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DIAGNOSTIC. — PRONOSTIC

Nous avons insisté suffisamment sur les signes locaux fournis par la percussion, l'auscultation et l'inspection, pour n'avoir pas besoin d'y revenir ici, à propos du diagnostic de la péricardite qui, en effet, ne paraît pas devoir embarrasser le médecin qui les observe chez un enfant; mais d'abord, on ne les rencontre pas toujours d'une façon suffisamment appréciable, et leur interprétation offre elle-même parfois de

grandes difficultés. Cependant la matité delà région préoctfdiale sur laquelle on cesse de percevoir le choc du cœur, jointe à une diminution des bruits de cet organe, remplacés par un bruit de frottement plus ou moins doux, doivent certainement conduire au diagnostic d'une péricardite, surtout quand à ces signes se joignent des phénomènes de fièvre et de dyspnée, qu'une maladie des poumons ou des bronches ne peuvent expliquer.

Le siège de la douleur accusée par les enfants est, en général, peu précis et, si tant est qu'ils en fassent mention, ils la rapportent, le plus souvent, au creux épigastrique.

Le bruit de frottement est, en général, assez doux ; il peut même ne pas exister et, quant au frémissement cataire, il manque bien souvent, d'après M. Roger.

Le diagnostic différentiel de la péricardite ne doit se faire chez l'enfant, qu'entre l'endocardite pour l'état aigu et entre l'hypertrophie du cœur pour la péricardite chronique ; car les tumeurs du médiaslin sont très-rares à l'âge qui nous occupe. Mais il arrive bien souvent qu'une péricardite soit masquée par une pleurésie gauche, et nous l'avons vue dans un cas de pleurésie diaphragmatique, passer complètement inaperçue. (Voy. Obs. XLII.)

La péricardite est toujours une maladie grave et dont ie pronostic doit être réservé. Quoique nous ne l'ayons point vue amener, chez les enfants, la mort d'une façon très-rapide, elle ne constitue pas moins, par les Usions qu'elle entraîne, et par les troubles qu'elle apporte dans la circulation, une maladie fort grave; se terminant tôt ou tard par une issue funeste. Nous avons cependant la conviction que la guérison peut avoir lieu, le plus souvent, chez l'enfant. Les traces d'anciennes péricardites et les adhérences qu'on rencontre

fréquemment dans les autopsies en sont la preuve incontestable.

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