'avep de pa-^ reill^s riphesses, je ^uis papvpnu à un résultat fort ipcoipplet; mais 9 ^ans mécpnu^itre ma f^ihle^se ^t ^lou insuffîs^pce , je crois qu'il est juste 4e ïm fepir compte 4ps difficuH^^ 4'uu travail d'en#pi»hte qu'on n"^ point ^ucprp essayé. Tous l(?s 4ocuin^nts de l'aur tiquité ne pou^ sopt yepus que par fragmepts ; quelr ^uefois pieip^ nous m ^^ çonpai^sow qu'in4irecter ment, par allusion. Restaurer P^^ fr^meptSi rétar blir ceis pijrtie^ p^rdue^ powr repopptif^er i'édifipe , est chpçe he^upoup plw délicatp qu'op m peut supr ppf^r, et ]p^ iraiN^iix ip^derpe^ aidept d^aptaPt moins à la restitution qu'ils spnt tous fragpi^ntair^s , et qu'il ^t souvent fort difficile , pour pe pas dire \mr po§f iblç , de les faire concorder et »yec d'ftWtrps tî'*vaux mpd^rnesy et avec certains resteç 4# J'*Ptiquité.
l^ dé^r d'ét2d>lir 4aps mop liyr^ HPP a(3rt»im? pnjté I 4? &ire up(8 histoire, m un ipot , m lieu 4'PP^