VIE
De la rupture de la membrane du tympan.
Cctte membrane peut être rompue seulement, manquer en partie, ou en totalité.
Plusieurs causes peuvent produire la rupture de cette cloison : telles sont un cure-oreille enfoncé trop avant (1); une inspiration violente (2) ; l’éternüment (3); l'érosion exercée par le pus (4); cette dernière cause est la plus fréquente.
La perforation de la membrane du tympan, quelle qu'en soit la cause, est facile à connaitre, 1.9 par l'air qui sort du conduit auditif externe avec sifflement, et formant un courant d’air assez fort pour agiter les cheveux , la flamme d’une bougie placée vis-à-vis et près de la conque de l'oreille ; 2.9 si l'on pousse une injection par le conduit auditif externe , le liquide tombe dans la gorge, ou il sort par le nez ; 5.° en portant l'injection dans la trompe d'Eustache , la liqueur sort par le conduit auditif externe ; c’est ce dont je me suis assuré maintes fois sur plusieurs su- Jets.
La simple rupture de la membrane du tympan se guérit d'elle-même : cela est prouvé par les expériences de Valsalva , dont il a été parlé,
page 42.
(1) Riolan.
(2) Duverney, Traité de l'organe de l’ouie , p. 178.
(5) Tulpins, obs, 35, Verduc , Traité de physiol., fe IL, p. 102.
(4) Fabrice de Hilden, Sckinkius.
M. Maunoir (1), d'après l'observation citée à la méme page, à vu l'ouverture qu'il avait faite à cette membrane, presque cicatrisée douze jours après l’opération.
Le même inconvénient à été prouvé par le nommé C.... auquel j'avais pratiqué la méthode de Cooper.
La destruction partielle de la cloison tympa-
nique entraîne la dureté de l'ouïe , mais non la perte Lotale de ce sens. Je pourrais citer à l’appui de cette assertion, plusieurs exemples puisés dans ma pratique; mais je craindrais d’être prolixe, en m'’appesantissant sur des faits si connus.
Il n'en est pas ainsi quand cette cloison manque en entier, parce qu'étant intimement liée ( dans l’état sain) à un des principaux osselets de l'oreille , l'articulation de cet os souffre considérablement du défaut d'union. Ce dérangement ne peut avoir lieu dans le marteau, sans que les autres osselets qui s’articulent avec lui, n'éprouvent un changement de rapport qui portera une ficheuse atteinte à l'audition. Voiei à ce sujet l’opinion d'un auteur moderne :
« Au reste, dit, M. Leschevin, quelle que « soit la cause de la rupture du tympan, elle « est incurable , et elle amène toujours la sur-
(1) Journal de Corvisart, brumaire an xIn,
« dité, sinon tout-à-coup , au moins peu à peu « et par degrés. Cependant si cette membrane « ne servait, comme l'ont prétendu quelques « physiciens et entre autres Schelsammer, qu'à « garantir l’orcille interne de l’injure de l'air « froid et des corps extérieurs, on pourrait ten- « ter de lui substituer une membrane artifi- « cielle ; mais sa liaison avec les osselets et les « autres parties de l'oreille , nous fait bien voir « qu'elle n'est pas inutile à la sensation des sons, « et que les efforts de l'air seraient infruccreux Qi )%
L'art est impuissant , soit que la membrane soit simplement déchirée, ou qu'il y ait perte de substance. Dans le premier cas, la nature fait tous les frais de la guérison ; dans le second , la maladie est incurable,
Je ne proposerai pas, pour garantir l'oreille interne de l'air froid et des corpuscules hétérogènes suspendus dans l'atmosphère , de placer une fausse membrane, comme l'insinue Leschevin; une petite boule de coton roulée mollement, et placée à l'entrée du conduit auditif externe, suffira pour remédier à cet inconvénient,
(1) Prix de l’Acad. royale de chirurg., t. IV, in-4°.
