‹ Essai sur les maladies du cœur depuis Érasistrate jusqu'à SénacChapitre 13 sur 22 · PEER · texte numérisé non relu

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Sténon représente le cœur comme un muscle dont les fibres, charnues au milieu, sont tendineuses à leurs extrémités, elles se contournent en huit de chiffre au niveau de la pointe. Il croit qu'elles se réunissent toutes au ventricule gauche. Du reste sa narration est des plus diffuses et fort difficile à suivre.

Lower revient sur la disposition des fibres cardiaques, il leur attribue deux directions principales : 1” Les fibres externes sont de deux sortes : ilyen a de droites qui sont peu nombreuses et marchent en ligne directe de la base vers la pointe; au dessous sont des fibres obliques qui forment une enveloppe commune aux deux ventricules, ces fibres s'enroulent en huit de chiffre, passant de droite à gauche. Leur -trajet spiral ressemble assez bien à la coquille d'un limaçon. 2° Les fibres internes se portent de gauche à droite et furment par leur-enroulement une sorte de seconde coquille en sens inverse. Ces dernières fibres n'aboutissent pas toutes aux orifices du cœur, un certain nombre s’enfoncent dans les ventricules pour y former les piliers.

Se servant des recherches de Harvey sur les animaux, il montre la différence qui existe entre leur cœur et celui de l'homme : plus l'animal est grand, dit-il, plus les colonnes du cœur acquièrent de volume.

C'est aussi Lower qui décrivit le premier avec une suffisante exactitude les trousseaux musculaires des orêillettes, mais Sénac lui reproche de n'avoir rien dit de l’adossement de ces cavités, et d'avoir négligé la structure des auricules. La description qu'il donne des

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cordages tendineux qui vont des piliers aux valvules auriculo-ventriculaires est plus exacte que celle de Vésale et de Sténon.

Duverney, qui suit Lower de très près, dit que l'oreillette droite n'est qu'un gros vaisseau résultant de la confluence des deux veines caves.

Vieussens croyait que les fibres du cœur ne sont que le prolongement de celles des artères coronaires ; ce sont, dit-il, des conduits charnus qui se rendent à l'extrémité des veines. Il reconnaît aux oreillettes des fibres circulaires et des fibres longitudinales, et décrit bien les deux piliers du ventricule gauche et les trois piliers du ventricule droit.

Lancisi s’est beaucoup occupé des fibres du cœur. Il admet quatre cercles tendineux principaux pour les ventricules, deux artériels et deux auriculo-ventriculaires, d'où partent des fibres droites, spiralaires et transversales. Les ventricules possèdent trois plans de fibres, celles des oreillettes partent des embouchures veineuses.

Winslow conçoit les ventricules comme deux sacs adossés l'un à l’autre, et renfermés dans un troisième qui est commun aux deux cavités.

Sénac adopte cette théorie, et admet comme Lower que l'oreillette droite est plus grande que la gauche.

Le plus grand progrès qui se fit dans l'anatomie du cœur fut, peut-être, la descriplion plus exacte et plus détaillée de ses nerfs. Hsn'avaient guère été qu'entrevus par les anciens, nous avons même vu qu'Oribase n'en admet que sur le péricarde. Cela n'a pas trop lieu

CES de surprendre, car, comme le dit Sénac, .« ils sont si petits qu'ils échappent aisément à la vue et. aux mains. Ils deviennent plus sensibles dans la suite de l'âge qui, en les grossissant, les cache en même temps; les graisses et le sang ne permettent ni de les bien distinguer ni de les suivre. Il n'y a que les corps exténués ct les hydropiques, où la suite des nerfs du cœur se présente facilement. Le nombre et les:entrelacements forment de nouvelles difficultés, etc. »

Vésale, qui a si bien étudié, l'organe à: d’autres points de vue, n'a point fait.de ce côté de grandes découvertes, mais il n'en.est pas de même de Fallope, un de ses élèves les plus illustres, C'est lui qui le. premier a donné, une bonne description des :nerfs cardiaques. Il assigne ’an.plexus sa place exacte : il est, dit-il, situé au. niveau de Ja. ,bifurcation de l'artère pulmonaire, là où existe le-:canal.artériel. Ce, plexus est analogue au plexus. mésentérique. mais beaucoup plus petit. Il est formé.:de.&inq rameaux nerveux, parfois il n'y en a que quatre, qui, tous, viennent.de la huitième paire, (pneumogastrique}:. L'auteur ne parle pas du grand sympathique, de l'intercostalni du phrénique. I EN .. Un siècle après Fallope,: Wi//5s vint:de nouveau éclairer la question. Il.fait:venir les:-nerts, qui, forment le plexus .Cardiaque, de l'intercostal :et-de la:‘huitième paire. Ces, racines forment deux flexus :: le Supérieur est. situé entre l'aorte etl/artère pulmonaire, Fautre-est placé.sur le côté droit du cœur. Ge.dernier -plexus. est formé par un filet qui, se détaehe du trone droit-de la

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