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De l'engorgement catarrhaldes glandes amy gdales , des piliers du voile du palais, et des mucosités qui couvrent et environnent Le pavillon de la trompe.
Cette affection est toujours la suite des angines tonsillaires catarrhales. Elle est peu douloureuse:
une légère aphonie, et quelquefois un peu de difficulté dans la respiration, de gêne dans la déglutition, en sont les symptômes; les parties affectées sont d’un rose pâle et couvertes d’un enduit muqueux. La surdité est d'autant plus grande que l'engorgement est plus considérable et les mucosités plus abondantes et plus ténaces.
Je viens de traiter un jeune homme de vingt ans, qui me fournit un exemple de surdité occasionnée par l'engorgement chronique catarrhal des amygdales, et par des mucosités qui entouraient le pavillon de la trompe d'Eustache.
Cette maladie a cédé aux vésicatoires appliqués aux bras, à un séton sur la nuque, aux purgatifs réitérés et aux injections portées dans la trompe.
$. Hi.
Du polype des arrière - narines , et d'autres corps qui compriment la trompe d'Eustache, considérés comme cause de surdité.
Valsalva a observé que l'an devient sourd lorsque le passage de la trompe est bouché. Il en rapporte deux exemples: l'un, d’un gentithomme qui perdit l'ouïe par un polype qu'il avait au nez, et qui s'étendait jusqu à la luette; l’autre, d'un paysan qui avait un ulcère au côté gauche de la luetle: quand on y mettait une tente trempée
dans une liqueur détersive, le malade n'entendait rien de l'oreille gauche; mais il recouvrait l’ouïe du même côté dès qu'on retirait la tente.
Tulpius parle aussi d'une surdité et d'un tintement d'oreille causés par une tumeur au palais, près de la trompe.
Les excroissances polypeuses, dit Bell (x), qui partent du nez et de la gorge et s'étendent postérieurement , produisent fréquemment la surdité.
Les causes, les signes et le traitement de cette maladie, étant consignés dans les traités de médecine opératoire, et la maladie même n'ayant d'ailleurs qu'un rapport indirect avec celles de l'oreille interne, je ne crois pas devoir entrer dans de plus grands détails. |
Les Mémoires de l’Académie des Sciences de Paris, année 1705, font mention d'un fait assez singulier. Un garcon âgé de vingt ansdevintmuct et sourd, sur-le-champ, pour avoir été serré fortement à la gorge par un homme robuste avec lequel il s'était battu. Tous les remèdes qu'on put imaginer furent inutiles.
Il est présumable que l’'engorgement excessif des glandes amygdales, des piliers du voile du palais, et de la pituitaire qui tapisse le pavillon de la trompe d'Eustache, occasionné par la violente
(1) Cours complet dechirurg., t. IV, pag. 202 et 203.
compression de la gorge, a été la cause de la surdité, comme la lésion des nerfs récurrens a été celle de la mutité chez ce même individu.
Sans être pyrrhonien, il est permis de douter de la vérité de ce fait, au moins de l'effet permanent de cette compression, sur l'organe de l'ouïe ; car iln’est pas croyable que l'engorgement des parties qui environnent le pavillon de la trompe d'Eustache , ne se soit pas résout au bout de quelques jours, et que le malade n'ait pas récupéré, au moins en partie, la faculté d’'entendre.
Il y a néanmoins une circonstance qui porte:
rait à croire à la stabilité de la surdité, après une pareille violence : ce serait le cas où un épanchement sanguin aurait été la suite de l'accident, et se serait répandu et coagulé dans la cavité de la trompe ou dans la caisse du tambour. « Les « mêmes mémoires disent que tous les remèdes « qu'on put imaginer furentinutiles. » Mais quels étaient ces remèdes? c'est ce qu'on ne dit pas.
Si un cas de cette espèce 8e présentait à moi, je mettrais en usage les moyens suivans :
Les saignées de bras, plus ou moins répétées; les sangsues appliquées au cou; les gargarismes résolutifs; les cataplasmes de même nature, autour du cou; les pédiluves sinapisés; une dièt rigoureuse ; les boissons délayantes.
Si, nonobstant ces remèdes, l'engorgement ne
se dissipait pas , ce qui est difficile à croire, je n'hésiterais pas à faire quelques mouchetures au fond de la gorge, surtout aux amygdales et aux piliers du voile du palais; j'appliquerais un large vésicatoire entre les épaules, et un autre à la partie antérieure du cou. Ces moyens suffiront , je pense, pour dissiper l'engorgement quelque considérable qu'il puisse être.
Si, après l'entière résolution de l'engorgement guttural, la surdité continuait avec la même intensité , il serait raisonnable de présumer un épanchement sanguin, ou de quelque autre humeur, dans la cavité de la trompe et dans la caisse du tambour; alors les injections d'eau tiède seulement, portées dans la trompe d'Eustache, suffiront pour rendre l'organe de l’ouie à ses fonctions.
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