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Section seconde.
DES MALADIES QUI AFFECTENT LA CAISSE DU TAMBOUR, LES CELLULES MASTOIDIENNES, LES OSSELETS DE L’OUIE ET LEURS MUSCLES.
Le catarrhe , l'inflammation exquise, la suppuration , l’'épanchement purulent, la carie, l'épanchement sanguin, l'accumulation des mucosités , des matières cérumineuses, etcraïeuses, telles sont les affections qui peuvent atteindre les parties ci-dessus mentionnées.
Du catarrhe de l'oreille interne.
Cette maladie est une phlegmasie de la membrane muqueuse qui tapisse la caisse du tambour, Tantôt elle n'est qu'un mal passager et tantôt la cause des plus graves accidens. L'âge, le sexe, le tempérament, les écarts dans le régime, peu-
vent, dit M. Alard (1), modifier cette maladie et puissamment influer sur sa durée ; de à, la disünction de catarrhe aigu et de catarrhe chronique.
Le premier , presque toujours le partage de l'enfance et de la jeunesse, n'est pas étranger aux adultes ;
Le second , plus répandu sur tous les âges, s'attache particulièrement aux vieillards. L'atonie de la membrane de l'oreille interne , provenant de l'épuisement des forces de la vie , produit chez eux cette infirmité.
Les causes qui donnent lieu au catarrhe de l'oreille interne sont les variations instantanées de la température de l'atmosphère , le passage subit du chaud au froid , du sec à l'humide ; la suppression de quelque évacuation habituelle , telle que celle d’un ulcère , d'une humeur hémorroïdale ; la répercussion d'une humeur psorique , celle de la coqueluche (2) ; dans la première enfance, le travail de la dentition est souvent la cause de cette maladie , parce que ce travail porte à la tête un surcroît d'action qui dispose tous les organes qu'elle contient à de fréquentes altérations. Combien d'enfans sourdsmucts (par suite d'un catarrhe de la caisse du tambour, ou de la trompe d'Eustache, ou d’une
(x) Essai sur le catarrhe de l’orcille, Paris, 1803. (2) Ouvrage cité.
O3 humeur de gourme répercutée sur l'organe de l'audition) qui, faute de soins bien dirigés, sont condamnés à rester infirmes toute leur vie, parce qu'on a regardé jusqu'ici leur maladie comme un vice de première conformation, et comme tel incurable !
Le catarrhe aigu se manifeste avec des douleurs intolérables ; cependant M. Alard (1) pense que, lorsque l’inflammation se borne à la cavité du tympan, elle ne produit qu'une légère douleur qui se fait à peine remarquer « par « quelques tintemens obscurs et un petit senti- « ment de tension que le malade supporte sans « incommodité. »
J'ignore si M. Alard parle d'après son expérience , mais Je puis assurer avoir vu le contraire chez plusieurs personnes atteintes d’inflammation catarrhale à la membrane muqueuse de la caisse du tambour ; la douleur était intolérable, même dès le début de la maladie. Je rapporterai à ce sujet deux faits tirés de ma pratique, non pour infirmer l'opinion de M. Alard dont j'honore les talens distingués , mais pour présenter un tableau complet des signes et des symptômes qui caractérisent l'espèce d'affection que je décris.
Le nommé D...., âgé de seize ans, dans les premiers jours de juin 1810 ,, sort de grand ma-
(1) Ouvrage cité.
tin pour égoutter des bateaux sur la rivière de la Saône ; il se met dans l'eau , pieds nuds ; la matinée était fraiche ; ce travail l'occupa plusieurs heures. Au sortir de là, il éprouva quelques frissons ; peu aprés, ce garcon fut en proie aux symptômes suivans : douleur et pesanteur de tête ; chaleur et tension douloureuse à l’une et l'autre oreille , avec tintement très importun ; dureté de l’ouie; élancement d'abord obscur; mais bientôt ces symptômes s'aggraverent avec une violence extrême ; la fièvre devint intense, les douleurs d'oreille excessives ; le moindre mouvement retentissait dans les parties malades; de sorte que ce jeune homme souffrait infiniment quand il toussait , éternuait ou qu'il ouvrait la bouche. Du troisième au quatrième jour, il y eut, par le nez et la bouche , une excrétion abondante de matières muqueuses, puriformes ; cette évacuation apporta un calme notable.
