CHAPITRE II
Arabes et médecins du moyen âge. — Brièveté des descriptions, sauf dans Avenzoar. — Servilisme envers les idées galéniques.
Arabes. — Les auteurs Byzantins, après la chute de l'empire d'Occident, continuèrent les traditions de la médecine græco-romaine, sans rien y changer ; ce sont de simples copistes. Il n'en est pas tout à fait de même pour les Arabes. Sous l'influence des califes de Bagdad et des Omniades en Espagne, il s'était formé, dans les principales villes des contrées musulmanes, des foyers de civilisation très importants. La médecine fut largement représentée dans ce mouvement intellectuel. Dans une première période de 250 ans environ, on ne trouve cependant rien d'important, ce n'est que plus tard, à partir du x° siècle jusqu’au x1v°, que nous trouvons les noms illustres de Rhazès, d’Avicenne, d'Avenzoar, etc., qui, tout en s'inspirant des Grecs,