‹ Essai sur les maladies du cœur depuis Érasistrate jusqu'à SénacChapitre 7 sur 22 · DO · texte numérisé non relu

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dition des forces, des syncopes (iurofuuæ), la petitesse du pouls, (uxporguyus), le refroidissement des extrémités (rerburae) et des sueurs très abondantes (rspe dom).

ÉTIOLOGIE

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Les méthodistes enseignaient que la cause des syptômes du mal cardiaque était le relâchement des pores, non seulement de l'estomac, mais de toute l'économie. Tout agent-capable d'amener ce relâchement pouvait engendrer la maladie. Du reste, pour cette école, la notion d'affection par relâchement une fois acquise, le reste importait peu, car le genre seul du mal et non sa cause influait sur le traitement.

Suivant Celse, on doit s'en prendre surtout à la déperdition des humeurs par les flux, les saignéesexcessives. Arétée accuse lesrefroidissements ; Alexandre de Tralles parle d'un grand ver qui serait situé dans l’estomac. Galhen énumère surtout les causes stomacales : l'estomac une fois malade, nous l'avons vu plus haut, tout le reste s'expliquait par des sympathies de ce viscère avec d’autres organes. Aussi incrimine-t-il les crudités, les excès alcooliques, les indigestions. Il cite encore l'abus des bains : Hippocrate avait déjà dit que les bains très fréquents épuisaient l'organisme.

Cœlius, Arétée, Galien n'oublient pas non plus les

émotions morales vives : peur, tristesse, etc. Certaines maladies, telles que la dysenterie, la diarrhée chronique, la phrénésie (Coœlius, Arétée), la pleurésie, le tétanos (Arétée) peuvent, à un moment donné, déterminer l'apparition de la maladie.

Quant à l'âge où elle se produit, ce serait entre 40 et 50 ans suivant Galien ; Cœlius parle de jeunes gens.

Galien croit que les hommes ÿ sont plus sujets que les femmes.

Galien, Arétée pensent que les grandes chaleurs sont propices à son développement.

Quant au tempérament, Cœlius remarque que les constitutions grêies et débiles y sont plus exposées que les autres.

: SYMPTOMATOLOGIE

La symptomatologie est tout aussi embrouillée que le reste, les phénomènes décrits apparienant manifestement à des affections de nature très différente. Les symptômes généraux sont en assez grand nombre nous citerons les principaux :

1° Sueurs. — Elles ne se produisent que sur les parties supérieures du corps, à savoir la tête, le cou, la poitrine : la moitié inférieure du tronc et les jambes restent sèches (Celse). Suivant Arétée, au contraire,

elles envahiraient subitement ettrès abandamment toute

la surface du COPS ; assez légères sur la tête et le cou, elles seraient beaucoup plus marquées, épaisses, visqueuses et fétides sur les autres régions. Cœlius Aurelianus dit qu'elles peuvent parfois manquer sans que pour cela le cours de la maladie soit modifié.

2° Pouls. — Les auteurs insistent beaucoup sur le pouls, mais là encore abondent les contradictions. Celse dit qu'il est faible et ténu ; Coœlius Aurelianus lui donne les caractères suivants : « densus, humilis, et quasi humectus », plus tard, il serait plus gros et plus rapide ; Arétée le dit petit et irrégulier.

3° Fièvre. — Suivant Celse, elle fait partie du tableau symptomatologique du mal cardiaque. Cœlius Aurelianus est à peu près du même avis, quand la maladie

est produite par le caussus (febris acuta,.celerrima, .

flammosa), mais il n'en est pas de même quand elle est engendrée par l'anémie, lee hémorrhagies abondantes, les flux intestinaux, etc. Asclépiade parait avoir insisté sur ce fait que l'affection est souvent apyrétique. Arétée et Galien ne se prononcent pas.

4 Respiration. — Suivant Cœlius Aurelianus, la respiration est superficielle et anhélante, il signale une sensation de pesanteur dans le thorax et remarque, ainsi qu'Arétée, une diffeulté de la parole.

5° Soif. — Parfois ardente, lorsque la langue est

sèche (Cœlius). Sénèque a dit aussi: « Bibere et sudare

vita cardiaci est. » (Æpistola, lib. If, cap. xv). Suivant Arétée, pas de soif.

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6° Teint. — Tous les auteurs parlent de la pâleur de la face, Cœlius dit que les yeux sont excavés.

Phénomènes nerveux. — Coœlius Aurelianus a signalé l'obnubilation des sens; Arétée insiste sur le vertige ; Celse fait remarquer que les fonctions cérébrales sont moins actives, et que les organes des sens sont alternativement engourdis ou excités. Cœlius parle encore du malaise général et de la faiblesse extrême des malades. à signaie les flux intestinaux qui contribuent aussi à augmenter la prostration, le larmoiement involontaire, l'insomnie, l'apparition de taches livides sur ies membres dans les cas graves. Il appelle l'attention sur la déformation hippocratique des ongles.

Phénomènes gastriques. — Galien, Cælius, Alexandre de Tralies ont noté le manque d'appétit, les nausées, les vomissements. Arétée, au contraire, nie l'existence de ces symptômes dans ce qu'il appelle la syncope, leur absence est même, suivant lui, un signe différentiel important d'avec les maladies de l'estomac.

Phénomènes cardiaques. — Du côté du cœur les symptômes sont : petitesse du pouls, palpitations au moindre effort, tendances à la syncope. Pour Galien, c'est, comme nous l'avons dit, par sympathie que le cœur est atteint.

Cœlius a parlé en outre d'une tuméfaction observée

à la région précordiale, mais la sigmification du mot tumor est chez lui fort vague.

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