Une diète sévère, des boissons délayantes prises en abondance ; des sangsues appliquées sur les parties latérales du cou et près des oreilles, des cataplasmes anodins placés sur ces parties, furent les moyens que j'opnosai à ces accidens qui cessèrent peu de jours après.
M. A... , teneur de livres de cette ville, âgé de cinquante-neuf ans , était attaqué d'une dureté d’ouie avec un bourdonnement considérable; il me consulta à la fin d'octobre 1812. L'atmos-
phère était froide (1) ; je fis dans l’une et l'autre oreille des injections , par la trompe d'Eustache, avec l'eau éthérée tiéde. Après quelques jours d'usage de ces injections, M. A... sentit une tension douloureuse dans l’intérieur de l’oreille gauche , donleur qui augmenta considérablement et s'étendit dans toute la tête ; en un mot, il éprouva tous les accidens dont j'ai parlé dans l'observation précédente. Ce qu'il y eut de particulier chez le malade qui fait le sujet de celleci, fut un écoulement abondant et séreux, par le conduit auditif externe ; cet écoulement survint du troisième au quatrième jour de l'invasion; de manière que ce malade a éprouvé en même temps un catarrhe externe et interne. La personne n'entendait absolument rien de cette oreille,
Tous ces accidens cédèrent aux moyens dont nous avons fait mention dans l'observation précédente.
Après la disparition des accidens, la personne a récupéré peu à peu la faculté d'entendre comme avant les injections, et le bourdonnement est toujours le même ; ce qui paraît prouver que cette dernière affection ainsi que la surdité tiennent à une lésion du nerf acoustique.
(1) Le temps froid et humide est contraire au traitement de l’organe de l’ouïe , par les injections portées dans l’intérieur de l'oreille. C’est une remarque que
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j'ai faite sur plusieurs sujets.
Lorsque la phlegmasie catarrhale attaque à la fois la caisse du tambour , les cellules mastotdiennes et la trompe d'Eustache , les accidens sont plus graves : d'abord tension douloureuse dans l'oreille et la gorge, roideur des muscles de la tête du côté affecté, malaise en tournant le cou, sécheresse extrême du nez et de la bouche, céphalalgie, tintement d'oreille ; bientôt exaspération de tous les symptômes, élancemens qui partent du tympan etvontau pharynx, ouie fausse ou trop tendre , correspondance douloureuse de toute la partie de la tête ; douleurs intolérables dans toute l'étendue de l'organe de l'audition ; enfin fièvre , msomnie , délire , quelquefois frénésie , attaque d'épilepsie et la mort (1). Deux exemples tirés de l'excellente dissertation de M. Alard, confirmeront , en grande parte , l'exposé que nous venons de faire :
« Une demoiselle avait l'habitude de travailler « pendant l'été de l'an X, légèrement vêtue, « auprès d'une porte vitrée qui donnait sur un « Jardin : elle ressentit dans l’intérieur de l'oreil- « le gauche (celle qui se trouvait du côté du « Jardin) une tension douloureuse qui occa- « sionna un sentiment pénible d'inquiétude, « sans quil füt porté jusqu'à la douleur pro-
(1) Duverney, Traité de l'organe de l’ouïe. Sauvages, nosologie, t. II.
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prement dite, l'organe semblait éprouver un étourdissement.
« Lesecond jour, ce n'était plus ce sentiment vague de tension et d'engourdissement , mais (au élancemens très vifs, que la malade comparait à ceux que l'on ressent pendant la formation d'un abcès.
« Le troisième jour, il y eut un peu d’amendement.
« Le quatrième , les douleurs lancinantes avaient bien disparu , mais l'oreille était revenue dans le même état qu'à l’époque de l'invasion, et cette fois la tension douloureuse se propageait jusque dans la gorge,
« Le lendemain, céphalalgie, roideur des muscles de la partie postérieure de la tête, douleur aiguë suivant le canal d'Eustache, difficulté dans les mouvemens de la rotation du cou; et enfin sentiment d'érosion produit par chaque déglutition au côté gauche du pharynx. La perception des sons a été confuse pendant quelques jours. »
Le sujet de la seconde observation est une
fille âgée de neuf ans, qui, à la suite d’une coqueluche , supprimée subitement , éprouva un catarrhe à l'oreille gauche.
« Le premier jour, la petite malade ne se plai- “ que d’un mal de gorge et d’une difficulté d'avaler ; elle portait à chaque instant la main
“à ae « à l'oreille cù elle éprouvait une démañgeaison « très incommode ; l'ouïe était un peu altérée:-
«Le lendemain les symptômes avaient acquis « plus d'intensité ; les parties internes de l'oreille « et toute Ja partie gauche de la tête étaient si : « douloureuse que la malade ne savait plus où « rapporter le mal qu'elle ressentait. Survinrent « la fièvre, les vertiges et un léger délire, qui « se prolongèrent jusque dans la nuit du qua- « trième jour ; mais la malade fut soulagée par « l'expulsion subite d'une matière fétide qui sor- « Lit par le méat auditif (x). »
Le catarrhe chronique interne, selon M. Alard, se présente avec ou sans écoulement. Dans le premier cas , il est toujours Ja suite du catarrhe aigu , et la matière que l’on rend par le conduit externe, vient de l'intérieur par l'ouverture fistuleuse de la membrane du tympan. Cette fistule, concurremment avec le catarrhe , entraîne une dureté d'oreille plus ou moins considérable ; mais il est rare qu'elle soit suivie de cophose. Dans le second cas, il arrive tantôt à la suite du catarrhe aigu, tantôt spontanément ; il procure une surdité plus profonde , mais non absolue.
« On observe une autre espèce de phlegmasie « qui prend facilement, dit M. Alard, le ca- « ractère chronique, et qui est remarquable par « la grande quantité de mucosité épaisse qu'elle
(1) Essai sur le catarrhe de l'oreille. Paris, 1803.
fournit. Ces mucosités, sécrétées dans le tympan, s’y épaississent de manière à ne pouvoir plus s’écouler en totalité par la trompe, et finissent par l'obstruer entièrement, Elles procurent les duretés d'ouïe que nous rencontrons fréquemment, et qui sont plus ou moins fortes, selon la direction du vent, ou l’état de l'atmosphère...
« On observe quelquefois , ajoute l’auteur, cette maladie chez les enfans ; mais ordinairement elle afilige les personnes qui ont passé quarante à cinquante ans. C'est elle, comme nous venons de le dire, qui cause la plus grande partie des surdités qui sont si répandues dans la société, et que l’on regarde comme incurables. Bien différentes néanmoins de celles qui ont leur cause dans la lésion des nerfs de l'ouïe, elles laissent toujours ces dernières parties dans leur intégrité, et ne font que présenter un obstacle mécanique à la perception des sons (1). »
Il est vrai que très souvent le catarrhe chro-
nique de la caisse du tambour et des cellules mastoïdiennes, provoque une excrétion surabondante de mucosités qui, par leur accumulation, causent une surdité plus ou moins profonde ; mais je ne pense pas, comme M. Alard, que cette affection borne son influence « à présenter un
(1) Ouvrage cité.
«obstacle mécanique à la perception des sons, et « qu'elle laisse toujours le nerf acoustique dans « son état d'intégrité. » Je crois, au contraire, que plusieurs récidives du catarrhe de l'oreille interne, comme aussi le catarrhe chronique Opiniâtre, laissent après eux les nerfs auditifs dans un état de stupeur qui approche de la paralysie. Les faits suivans viennent à l'appui de mon opinion.
Le nommé C...., âgé de vingt-cinq ans, militaire réformé pour cause de surdité, vient me consulter sur son état, dans le courant de septembre 1813. Son infirmité était venue à la suite de bivouacs fréquens; elle a été précédée de douleurs de gorge, d'oreille et d'enchifrénemens opiniâtres , avec une abondante excrétion de maüères muqueuses par la bouche et le nez. Tous ces accidens ont disparu ; mais il lui restait une surdité très forte à l’une et à l’autre oreille, à la gauche surtout , avec un bourdonnement fort incommode,
Le 21 du même mois, j'injeclai l'oreille droite par la trompe d'Eustache; ces injections ont été successivement faites avec l’eau tiède, dans laquelle je mélais quelques gouttes , soit d'eau de lavande, soit d'éther sulphurique, soit de la teinture de musc; ensuite j'ai employé l’eau de balaruc tiède.
Après quelques jours de traitement, le bour-
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donnement avait diminué considérablement, et le malade entendait un peu mieux de cette oreille. Au bout d'un mois, ce jeune homme entendait assez distinctement, quand on lui parlait à voix ordinaire , et le bourdonnement avait cessé.
Il m'a été impossible d'injecter l'oreille gauche : un corps polypeux placé à l’arrière-narine du même côté, m'a présenté un obstacle insurmontable, En conséquence, je me déterminai à faire la ponction à la membrane du tympan, d'après la méthode de Cooper , et j'injectai, avec les mêmes liquides, l'oreille par le conduit auditif externe. Ces liquides tombaient dans la gorge ; ce qui prouve que le polype ne bouchait pas toutà-fait la trompe d'Eustache. Au bout de dix à douze jours, l'ouverture artificielle a été entièrement fermée. J'ai fait de nouveau l'opération avec les modifications décrites au . VI, page 68 de la première section. Par le concours de ces moyens, l'ouverture artificielle resta ouverte ; la personne a entendu faiblement de cette oreille ; mais le bourdonnement est toujours le même.
M. P...., âgé de quarante ans, teneur de livres de cette ville , était affecté de dureté d’ouie, avec un bourdonnement à l'oreille gauche, et à la droite une cophose avec un égal bourdonnement. Cette indisposition était la suite de fluxions catarrhales à la gorge, aux fosses nazales et à l'oreille interne , acquises en bivouacant pendant le siége de Lyon.
M. P.... me consulta le 29 août 1813; je lui conseillai de soumettre l'oreille droite seulement au traitement que je lui proposai. Elle a été injectée tous les jours avec le même liquide, et de la manière énoncée dans l'observation précédente. Aucun liquide n’a produit plus d'effet que l'eau minérale de Balaruc. Après six semaines d'usage de ces injections, le bourdonnement a considérablement diminué, et la personne entend assez bien de cette oreille.
Avant le traitement, M. P.... éprouvait des douleurs de tête, des étourdissemens, et le bourdonnement redoublait toutes les fois qu'il s'occupait à des calculs qui demandent une certaine contention d'esprit; maintenant il peut s'y livrer sans éprouver la moindre indisposition.
Un fait digne de remarque, c'est que la surdité de l'oreille gauche, qui faisait des progrès rapides, a été arrêtée dans sa marche par le seul traitement de l'oreille droite; ce qui prouve, d'une manière incontestable, la sympathie directe de ces organes entre eux.
De ces deux faits, nous tirerons les conséquences suivantes :
1.9 Le catarrhe chronique de l'oreille interne laisse après lui une dureté d’ouïe plus ou moins considérable, qui, au lieu de diminuer, augmente avec le temps.